Shutter Island de Dennis Lehane

(369 pages)

Avis

J’ai adoré ce roman d’un bout à l’autre. L’auteur joue merveilleusement la carte de l’hôpital pour aliénés qui donne le côté si savoureux et si terrifiant à l’histoire. Je n’irais pas jusqu’à dire que la fin m’a éblouie. En effet, je n’avais pas prévu le retournement de situations de la fin et je me suis laissée complètement prendre au dépourvu par l’intrigue qui menait à terme son dénouement.

Il est facile de s’identifier au personnage principal, tellement facile de se laisser prendre au jeu la paranoïa et de tomber dans l’excès inverse. J’aime l’idée que la folie n’est folie que du point de vue extérieur, les fous réfléchissent de manière très logique et très intelligente et Dennis Lehane nous rappelle qu’écrire une histoire sur la folie rend l’intrigue très angoissante.

J’ai adoré les personnages, l’ambiance, l’intrigue et tout le reste.

ChallengeMystère

Chroniques expresses 6

Comment accepter l’inévitable de Fabiola Chenet

Je n’ai pas du tout apprécié cette nouvelle parce que le principe de rester de force près d’un homme qu’on prétend aimer est un concept que je trouve ni romantique ni susceptible de mener à une situation romantique et la fin heureuse ne m’a donc pas paru crédible de ce point de vue.

Dernière chance de Manon Montauran

J’ai apprécié l’héroïne de départ prête à se suicider et j’ai fondu pour l’histoire du garçon qui tombe amoureux d’elle mais qui vient avant tout pour la protéger et lui montrer sa reconnaissance. L’histoire est écrite de manière agréable, les personnages bien tracés et sympathique, une nouvelle très agréable à lire.

C’est lundi que lisez-vous? 17

Ce rendez-vous hebdomadaire a été initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books et repris par Galleane. On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu’ai-je lu cette semaine?

  

 

2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

3. Que vais-je lire ensuite ?

Peut-être The Importance of Being Earnest de Oscar Wilde.

Comment parler des livres que l’on n’a pas lus? de Pierre Bayard

Avis

Mon ancien professeur de français m’avait conseillé cet essai et rien que pour le titre, j’avais envie de le lire. Pour faire bref, j’ai passé un excellent moment avec Pierre Bayard. Il arrive à déculpabiliser la lecture et à désacraliser l’objet du livre. Cela m’est arrivé souvent de lire un livre il y a quelques années et de ne plus m’en rappeler, ou de parler d’un livre avec mes propres opinions alors que j’en avais juste entendu parler sans avoir ouvert une page du livre. Et Pierre Bayard rappelle d’abord que sans être critique littéraire (et même en l’étant), il est légitime d’avoir une opinion et de déclarer son opinion sans lire de manière approfondie un livre et même sans le lire. Bien sûr, je ne suis pas tout à fait d’accord avec lui dans le sens où lire est livre est avant tout un plaisir personnel et non une envie de briller dans la société et dans ce cas, peu importe à quel point tu parcours le livre. Cependant, pour les situations sociales, je trouve que c’est intéressant de déculpabiliser le lecteur de sa non-lecture. Dans tous les cas, par ses nombreuses anecdotes, il arrive à intéresser tout au long de la lecture et j’ai apprécié son humour et sa manière de présenter les hypothèses qu’il propose.

Chroniques expresses 5

Whisky vaudou de Tom Khéfif

J’ai adoré l’ambiance, je me suis prise dans l’atmosphère fantastique et j’ai cru jusqu’au bout à cette histoire de sorciers et même si le titre m’a aiguillée vers la vérité, j’étais tout de même surprise par la fin et j’ai dévoré la nouvelle.

Petit Papa Errant de Denis Labbé

Une petite nouvelle émouvante avec la relation d’un homme avec l’enfant qu’il protège et j’ai beaucoup apprécié la manière dont en peu de temps, on arrive à ressentir de l’empathie pour ces personnages réunis par hasard dans des circonstances dramatiques. Petit bémol, je ne connais pas l’univers de cette nouvelle et je n’ai pas du tout compris les circonstances.

C’est lundi que lisez-vous? 16

Ce rendez-vous hebdomadaire a été initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books et repris par Galleane. On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu’ai-je lu cette semaine?

– Le journal de Bridget Jones de Helen Fielding: critique ici
– Le défi d’un playboy de Lynne Graham: critique ici
– Des nouvelles: Whisky vaudou de Tom Khéfif que j’ai adoré et Petit Papa Errant de Denis Labbé dont le ton m’a émue
Petit traité de la connaissance de soi de José Le Roy: critique ici

2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

– Comment parler des livres qu’on n’a pas lu? de Pierre Bayard: j’adore le ton cynique, j’adore le côté désinvolte et l’amour de la lecture qui s’en dégage

3. Que vais-je lire ensuite ?

Shutter Island je pense vu que je dois le rendre à la bibliothèque dans quelques semaines.

Petit traité de la connaissance de soi de José Le Roy

(112 pages)

Avis

On dirait une dissertation de bac et ce n’est pas du tout un compliment pour moi. L’auteur suit une progression très logique, fait des petits chapitres dans lesquels il cite d’autres auteurs et continue implacablement vers ce qu’est et n’est pas le moi. Ce qui m’a manqué dans ce livre, c’est côté plus réflexion personnelle. J’avais l’impression que l’auteur ne voulait pas s’engager lui-même dans une réflexion et qu’il s’appuyait sur les autres auteurs pour éviter de réfléchir par lui-même.

Il s’agit d’un exercice de style, comme un très bon étudiant de bac pourrait le faire mais encore une fois, je me suis sentie frustrée par une absence de prise de risques et un côté très normalisé, très lisse.

Bref, un petit essai qui ne m’a pas convaincue de sa pertinence.

Avis

Le défi d’un playboy de Lynne Graham

(The Italian’s inexperienced mistress, 149 pages)

Avis

J’ai détesté, c’est aussi simple que ça, sans aucun juste milieu. J’ai vraiment détesté le chantage affectif qu’exerce Angelo sur Gwenna, j’ai trouvé abject qu’elle accepte de coucher avec lui pour sauver son père et leur histoire d’amour ne m’a pas semblé crédible un seul instant. On dirait presque le syndrome de Stockholm où la victime tombe amoureuse de son bourreau. Angelo est détestable, malgré tout ce que l’auteure écrit pour nous faire croire le contraire, la psychologie des personnages n’est qu’à peine effleuré pour qu’on puisse croire à une quelconque attirance entre les deux et j’ai juste détesté à quel point Gwenna se prête à cette mascarade et à quel point tout le monde trouve normal qu’elle doit se prostituer pour gagner la liberté de son père alors que son père pourrait assumer ses erreurs et que Gwenna elle-même devrait lui inciter à aller en prison pour réfléchir plutôt que d’accepter d’utiliser sa fille comme un objet sexuel.

Bref, une lecture à éviter.

Le journal de Bridget Jones de Helen Fielding

(Bridget Jones’s Diary, 342 pages

Avis

J’adore la chick lit, j’adore les romans superficiels totalement assumés et j’adore me perdre dans les histoires d’amour compliquées de ce genre de livres, j’adore même le petit sentiment de plénitude qu’on ressent avec une fin heureuse. Pour tout dire, je suis globalement bon public et pas du tout réfractaire à ce genre de littérature mais cette fois-ci, je n’ai pas accroché, pas du tout, je suis restée complètement insensible à cette femme délurée qu’est Bridget Jones. Peut-être parce qu’elle me ressemble trop dans le côté maniaque, peut-être parce que son énumération de ses sentiments m’ont paru trop vraisemblable et que je lis pour rêver et non me rappeler ma triste réalité.

A vrai dire, je reproche, et c’est ironique, à ce texte de trop s’éparpiller dans les détails mondains, de donner trop de précisions et de se perdre. Même si j’admets et je reconnais que ce côté du journal intime le rend très réaliste à mon goût, l’héroïne n’avait aucun recul, les situations de plus en plus désespérantes lui arrivaient et je n’ai pas réussi à me mettre dans la peau de Bridget Jones. Je me suis sentie détachée du roman, et la fin brutale même heureuse n’a pas réussi à m’émouvoir.

Bref, une petite déception pour un livre très connu de chick lit qui ne m’a pas transcendée.

In My Mailbox 7

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie et repris par Lire ou mourir. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Depuis que je découvre le prêt numérique en bibliothèque, je me suis laissée tenter par quelques livres:

 

Je continue la découverte de Anne Rossi avec un autre de ses ebooks gratuits: