C’est lundi que lisez-vous? 18

Je fais mon retour dans ce rendez-vous après une longue absence causée par quelques soucis professionnels, en espérant continuer plus régulièrement par la suite.

Ce rendez-vous hebdomadaire a été initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books et repris par Galleane. On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu’ai-je lu cette semaine?

– Confessions d’une accro au shopping de Sophie Kinsella: critique ici
 La petite buveuse de couleurs de Eric Sanvoisin: critique ici
– Grimoire d’argent de Patricia Briggs: une intrigue sympathique dans un roman qui se lit vite et bien
De bons présages de Terry Pratchett: une lecture ennuyeuse que je n’ai pas réussi à apprécier

2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

– Quiet: The Power of Introverts in a World that can’t stop talking de Susan Caine: malgré le titre à rallonge, un début de lecture qui s’annonce prometteur

3. Que vais-je lire ensuite?

– Night School T5 de C.J. Daugherty: j’ai hâte de continuer et finir cette saga après la fin assez explosive du T4.

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La petite buveuse de couleurs de Eric Sanvoisin

petite_buveuse

Avis

Je croyais ne jamais dire cela, pensant que j’étais allergique à tous les albums et à tous les romans pour petits enfants mais j’ai été totalement conquise par ce roman. L’histoire à la base est intrigante. Déjà, l’auteur remplace le concept de vampires de sang par un concept de vampiriser des romans et il arrive en très peu de temps et avec peu de textes à rendre excitant et effrayant le fait de pouvoir absorber des romans. Car quel amateur de romans n’a pas rêvé de pouvoir s’approprier de cette manière une bibliothèque entière? Partir d’une idée aussi absurde et aussi séduisante intellectuellement et aller jusqu’au bout de l’idée en imaginant une histoire où le livre est trop dur à digérer, j’avoue que je ne m’y attendais pas dans un album pour enfants.
En bref, non seulement j’ai été conquise par l’histoire, par le contexte de l’intrigue et de surcroît, l’auteur et l’illustrateur ont réussi à me rendre curieuse d’un genre que j’évite habituellement donc c’est un grand coup de cœur.

Confessions d’une accro au shopping de Sophie Kinsella

(Confessions of a Shopaholic, 384 pages)

Avis

Pour faire très court, je n’ai pas aimé ce livre, je déteste le shopping et je déteste les gens assez superficiels pour acheter quand ils n’ont pas d’argent. A la base j’avais tout pour détester l’héroïne avec son côté très égoïste, très superficielle et ça n’a pas raté, elle se comporte comme une fille arrogante, menteuse, elle utilise des stratagèmes détestables envers ses amis, ses parents et ses collègues et en résultat, non seulement elle devient riche et célèbre mais le bel homme de l’histoire tombe amoureux d’elle. Et jamais à un seul moment elle comprend à quel point ce qu’elle fait est méprisable.

Même si je comprends son addiction et je ne la juge pas là-dessus, je ne comprends pas comment cette addiction néfaste est traitée comme une sorte de jeu et prise à la légère et j’aurais préféré une véritable prise de conscience de la part de l’héroïne.

Ceci dit, les mails de la banque concernant les multiples pseudos désastres qui arrivent à Rebecca m’ont fait sourire quelque peu.

ChallengeMystère

Beaux Gosses, Histoire-Géo et Fan-Attitude de Julie Forgeron

Avis

Tout d’abord, je voudrais remercier les éditions Laska de m’avoir fait confiance et de m’avoir fourni un exemplaire dans le cadre d’un partenariat.

En ce qui concerne ma lecture, j’ai un avis assez mitigé. Le style de l’auteur est enjoué, assez rapide et même si l’histoire est à la base très courte, je n’ai pas rechigné à la lire et elle était terminé assez rapidement sans difficultés.

Dans les points négatifs, je n’ai pas réussi à m’identifier à la narratrice et comme c’est à la première personne, j’avais toujours le sentiment d’être en décalage avec elle. Tout se passe trop facilement, l’homme du boulot la séduit, le garçon qui est son étudiant la séduit puis reste amoureux d’elle pendant tout le premier épisode, elle obtient assez rapidement un poste et le garde plutôt facilement, je n’ai pas eu l’impression d’une vraie tension dans l’histoire à aucun moment. De plus, la narration reste très superficielle et même si les « meilleurs amis » sont sympathiques, aucun des personnages ne m’est apparu assez réel pour que j’y crois.

En bref, j’avais envie d’aimer le roman et le style est agréable mais les personnages ne m’ont pas convaincue.

La Moisson (Buffy contre les vampires) de Richie Tankersley Cusick

(The Harvest, Buffy the Vampire Slayer, 152 pages)

Avis

J’ai déjà regardé toutes les saisons de cette série et j’avais adoré les personnages de Willow et Giles et même si c’était il y a quelques années maintenant, j’avais dévoré cette série. Donc j’avais pris ce roman en voulant à la fois retrouver la série que j’appréciais autrefois et un autre aspect puisque les séries novélisées dévoilent d’autres aspects des personnages et d’autres intrigues.

Autant dire tout de suite que j’étais très déçue puisque ce roman se contente de suivre linéairement l’intrigue du premier épisode de manière presque mécanique sans rien ajouter ni enlever et j’en suis ressortie très frustrée.

Ce roman n’ajoute rien au premier épisode et entre les deux, autant revisionner la première saison de Buffy pour ne pas lire des passages mal écrits d’un épisode plutôt sympathique à regarder.

Le diable au corps de Raymond Radiguet

(187 pages)

Avis

Mon avis est très mitigé face à ce roman. D’un côté, j’ai adoré le style de l’auteur, il m’a entraîné dans son récit et je n’ai pas pu lâcher le livre jusqu’à la fin. D’un autre côté, le narrateur est détestable, il est arrogant, méprisant, lâche et ses actions vis à vis de la fille qu’il prétend aimer m’ont laissée songeuse à de nombreuses reprises. La fin est très convenue, elle emprunte à tous les clichés romantiques des histoires malheureuses et quant au pauvre gamin qui sort de l’union entre le narrateur et Marthe, je me demande comment il va s’en sortir d’avoir des parents aussi inconscients.

En tout cas, je suis restée indifférente face au narrateur qui traite sa prétendue amoureuse comme une poupée qu’il peut balancer comme il veut et son amante qui traite son fiancé puis époux de la même manière. Et évidemment, à la fin, ce sont toujours les femmes qui subissent le plus.

En résumé, une écriture indéniablement belle mais les propos m’ont plutôt agacée.

The End Now What? de Steven Spatz

(11 pages)

Avis

Je m’attendais à un essai qui me permette de mieux appréhender la correction d’un roman écrit et même s’il est écrit pour un public anglophone d’écrivains qui écrivent en anglais, je pensais acquérir certaines méthodes universelles à toutes les langues.

Malheureusement, une grosse partie de l’essai est strictement réservée à ce public, avec notamment des références en terme d’agents littéraires (une profession qui existe que très peu en France), des exemples d’éditeurs pour corriger (encore une fois des noms qui ne me servent pas) et des noms de blogs assez précis. Je n’ai donc pas appris grand chose à part de connaître un peu mieux le marché anglophone du livre, mais cela ne correspondait à mes attentes ni à mes besoins.

The Recruiting Trip (#1 The University of Gatica) de Lexy Timms

(153 pages)

Avis

Pour donner un avis assez direct, j’ai détesté ce roman. Il se lit bien, assez facilement mais l’histoire d’amour entre les protagonistes est particulièrement maladroite et mal écrite. L’héroïne fantasme sur un sportif et le met dans son lit et entre les deux, on retrouve un mélange de dialogues mal maîtrisés et de situations assez convenues et agaçantes. Je n’ai pas réussi à trouver l’histoire crédible et je ne me suis pas plongée dans le roman. J’en suis sortie au bout avec une impression de superficialité. Je crois que je m’arrêterais au premier tome.