Le casse du continuum de Léo Henry

Avis

Un roman de SF clairement inspiré de Ocean’s Eleven avec une quatrième de couverture assez explicite: « Thriller de science-fiction convoquant tour à tour les souvenirs d’Ocean’s Eleven ». Donc on a une ambiance qui se veut à la fois de la hard SF avec un univers complètement inventé et décalé, un pastiche de Ocean’s Eleven avec le côté casse un peu sensationnel (ils vont s’infiltrer dans le Dieu de l’Univers et non, ce n’est ni une blague ni une parodie) et une inspiration assez nette de Inception avec la partie entrer dans un rêve. L’auteur veut donc faire quelque chose comme un mix d’Inception et d’Ocean’s Eleven.
Pour être tout à fait honnête, je n’avais pas aimé Ocean’s Eleven, un peu trop grand spectacle à mon goût et j’avais juste adoré Inception, du gros n’importe quoi assumé dans sa quintessence.
Le roman commence fort, avec des personnages en plein action dans un univers décrit avec du vocabulaire technique mal utilisé. L’auteur n’a pas très bien compris que construire un univers et l’expliquer aux lecteurs ignorants de cette construction ne signifie pas balancer des tonnes de mots techniques de manière à se sentir très intelligent tout en perdant le lecteur dans un univers mal compris.
En gros, pendant une bonne première partie du roman, j’avais l’impression d’être perdue et frustrée en permanence. Heureusement, à la deuxième partie du livre, l’auteur se décide enfin à construire son histoire et à la rendre un peu plus compréhensible et à coup de grandes annonces (On peut obtenir tout ce qu’on veut! On va entrer dans les rêves de Dieu! On peut être annihilé de l’univers!), le récit commence enfin à devenir intéressant et je me suis prise au jeu de l’auteur, me disant que finalement, le bouquin n’était pas si mal, malgré le côté un peu grand spectacle.
Hélas, lors de la troisième partie, l’auteur cherche à construire sa propre version de Inception et à construire un monde de rêves rêvé par une machine. Ce n’était pas une bonne idée… l’auteur tombe dans les deux extrêmes: il part des fois dans des scénarios trop convenus ou dans le gros n’importe quoi et au bout d’un moment, non seulement je commençais à fatiguer d’un monde de rêves trop banal mais les délires de l’auteur tombaient complètement à plat et ses rebondissements étaient à peine compréhensibles.
En bref, je suis déçue, d’une idée plutôt sympathique, l’auteur s’est laissé enfermer dans un scénario assez prévisible et a préféré du grand spectacle à de la littérature intelligente. Ou peut-être que la science fiction dans ce genre me laisse indifférente.

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