C’est lundi que lisez-vous? 38

Ce rendez-vous hebdomadaire a été initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books et repris par Galleane. On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu’ai-je lu cette semaine?

Aime-moi comme tu es fut une lecture coup de cœur, Harry Potter and the methods of rationality avait un joli début et une très bonne idée mais le livre était interminable à finir, la novella de Julie Forgeron fut une agréable lecture et celle d’Ivy Clark une lecture mitigée.

2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

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3. Que vais-je lire ensuite?

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La princesse et le dragon de Ivy Clark

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Avis

J’étais heureuse de lire ma première romance FF et pourtant, j’en sors avec un avis mitigé, à la fois agacé et amusé.

Avec le titre, je pensais m’aventurer dans de l’historique et j’étais un peu désarçonné par le début de l’histoire qui commence aussi simplement par une rupture entre Juliette, la protagoniste, et l’homme qu’elle pensait marier. Une histoire insipide qu’on ne détaillerait que peu.

Un de mes principaux reproches est la quantité d’intrigues en parallèle pour une novella, on a la rupture dès le début, le mariage de la sœur et la relation avec Carla. Cette relation purement sensuelle et même sexuelle laisse peu de places aux prétendus sentiments que les deux prétendent arborer et j’aurais préféré plus de profondeur dans leur relation. On ne connait que peu Carla et j’ai été très agacé par Juliette qui ne cesse d’expliquer à quel point Carla est « masculine » et insiste là dessus plusieurs fois, comme si elle ne pouvait accepter une « véritable » relation lesbienne et préfère s’imaginer avec un homme sous le visage d’une femme. Réciproquement, Carla est peu développée comme personnage et réduite à sa sexualité débridée et son côté renfermé, l’histoire d’amour qu’on nous présente n’est pas assez ni crédible ni explicitée.

Juliette m’a aussi énervée avec sa tendance à partir dans tous les sens dans sa tête sans fil conducteur ce qui rend le personnage frivole et désinvolte. Comment peut-on croire à sa crise lorsqu’elle donne l’impression d’être une adolescente à peine sortie de l’enfance?

Et quant au titre, il me semble bien artificiel, l’histoire de la princesse transformée en dragon est un simple prétexte pour trouver un titre original et ne cadre pas bien avec l’histoire racontée.

En résumé, dommage pour cette première romance FF mais je suis heureuse que les éditions Laska m’aient donné une chance

Aime-moi comme tu es de Cathy Galliègue

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Avis

Il s’agit d’un coup de cœur, j’ai commencé cette romance sans a priori et j’en suis sortie transformée. J’ai dévoré ce livre en à peine quelques jours et même quelques heures. Il s’agit d’une femme normale, qui commet un adultère et sans reproches, sans jugement, cette femme va se retrouver à vivre en région parisienne toute seule.

J’ai apprécié le ton dénué de morale dès le début, j’ai adoré le personnage principal dès les premières pages et je me suis prise au jeu de son histoire d’amour naissante avec un homme du GIGN. Sans dramatiser ni embellir la profession de l’homme, on reste dans des sentiments de désir et d’amour qui sont à la fois pudiques et parfaitement assumés. J’ai aimé le détour que prend le personnage, de femme indépendante à femme soumise, elle redevient la femme indépendante et garde une personnalité bien à elle qui la rend fascinante.

Même si les manipulations dans leur couple m’ont dérangée (qui va dire je t’aime en premier, qui le ressent vraiment etc…), j’ai adoré sa crise de nerfs vis à vis de l’absence de sentiments qu’elle perçoit, adoré le fait que son mari aime son côté indépendante et n’a pas envie d’une poupée à la place.

Pour être honnête donc, je me suis plongée dans le roman tête la première, j’ai adoré la protagoniste et j’ai suivi son histoire avec avidité du début jusqu’à la fin, sans aucune pause.

Je voudrais donc à la fin remercier l’auteure qui m’a procuré ce livre et qui m’a offert un joli moment de lecture.

Les cinq blessures de l’âme de Lise Bourbeau

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Avis

Je vais commencer cette chronique en disant mon avis tranché: ce livre représente tout ce que je déteste dans le domaine du développement personnel. L’auteure prétend qu’il n’y a que cinq blessures « de l’âme » et explique avec beaucoup de certitude que les gens qui sont traumatisés d’une certaine manière développent un physique adapté à leurs blessures.

Je ne comprends d’où elle sort ce chiffre cinq et sa certitude que des maladies comme le cancer ou l’asthme ou autres maladies graves sont déclenchées exclusivement par des traits de caractères me rend l’auteure très peu sympathique. D’autant plus que sans aucune recherche médicale ou biologique dans le domaine, l’auteure assène ses propres vérités sans chercher à les confronter d’un point de vue scientifique et compte tenu des vérités, cela me choque beaucoup.

Il s’agit donc d’un des rares bouquins où ma formation scientifique m’a rendue ce livre désagréable car l’auteure a l’air convaincu de ses propres « recherches » sur le domaine et elle n’essaie même pas de citer d’autres auteurs ou de confronter ses propres découvertes avec l’état de l’art et cela est une attitude résolument anti scientifique. Bref, un bouquin inutile et énervant.

Fêtes déboires et fan-attitude T3 de Julie Forgeron

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Avis

Troisième tome et mon avis est partagée. Je suis toujours charmée par le style léger et agréable de l’auteure. J’ai dévoré ce tome en à peine quelques minutes (peut-être vingt minutes sans exagérer) et j’adore toujours les personnages impliqués avec une grosse préférence pour Paul et Estée, les deux meilleurs amis. L’intrigue amoureuse avec la protagoniste Sophia peine à me convaincre, j’aurais préféré le connaître un peu plus mais on reste dans le flou avec des retournements de situation assez classiques.

J’ai apprécié l’initiative de l’auteure de donner des intrigues aux deux meilleurs amis, même si elle n’est pas allée jusqu’au bout à ce niveau là et j’ai apprécié d’avoir un tome sans Antton pour la grande majorité du roman car il m’a bien énervé tout comme Sophia et je pense qu’il faudra beaucoup pour que je me mette à l’apprécier après ses agissements dans le tome.

Sinon, Sophia continue dans son métier de professeur et les petites excursions dans la classe et les collègues sont bien pensées.

Je voudrais juste ajouter un petit SPOILER:

J’étais vraiment frustrée par la fin, par l’homme mystérieux dont parle Estée car l’auteure en parle pendant tout le tome et préfère nous montrer la réconciliation de Sophia avec le gamin qui n’a pas cessé de la torturer pendant des mois et qui n’a aucune raison valable pour être pardonné plutôt que de discuter des personnages bien plus intéressants comme Estée. Et j’ai tendance à être agacée quand un auteur termine un tome sur une fin ouverte alors que quelques pages de plus permettrait de ne pas rendre le lecteur frustré et agacé d’être manipulé de la sorte. Surtout que mes deux intrigues préférées du tome restent en suspens (sur Paul et son premier amour, Estée et son amoureux) alors que Antton qui énerve tout le monde dans ce tome ne mérite pas sa scène de fin.

Finalement, je voudrais remercier les Editions Laska de m’avoir procuré ce livre ainsi que l’auteure qui m’a offert un bon moment de lecture

Le Grand Diabolik Tome 1 de Angela Giussani

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Avis

Ce manga (comic?) italien m’a été prêtée par un ami avec deux commentaires: il s’agit d’un Fantômas italien et surtout ne pas le perdre car ce n’est plus édité en France.

Pour le premier commentaire, j’avoue que j’étais sceptique, j’ai détesté les romans de Fantômas, je trouvais ce héros pleurnichard et difficilement supportable et j’appréhendais un peu le même genre de héros. A ma grande surprise, Diabolik est le Fantômas de mes rêves, à la fois cruel et intelligent, crédible et effrayant à la fois.

Qu’on le voit d’après les autres personnages dans la première aventure ou qu’on plonge dans son enfance, Diabolik a un côté psychopathe fascinant qui rend le personnage irrésistible. Il ne cherche pas à justifier ses actes criminels, il les commet en toute impunité sans remords et sans difficultés. Et ses aventures de jeunesse, loin d’essayer de nous attendrir, permettent d’expliquer ses « supers pouvoirs » par un entraînement constant et acharné aux arts martiaux et par une maîtrise de la chimie qui ne relève pas de la chance du débutant.

Bref, Diabolik est le héros maléfique que j’aurais voulu trouver en Fantômas, un héros intelligent sans scrupules dont je serais ravie de poursuivre les aventures si cet ami me prête le reste de la série.

Arsène Lupin (manga) de Morita Takashi

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Avis

Dès que j’ai vu ce manga, je me suis jetée dessus, surtout de part mon adoration pour le personnage de Maurice Leblanc. J’ai longtemps cherché les mangas de Lupin III, qui s’étaient éloignés de beaucoup du vrai personnage mais ces mangas, des adaptations de l’histoire de Maurice Leblanc, m’ont permis de relire une nouvelle fois les œuvres originales.

Cette fois-ci, les mangas n’ont pas cherché à diverger de l’œuvre originale. J’ai lu de nombreuses fois les livres dont ces deux mangas s’inspirent et je dois constater que les mangas sont extrêmement fidèles à ces œuvres. Même si les dessins d’Arsène Lupin ne rendent pas justice à mon imagination le concernant, cela fait plaisir de redécouvrir le héros en dessin, écrit par quelqu’un qu’on sent passionné par le personnage.

Je ne critiquerais pas le scénario correspondant étant donné qu’il vient de Maurice Leblanc, je me contenterais juste d’exprimer mon admiration et ma satisfaction devant une œuvre aussi bien maîtrisée.

DN Angel Tomes 1-2

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Avis

Il s’agit pour moi d’un manga presque stéréotypée, l’intrigue va dans le n’importe quoi facilement, les personnages agissent de manière prévisible. Le personnage principal (Daisuke) a comme seul objectif de séduire une fille et se laisse manipuler par son côté « obscur ». Le personnage de l’inspecteur est rongé par l’idée de capturer le voleur. La fille que le voleur veut séduire est assez peu caractérisée et on se demande bien ce que le personnage lui trouve. Et pour être totalement honnête, je me suis embrouillée entre la fille que Daisuke veut séduire, sa soeur et celle qu’il a embrassé (mais qui est-elle?). Evidemment, de manière totalement cliché, cette fameuse fille qu’il veut séduire tombe folle amoureuse de Daisuke quand il se transforme en un voleur sombre et inatteignable.

Pour être moins sévère, je dirais qu’il s’agit d’un manga aussi vite lu aussi vite oublié, que je pourrais recommander en cas de long trajet mais qui m’a distrait sans me laisser une impression durable.

C’est lundi que lisez-vous? 36

Demain, je déménage et pendant quelques temps, je n’aurais pas du tout internet. La semaine dernière, j’ai particulièrement dévoré une grande quantité de mangas.

Ce rendez-vous hebdomadaire a été initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books et repris par Galleane. On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu’ai-je lu cette semaine?

Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même de Lise Bourbeau: Une analyse en désaccord total avec ce que je pense, du baratin non scientifique et pas argumenté de manière crédible, bref, du gros n’importe quoi.
DN Angel T1-2 de Yukiru Sugisaki: Amusant, distrayant, et superficiel.
Arsène Lupin T1-2 de Morita Takashi: Belle adaptation de Lupin en manga, très fidèle au roman et avec de jolies illustrations.

2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

Diabolik: une série de comics conseillée par un ami et qui me plaît bien pour le moment

3. Que vais-je lire ensuite?

Je vais terminer une longue fanfiction sur HP que je lis aussi en parallèle et par la suite, je piocherais dans ma PAL.