C’est lundi que lisez-vous? 71

Ce rendez-vous hebdomadaire a été initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books et repris par Galleane. On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu’ai-je lu cette semaine?

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2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

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3. Que vais-je lire ensuite?

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Je suis en pleine lecture de la série Alexia Hope qui me plaît bien pour l’instant!

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Romances d’aujourd’hui

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Voici une anthologie parfaite pour les soirées fraîches, où chaque nouvelle permet de donner du baume au cœur. Je l’ai fini assez rapidement, presque en une soirée et le niveau de haute qualité est très homogène.  Maintenant, pour être plus précise sur chaque nouvelle:

  • Échange de bons procédés de Suzanne Roy: j’avoue que le principe même de sortir avec son patron me met très mal à l’aise. Je ne serais pas hypocrite au point de dire qu’on ne devrait pas sortir avec quelqu’un du boulot mais la relation de supériorité hiérarchique me rend un peu hésitante avec toutes les possibilités de harcèlement éventuel. Au moins, la nouvelle se place pendant un week-end et on ne verra pas la suite au travail ce qui rend la situation plus simple à accepter. Et voir Chloé rejeter son ex et se faire courtiser de la plus belle manière par un médecin, ça fait quand même plaisir!
  • L’auteur mystérieux de Patricia Hajo: L’idée est intéressante: tout écrivain ne s’inspire-t-il pas au moins inconsciemment de son entourage pour écrire ses histoires? En tant qu’aspirante auteure, je partage tout de même l’idée qu’il faut une certaine distanciation et que personne n’aimerait se voir inclus contre son gré dans une nouvelle publiée. Je comprends cependant que l’on puisse se laisser emporter par un mensonge et ne pouvoir s’y échapper et l’idée de relier son écriture à sa vie amoureuse, telle que le pratiquaient Simone de Beauvoir et Sartre, me plaît bien.
  • Un peu rouillé de Agathe Prudent: Ma nouvelle préférée du recueil. J’adore comment les deux tourtereaux, Osanne et Félicien, passent de la haine à l’amour, de manière subtile et sans artifices grossiers. J’ai apprécié la manière dont l’auteure nous présente un homme ravagé par la douleur après l’annonce du divorce et le fait qu’il en soit autant affecté. Et puis la manière dont Osanne lui permet de découvrir les fameuses positions sexuelles qu’adorait son ex-femme…
  • A l’essai d’Eleonore Duplessis: J’ai surtout apprécié le côté policier de l’intrigue avec Juliette et ses visions qui lui montrent des indices. Le côté infidélité me dérange beaucoup et j’avoue que la justification « oui mais mon copain est un salaud » ne rend pas les choses plus faciles à avaler. Je n’ai pas forcément apprécié le fait de rendre le copain complètement fou et cela ne justifie pas les infidélités de la conjointe. Sinon, je retiendrais surtout la partie policière vraiment sympathique.
  • Rendez-vous à Pigalle de Chloé Duval: Il s’agit de ma deuxième nouvelle préférée du recueil. L’idée est absolument fantastique: comment rencontrer l’âme sœur dans le métro! En tant que parisienne, j’ai adoré l’idée de lire les bouquins d’un inconnu dans le métro.

Finalement, je remercie les éditions Laska de m’avoir procuré ce service presse qui m’aura permis de passer un bon moment.

Renaissance de Pauline Cosson

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Avis

Et si les ancêtres historiques célèbres venaient hanter nos esprits? Et s’il existait une Charte des personnalités historiques qui s’étaient réincarnées?

Sur cette idée à la fois géniale et frissonnante, Pauline Cosson va proposer un livre qui montre comment les grands de l’époque comme Louis XIV, Napoléon, Marie Curie vont réagir à notre époque des réseaux sociaux et d’Internet. En tant qu’historienne peu convaincue et qui n’apprécie pas trop l’histoire, j’ai apprécié le fait que l’histoire reste fantasmée et que le roman ne passe pas trop de temps à disséquer la vie historique de ces personnalités. On sent la maîtrise historique sans avoir la biographie complète ce qui reste assez appréciable.

J’ai surtout adoré Hadrien, personnage complètement décalé de chanteur rock qui partage son esprit avec le roi Soleil et les deux forment une alliance à la fois improbable et amusante. La manière dont les événements se succèdent implacablement est addictive et j’ai fini assez rapidement le livre. La fin est jouissive par rapport au reste de l’intrigue, je trouve que l’enchaînement depuis la révélation de Louis XIV au peuple, sans trop spoiler l’intrigue, rend les événements d’autant plus excitants et fascinants, étonnamment réalistes par rapport à notre époque.

Je mettrais juste un petit bémol et un amusement: en tant qu’iranienne, j’ai apprécié le personnage d’Aliyeh, sa fascination pour Zarathustra et son personnage dynamique et intelligente. J’aurais cependant préféré la voir parler en iranien des fois (on voit de l’anglais dans le roman alors pourquoi pas de l’iranien pour des mots simples?). Et une autre plainte mineure, farsi signifie bien persan/iranien en iranien mais on ne dit pas en English, ou en español alors pourquoi dire farsi quand on veut dire persan?

Bref, malgré ces plaintes, je trouve qu’Aliyeh est une bouffée d’air frais dans tous ces personnages historiques.

Non seulement je remercie Pauline Cosson pour la dédicace, pour m’avoir envoyé son roman et je lui souhaite une grande carrière d’écrivaine avec le style incroyable qu’elle possède.

 

Bilan mensuel d’octobre

Activités du blog:

  • 5 articles publiés
  • 40 visiteurs et 66 vues
  • seulement 4 livres de lus dont deux recueils de poésie

Dans mes coups de cœur, peu de prétendants ce mois-ci, et je pense que j’aurais du mal à choisir un gagnant parmi ces quatre livres. Si je devais faire un choix malgré tout, je mettrais en premier:

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En ce qui concerne le point écriture:

  • J’ai écrit et envoyé Une nuit à la plage (5k signes) pour le concours de nouvelles d’Halloween de Nutty Sheep, nouvelle refusée assez rapidement.
  • J’ai participé au Prix de la nouvelle érotique, une occasion de passer une nuit entre des auteurs à écrire une nouvelle sur un thème contraint (Épris qui croyait prendre) et un mot à écrire à la fin (Ricochet). Je m’en suis sortie avec une petite nouvelle intitulée Un premier amour, je n’en attends pas grand chose mais il s’agissait d’une belle expérience.
  • J’ai reçu le refus pour ma nouvelle Une excursion dans le métro pour l’appel à textes L’Enfer par l’association Gandahar.

Les mots entre mes mains

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Ce livre nous raconte l’histoire d’une jeune servante, Helena, qui va rencontrer le philosophe Descartes aux Pays-Bas et l’histoire qui va se développer entre eux.

Dès le début, Helena m’a conquise, il s’agit d’une femme courageuse, érudite et instruite au-delà de sa condition de femme à l’époque. C’est un roman très frustrant, le personnage d’Helena est touchant et j’avais envie tout au long du roman qu’elle puisse vivre son amour avec Descartes et devenir une femme respectée qui puisse vivre sa passion pour les lettres.

Malheureusement, on n’est pas dans la bonne époque, cette femme se retrouve dans l’opprobre du fait d’avoir eu un enfant avec Descartes sans être marié et pendant tout le roman, elle se comportera comme une servante avec ce philosophe qui ne se préoccupe jamais de ce qu’elle ressent et de ses aspirations tant que le ménage est fait et tant qu’il peut la cacher aux yeux du reste du monde. Malgré toutes les protestations d’Helena sur le fait qu’elle mérite d’être respectée et qu’elle ne veut pas être traitée comme une boniche, je n’ai pas eu l’impression qu’aucun des personnages ne la traite autrement qu’une mère ou qu’une femme sale. C’est elle qui doit se cacher, elle qu’on renie en premier (y compris par sa propre mère), ce livre montre que quand on s’écarte du bon droit dans la société, on en subit de plein fouet les remontrances. Même le valet de Descartes est considéré avec plus d’égard et peut s’occuper des affaires importantes tandis que Helena reste considérée comme une servante pendant tout le reste du livre.

Ce livre possède une écriture charmante, l’époque semble authentique, en tout cas pour une inculte comme moi en histoire et je maintiens une opinion assez faible de Descartes qui, même s’il fournit de l’argent à Helena, reste assez froid et peu respectueux du fait qu’il ait lui-même exprimé le souhait de coucher avec elle au début.

En bref, ce livre est à la fois frustrant au niveau historique et charmant au niveau écriture.

Je remercie Priceminister d’avoir organisé les matchs de la Rentrée Littéraire et de m’avoir permis de lire ce joli livre.