Le dernier vœu (Sorceleur T1) de Andrzej Sapkownski

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La quatrième de couverture ne donnait franchement pas envie de lire le livre: « Geralt de Riv est un homme inquiétant, un mutant devenu le parfait assassin. En ces temps obscurs, ogres, goules et vampires pullulent, et les magiciens sont des manipulateurs experts. Contre ces menaces, il faut un tueur à gages à la hauteur. et Geralt est plus qu’un guerrier ou un mage.C est un sorceleur. » Comme quoi, les éditeurs ne vendent pas toujours leur livre aussi bien qu’on pourrait le penser.

Loin d’être une énième saga de fantasy avec un anti-héros devenu presque classique, ce premier tome se distingue par un rythme effréné et un héros pour lequel j’ai éprouvé une affection presque immédiate. Il est à la fois intègre et sans pitié, avec son propre code de valeurs et ses propres souffrances. De plus, ce livre comporte une série de petites aventures, toutes rythmées et ponctuées de rebondissements. Il est difficile de ne pas plonger dans le livre à corps perdu pour en ressortir à la fin.

Bref, ce roman est une merveille à lire, d’une qualité exceptionnelle à laquelle je ne m’attendais absolument pas et j’en suis sortie impressionnée.

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Chroniques expresses 10

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Ce livre a en partie souffert du fait que je l’ai lu entre un livre sur le génocide juif et un autre sur le génocide rwandais. Le protagoniste est pour ma part tout à fais détestable. Il n’hésite pas une seconde ni à mentir à une vieille dame sur sa famille, ni à abandonner une femme enceinte de son enfant pour finalement la reprendre un peu de temps après comme une charité. Le roman est très court et se lit assez vite, il raconte l’histoire de Madame Ming, une employée d’hôtel pour les toilettes, qui retrace l’histoire de ses dix enfants dans une Chine empreinte de l’enfant unique. Est-elle affabulatrice et sinon, comment a-t-elle réussi cet exploit? On s’en doute, la réalité est bien décevante et l’intrigue très mièvre. Bref, un livre à lire rapidement mais qui ne marquera pas les esprits.

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La BD est très courte et agréable à lire malgré les difficultés que j’ai parfois eues à cerner les personnages. L’intrigue est simple: les anglais ont trouvé un français et veulent lui intenter un procès. La BD est justement trop courte pour une vraie réflexion philosophique mais l’auteur s’en sort quand même avec une histoire amusante qui dénonce les préjugés et finit par l’humiliation des anglais. Bref, une BD telle qu’on les aime, nous les français!

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Et si Marine Le Pen était élue? Voilà la question de base à laquelle cette bande-dessinée essaie de répondre. Cette BD qui se veut une critique des idées du Front National sous couvert de personnages paléolithiques. Malheureusement, la critique est trop transparente et le sarcasme se perd dans une transposition trop simple avec finalement une caricature qui peine à faire sourire. Bref, une analyse pas assez intelligente de la situation actuelle en France (quelques semaines d’ailleurs avant l’élection présidentielle).

Cycle Auschwitz et autres atrocités (4)

Pour conclure avec ce cycle (qui reste ouvert dans le cas où je lirais d’autres livres sur le sujet), je finis avec trois livres de Charlotte Delbo sur son expérience de la déportation et le livre Petit Pays de Gaël Faye, un émouvant témoignage du génocide du Rwanda mais cette fois-ci sous le point de vue d’un petit garçon au Burundi.

 

 

Le premier livre, Aucun de nous ne reviendra, relate l’expérience de la déportation par Charlotte Delbo, sous un point de vue collectif. Elle rend hommage aux différentes femmes qui n’ont pas survécu et à celles qui n’ont pas hésité une seconde à aider les autres au péril de leur vie. Les passages poétiques se succèdent aux passages plus impersonnelles de vie de camp et des différents événements. J’avoue que j’ai préféré les passages poétiques qui sont d’une beauté à donner les larmes aux yeux. Je ne résiste pas à l’envie d’en mettre un passage. Quant aux événements racontés, contrairement à Primo Levi qui donne le sentiment d’une unité et d’un souvenir réorganisé pour lui donner une cohérence, Charlotte Delbo offre une fragmentation qui permet de percevoir l’état de confusion des détenus.

Vous qui avez pleuré deux mille ans
un qui a agonisé trois jours et trois nuits

quelles larmes aurez-vous
pour ceux qui ont agonisé
beaucoup plus de trois cents nuits et beaucoup
plus de trois cents journées

combien pleurerez-vous
ceux-là qui ont agonisé tant d’agonies
et ils étaient innombrables

Ils ne croyaient pas à résurrection dans l’éternité
Et ils savaient que vous ne pleureriez pas.

Le deuxième tome raconte la fin de l’expérience des camps et Charlotte Delbo se livre plus personnellement en racontant son amour pour son mari tué et ses propres émotions à l’issue des événements. Cette sincérité rend le livre plus poignant et j’étais au bord des larmes à chaque phrase.

Encore une fois, même si je voudrais remettre ici toute la beauté de la fin du texte, je vais en mettre l’extrait le plus émouvant:

Et je suis revenue
Ainsi vous ne saviez pas,
vous,

qu’on revient de là-bas

On revient de là-bas
et même de plus loin […]

Je suis revenue d’entre les morts
et j’ai cru
que cela me donnait le droit
de parler aux autres
et quand je me suis retrouvée en face d’eux
je n’ai rien eu à leur dire
parce que
j’avais appris
là-bas
qu’on ne peut pas parler aux autres.

Dans le troisième tome, Charlotte Delbo donne la parole explicitement aux autres femmes qui sont revenues des camps et qui ont essayé de refaire leurs vies malgré tout. Certaines avaient perdu toute leur famille, d’autres devaient continuer à travailler même après tous les efforts pour gagner leur nourriture.  Charlotte Delbo montre que, même après cette expérience traumatisante des camps de concentration, la réalité après la délivrance n’est pas toujours joyeuse. Cela donne aussi à réfléchir à la suite, aux conséquences pour les rescapés et surtout au fait, comme le martelait Primo Levi, qu’il y a des choses dans l’Histoire qu’il ne vaut mieux pas oublier.

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Je reviens également sur le génocide du Rwanda avec le témoignage d’un petit garçon, Gabriel, qui a vécu au Burundi d’une mère tutsie et d’un père français. Il faut s’accrocher au début puisque, comme la plupart des autobiographies d’enfants (je pense surtout et principalement à The Catcher in The Rye de JD Salinger) Gabriel nous montre une enfance de gangs, de violence entre enfants presque gentille par rapport à la suite de l’histoire. Bref, le début permet de se plonger dans un quotidien pour me se laisser surprendre par la montée progressive de la violence par la suite dans le pays.

Les brèves récits de la mère sur la violence au Rwanda sont bouleversants et depuis le début de l’autobiographie jusqu’à la fin, les membres de la famille sont presque tous tués pour la plupart et quant aux rares qui restent, personne n’est épargné. Gabriel, le protagoniste est particulièrement touchant et j’ai complètement craqué sur lui lorsqu’il raconte son amour pour une jeune fille française avec laquelle il correspond.

Bref, le changement de point de vue du Rwanda au Burundi est intéressant pour se rendre compte de tous les aspects du problème et on se rend compte que même sans avoir vécu directement le génocide, les politiques au Rwanda et au Burundi ont affecté les deux populations. De plus, je pense qu’en tant que française pour ma part, ce cycle sur le génocide rwandais m’a beaucoup plus appris sur les souffrances dans ce pays que les médias français.

C’est lundi que lisez-vous? 83

Ce rendez-vous hebdomadaire a été initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books et repris par Galleane. On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu’ai-je lu cette semaine?

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2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

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3. Que vais-je lire ensuite?

Je ne sais pas du tout, je choisirais dans ma longue liste de PAL, par exemple:

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Rose thé et gris souris de Marie-Catherine Daniel

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Avis

C’est une romance originale qui se passe dans un lieu exotique pour une parisienne comme moi: La Réunion. J’ai tout de suite adoré le petit chien dans le roman: Dégage, on a son point de vue et il est tellement mignon que j’ai adoré le petit jeu de Dégage pour essayer de séduire la protagoniste Gertrude. On se trouve avec des personnages inhabituels: une comptable et un chien et le ton est décalé, humoristique. Ce roman se lit très vite et je dirais même qu’il est trop court pour développer une vraie trame romantique. L’histoire de Gertrude, surtout son passé, est assez confuse et je n’ai pas tout à fait compris son histoire romantique et je n’ai pas non plus adhéré à la romance.

Je dirais qu’il s’agit d’un livre trop court, mais avec un style doux et enchanteur, comme un  conte de fées.

 

 

L’éducation sentimentale de Flaubert

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Je n’ai jamais apprécié le style de Flaubert et ce livre m’a confortée dans mon opinion. Le « héros » de l’histoire, Frédéric, passe beaucoup de temps à attendre que les événements se passent, il reste amoureux de Mme Arnoux, une femme déjà mariée qu’il désire depuis le début et avec qui il va se rapprocher et se séparer en boucle. Il n’a aucune éthique morale, n’hésitant pas à se servir d’une femme enceinte de lui et dans le même temps voulant épouser une autre femme pour son argent. C’est un personnage girouette qui accepte tout et son contraire. Bref, le héros répugnant par excellence et j’ai tendance à trouver repoussant les livres où le personnage principal me répugne.

En ce qui concerne l’intrigue presque inexistante, on a le XIXe siècle en peinture avec les événements sanglants dans Paris et on a aussi une foule de personnages qui gravitent autour de Frédéric, tous aussi inoubliables les uns que les autres. C’est un très gros bouquins, et les cinq cents pages défilent avec une telle lenteur que j’ai mis plus de trois semaines à finir ce roman au rythme lent.

Bref, je déconseille absolument.

 

C’est lundi que lisez-vous? 82

Ce rendez-vous hebdomadaire a été initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books et repris par Galleane. On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu’ai-je lu cette semaine?

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2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

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3. Que vais-je lire ensuite?

J’hésite encore beaucoup, je dirais:

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Bilan mensuel de février

Au niveau blog:

  • 10 articles publiés
  • 105 vues dont 53 visiteurs
  • 5 livres lus dont 1 pièce de théâtres, une anthologie de nouvelles et 1 témoignage et 1 essai.

Au niveau lecture:

Mon gros coup de cœur sera une anthologie de nouvelles, égales au niveau de la qualité et très agréable à lire.

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Au niveau écriture:

  • La destructrice de couples (Fantasy mythologique): 21 500 mots avec +210 mots écrits ce mois-ci
  • Soumission de trois poèmes à l’association Temps des Rêves et de la nouvelle Une excursion dans le métro pour l’appel à textes des Bookonautes.