Prologue à Mon cousin l’avait prédit de Léonard Aigoin

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Avis

Il s’agit d’un recueil de nouvelles principalement fondées sur les rêves et en se focalisant sur le côté absurde, étonnant et répétitif du monde des songes. J’ai eu du mal à trouver un lien entre les différentes nouvelles à part justement cette ambiance onirique très particulière.

Dans la première nouvelle, un petit garçon voit son père mourir à plusieurs reprises devant ses yeux. Si le début est très prenant, je me suis lassée assez rapidement de cette histoire qui se répète et dont on ne comprend pas bien l’issue. Il faut accepter avec ces histoires de se laisser guider par l’auteur sans vouloir tout comprendre. La fin plutôt abrupte n’aide pas à relativiser les longues suites de drames qu’on découvre et si j’ai trouvé l’idée astucieuse intellectuellement, cela m’a tout de même déçue.

Dans la deuxième nouvelle, justement appelée le poulet, le récit part dans un délire tel qu’il faut ou le suivre ou être perdu. Pour être honnête, je me suis sentie assez perdue et je n’ai pas tout compris à ce récit dont on sent un humour et une ironie qui sont restés hermétique pour moi.

La troisième nouvelle, au contraire, ressemble à un récit polar, une course poursuite dans laquelle je me suis plongée avec délice. On reste rivé au protagoniste pour savoir qui le poursuit, comment il va réussir à s’échapper et cette incertitude avec une ambiance presque réaliste mais teintée d’étrange permet de se laisser emporter par l’intrigue. Cette fois-ci, la fin reste très satisfaisante et d’une beauté incroyable.

La quatrième nouvelle, le croque-mitaine, la relation amoureuse du début commence à une vitesse très et même trop rapide, surtout compte tenu du début assez chaotique. Pourtant, on retrouve assez vite une des grandes qualités de l’auteur qui est de passer rapidement dans une ambiance fantastique et étrange sans transition ce qui rend le caractère étrange absolument jouissif. De plus, cette nouvelle offre une jolie morale sympathique.

La nouvelle suivante commence avec beaucoup d’humour puisqu’il s’agit d’une course poursuite avec un agresseur déguisé en lapin. La nouvelle arrive en rendre des événements drôles de manière la plus sérieuse possible pour maximiser leur impact. Cette nouvelle capitalise de plus en plus sur les éléments précédents. Même si les personnages sont pour certains désagréables, on commence à sentir une trame de fond qui se dégage et à comprendre les éléments de ce recueil. De plus, la star complètement folle garde tout de même un charme inimitable.

Les dernières nouvelles 6 et 7 sont les plus satisfaisantes puisque tous les éléments se mettent à prendre enfin du sens, comme si tout ce qu’on savait depuis le temps se rassemblait dans une histoire cohérente et c’est vraiment gratifiant.

Quant à la dernière nouvelle, on sent que l’auteur a définitivement amélioré son écriture et il nous offre une nouvelle horrifique absolument splendide que tout parent devrait lire…

Bref, si le début est chaotique et difficile à apprécier, les éléments s’assemblent petit à petit pour arriver à un recueil absolument génial. Je remercie donc l’auteur et la plateforme Simplement Pro pour ce service presse. Voici le lien pour vous le procurer!

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Une réflexion sur “Prologue à Mon cousin l’avait prédit de Léonard Aigoin

  1. léonard 8 juillet 2017 / 20 h 43 min

    Merci pour cette belle chronique, très professionnelle et merci d’avoir pris le temps de faire un retour par nouvelle!

    Bonne soirée!

    J'aime

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