Mes lectures de l’été (partie 2)

Voici la suite de mes lectures d’été avec cinq nouvelles chroniques rapides:

 

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J’aurais voulu aimer car j’aime beaucoup l’auteur et sa maison d’édition mais je dois avouer que j’ai détesté cette nouvelle. A la fois trop courte, trop vulgaire, dans un univers difficile à comprendre, je me suis sentie perdue et rejetée.

 

 

 

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Pour une fois, on a une romance écrite par un homme et cela change beaucoup. Avec cette homme qui veut découvrir l’amour dans les réseaux sociaux, on apprend les règles indispensables: ne pas s’inventer des passions, ne pas tricher avec son image et surtout, s’attendre à rencontrer des cas sociaux même après avoir respecté les règles fondamentales.

Bref, ce roman est un concentré d’humour et on découvre avec horreur les différents profils que notre homme va rencontrer au cours du livre. La fin détonne dans une romance mais après tout, les hommes sont différents!

 

Couv Scenario Parfait (16).inddVoici le roman que j’ai le plus détesté des vacances. On a une protagoniste imbue d’elle, désagréable, qui manipule un homme pour l’obliger à coucher avec elle, à entamer une relation amoureuse et à se marier avec elle. On est dans du viol assumé qui met extrêmement mal à l’aise. Pour ne rien arranger, on a le meilleur ami fou amoureux, un classique dont on ne se lassera jamais et à la fin, tout le monde est heureux et Lily, la protagoniste, n’aura jamais à faire face aux conséquences de ses actes immondes. Bref, à fuir!

 

 

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La narratrice, Cat, est mère célibataire, et maintient que pour séduire un homme, il faut rester elle-même. C’est alors que pour booster sa chronique, elle se voit obligée de suivre les conseils d’un gourou en séduction dans le but de trouver un petit-ami. Malgré les conseils aussi clichés que possible avec hélas un petit fond de vérité, Cat réussira à lever la tête et à séduire à sa manière le gourou, une juste revanche et ce roman est un bijou de romance et de naturel.

 

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J’aurais vraiment voulu aimer ce livre, il est tout doux, tout rose et écrit avec une naïveté charmante. Malheureusement, le mélange détonnant entre les sorcières, les vampires, l’Apocalypse donne un côté n’importe à ce conte enfantin. D’autant plus que j’aurais dû avoir la moitié de mon âge pour apprécier ce livre. Bref, une découverte pour enfants, qui ne laissera pas de traces dans ma mémoire.

Féelynides – attraction de Cathy Dujardin

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On commence avec un jeune adulte, qui abandonne sa carrière de quaterback aux États-Unis, pour se retrouver en Irlande dans une université avec sa mère.

Dès le début, il se retrouve dans un milieu mystérieux, avec des amis qui ne cessent de le questionner et de lui cacher des choses en même temps qu’on lui déconseille de s’approcher d’un trio de sœurs alors qu’il tombe amoureux de l’une d’entre elles.

Alors que les éléments étranges arrivent assez vite comme les cauchemars de Aidan, et les meurtres, l’intrigue fantasy proprement dite arrive très tard et de manière très frustrante. Tout le monde cherche à se cacher de Aidan ce qui est d’autant plus terrible qu’il est le principal narrateur et que le lecteur essaie de deviner ce qui se cache derrière les mystères de tous. On nous amène dans une intrigue d’adolescents avec des amours déçues, des problèmes de jalousie et en même temps, la première révélation des pouvoirs des Féelynides arrive assez tard et après des tergiversations de Flora, l’amour de notre protagoniste, on arrive tant bien que mal à retrouver la partie fantasy de cette aventure: les fées, les extraterrestres, les vampires. Bref, tout est réuni de manière étonnante et avec une mythologie complètement différente par rapport à d’habitude.

Bref, une intrigue qui peine à se mettre en place, des personnages agaçants qui mettent beaucoup de temps pour raconter leur histoire mais malgré tout, une fantasy étonnante qui peine à se dévoiler. Je remercie Simplement et l’auteur pour ce voyage en Irlande.

Mes lectures de l’été (partie 1)

Je vais condenser mes remarques sur les huit romans que j’ai lu ces deux dernières semaines, la plupart de ces romans étant des comédies romantiques légères, j’ai pu faire reposer mon cerveau tout en savourant le plaisir de lire. Voici mes commentaires rapides:

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Il s’agit d’un livre pour les stressés au niveau intellectuel, pour tous les gens qui aiment se prendre la tête et qui sont facilement sur les nerfs à réfléchir à la même situation pendant des heures. Ce livre permet de prendre du recul psychologique face à toutes les situations mais la méthode est assez compliquée à mettre en œuvre avec différentes catégories. Certaines parties sont dures à comprendre sur le fonctionnement du cerveau. Quant aux gens (comme moi), qui sont stressés émotionnellement par des phobies, ne lisez pas ce livre, il ne vous servira à rien.

 

coverCe livre est rafraîchissant pour l’été: une célibataire désespérée décide de profiter du sexe avec son meilleur ami. Pour la première fois de cet été, j’ai découvert le cliché du meilleur ami fou amoureux qui est l’homme parfait. Et évidemment, la fille met tout le livre avant de se rendre compte que son prince charmant était là depuis le début. D’autant plus que l’homme du livre est un vrai connard tout le long qui se permet d’être jaloux, de coucher avec d’autres femmes que la protagoniste et de prétendre être amoureux d’elle tout en se pavanant avec sa copine. Sinon, la liste sexuelle est plutôt amusante et ça fait du bien de voir Phoebe profiter de sa sexualité à sa manière. Surtout que le livre donne beaucoup d’idées de fantasmes.

coverOn retrouve mon cliché préféré, eh oui! Celui du meilleur ami toujours présent qui est en fait l’homme idéal. Cette fois-ci, ce meilleur ami est en couple depuis une dizaine d’années et va se marier avec Madame Parfaite car un autre cliché omniprésent est le fait que la rivale est toujours détestable. Peu importe qu’elle souffre, n’est-ce pas? Quant à notre Suzie, j’adore l’idée de se venger de ses exs des années plus tard mais malheureusement, l’exécution reste assez convenue, le portrait des anciens partenaires vire rapidement au cliché: un adultère, un adolescent stupide et évidemment le meilleur ami de son meilleur ami, vous suivez? Cela se laisse lire tout de même et donne un sentiment délicieux à la vengeance en amour.

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Cette fois-ci, on se retrouve dans une ambiance typique des drames coréens avec deux personnages qui se détestent pour mieux s’aimer et qui font une alliance improbable. Pour une fois, je dois dire que j’adore ce genre de situations avec chaque personnage qui passe beaucoup de temps à interpréter le comportement de l’autre personne. Je regrette que les deux personnages se mettent en couple si tard mais leur idylle est explosive et chacun des personnages a des vraies motivations, une vraie intrigue et cela fait plaisir.

Sauvons les éditions Voy’el

Je suis enfin de retour après avoir dévoré de nombreux romans et nouvelles pendant mes vacances. J’ai soutenu l’opération sur Ulule pour aider les éditions Voy’el à sortir de la faillite, opération qui s’est soldée par une réussite avec plus de seize mille euros récoltés sur les quinze mille prévus.

En contrepartie, j’ai pu recevoir quinze nouvelles au format numérique que j’ai choisi parmi une sélection conséquente. Je vais donc pouvoir réunir mes commentaires sur les nouvelles lues avec un système de notation inhabituel sur mon blog de * (une étoile pour le moins bien) à *** (trois étoiles pour le meilleur).

Danse avec moi de Gaëlle K. Kempeneers (*): cette nouvelle est étonnante, mystérieuse mais je n’ai pas compris ni l’histoire ni où l’auteur voulait nous amener.

Interface de Lydie Blaizot (***): une de mes nouvelles préférées. Le cœur de l’intrigue passionne, le monde est remarquablement décrit et j’ai beaucoup aimé le postulat de l’interface. Un petit bémol pour la fin bâclée qui méritait un meilleur traitement.

Papillon de nuit de Sébastien Tissandier (**): une nouvelle poétique mais dans laquelle on reste un peu sur sa faim. Bien écrit cependant.

Au clair de la lune de Célia Flaux (*): je n’ai pas adhéré à cette nouvelle alambiquée à la première personne où on découvre dans le noir le peu d’intrigue que l’auteur daigne nous fournir.

Où es-tu Véronique? de Patrice Verry (**): je suis partagée avec cette nouvelle. Le rythme ne faiblit pas à un seul moment, je voulais à tout prix savoir la suite de l’histoire mais malgré cela, je suis restée réticente au style de l’auteur.

Les sept miroirs de Célia Flaux (***): une nouvelle chouchou qui m’a rappelé mes lectures de mon enfance. J’ai adoré le côté chevalier médiéval avec une femme courageuse et intrépide qui se bat contre les monstres. Un bijou !

Erwan et Isobel de Aodez S. Bora (**): sympathique, un peu de romance, d’érotique, d’histoire, il y en a pour tous les goûts!

Effet de masse de Frédéric Vasseur (*): je n’ai pas du tout aimé ce récit chaotique qui mêle les différents points de vue

Le tueur de dragons de Gaëlle K. Kempeneers (**): on retourne à nouveau dans un histoire chevaleresque sur les dragons, la fin est prévisible et l’histoire n’a pas des rebondissements grandioses mais le tout est bien maîtrisé et se laisse lire avec plaisir

Le résurrecteur de Céline Foucart (***): une de mes nouvelles préférées avec un potentiel incroyable, j’adore l’idée de base et malgré la fin abrupte, j’ai succombé sous le charme

Archéogenèse de Patrice Verry (**): on a une histoire de retour dans le passé et manipulation du temps et des gênes, cette histoire aurait mérité beaucoup plus de pages et de contenu pour donner tout son potentiel, elle a l’air inachevé en l’état

La malédiction de Lydie Blaizot (***): une très belle nouvelle avec une énième interprétation de Barbe-Bleue mais comme toujours, cette légende reste vivace et malgré les nombreuses variations

Âme de feu de Aodez S. Bora (*): j’ai pas aimé cette nouvelle pour une simple raison, on est plongé dans un monde très élaboré, un peu confus, pour peu de pages et cette nouvelle gagnerait à être écrite en roman

Le tableau de Adam Joffrain (***): cette nouvelle détonne dans le tas, on a une nouvelle fantastique sur l’idée très classique de « et si les personnages peints étaient réels ». Même si je n’adhère pas à ce genre de sujet, j’avoue que j’ai adoré tout dans ce récit qui a un rythme parfait, un fin classique mais hautement satisfaisante et un beau style

Viviane de Alix Carmin (*): malheureusement, étant une grande passionnée de la mythologie celtique, j’étais un peu déçue du traitement de Viviane qui est vue comme une fille jalouse et insupportable

 

Bilan de juillet

Au niveau blog:

  • 8 articles
  • 112 vues dont 48 visiteurs
  • 5 livres lus

Au niveau lecture:

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Cette fois-ci, je mets la palme du meilleur roman lu à deux ouvrages de romance qui m’ont tous les deux convaincue. Le recueil de nouvelles de Selen Itoka est un mode d’emploi d’écriture de nouvelles avec un style incroyable et une chute maitrisée à la perfection. Quant à Kissmee, cette romance aborde des thèmes peu fréquents comme l’amour à quarante ans et la découverte de l’homosexualité chez les jeunes avec une pudeur et une émotion  visibles.

Au niveau écriture:

  • La destructrice de couples: +3355 mots ce qui nous amène pour ce roman à 33 337 mots au total
  • Écriture pour plusieurs appels à textes: un texte (556 mots) sur le thème Les femmes ont toujours… pour le site Ecrivons un livre, un texte (150 mots) sur le thème l’instant fugace pour Jacques Flament Editions et un texte (146 mots) en alexandrins pour les éditions Vermiscellanées.