Chroniques expresses 8

Morsure (Par le sang T0.5) de Florence Cochet

Petite nouvelle qui précède à une série, cette nouvelle distraie de manière agréable. Sans trop d’ambitions, elle arrive à présenter un univers simpliste assez rapidement avec une distinction entre différentes types de personnes ayant du pouvoir. Le personnage principal, Shyle, sans être attachante, possède assez de caractère pour qu’on ait envie de lire ses aventures. Je suis perplexe: le style est bien, les personnages sont intéressants (surtout le vampire) mais sans trop rapide pour avoir un vrai impact. Cela ne m’a pas donné envie de poursuivre sur le reste de la série.

L’homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle

Eh bien ce livre représente tout ce que je n’aime pas dans le domaine des pseudo-essais philosophiques de développement personnel. Le récit est agréable et facile à lire mais sans aucune profondeur. Il s’agit d’un homme venu voir un « sage » qui va changer sa vie. Quelques enseignements classiques sont énoncés: on a toujours le choix, il faut vivre la vie de ses rêves et être rejeté n’est pas la fin du monde. Mais l’auteur se contente d’énoncer des platitudes sans chercher plus en avant et je suis ressortie de ce livre amusée mais certainement pas plus avancée.

Chroniques expresses 7

Je consacre cette partie en général à des petits romans ou à des nouvelles, celui-ci sera consacré à des essais que j’ai lu dernièrement et qui m’ont tous les deux déçus.

Quiet: The Power of Introverts in a World That Can’t Stop Talking de Susan Caine

Cet essai représente tout ce que je déteste dans un essai en général. Le but est d’ordre psychologique plutôt que d’ordre scientifique. Je m’attendais un minimum à des informations scientifiques fiables, des données quantifiées et expliquées sur le fait d’être introverti et un approfondissement des concepts utilisés, ce qui me paraît raisonnable à attendre d’un essai.

Au lieu de cela, je me retrouve devant un livre de coaching qui me dit: c’est bien d’être introverti, c’est cool et en plus il y en des tas et l’auteure balance des exemples historiques à la chaîne tout en racontant sa vie privée et ses propres idées dans un mélange assez indigeste. J’ai pris quelques semaines à le lire en me forçant et j’en arrive à la conclusion que cela me rappelle tout ce que je déteste dans les pseudos ouvrages mi scientifique mi coaching.

Zéro déchet de Béa Johnson

Disons le tout de suite, je n’ai pas lu ce bouquin pour changer de vie ni parce que j’ai eu une épiphanie personnelle sur la manière dont le monde court à sa ruine. J’étais juste curieuse de savoir quelques données pertinentes et de comprendre comment les autres ont réussi à simplifier leur vie. Un détail important: ce livre est écrit pour des canadiens et toutes les adresses des magasins viennent de là bas donc impossible pour un français d’utiliser tous les conseils donnés. Deuxième détail: j’étais un peu gênée par son ton supérieur et la manière dont elle a laissé son obsession devenir tellement énorme dans sa vie. Même si elle l’admet elle-même, elle part tellement dans les extrêmes avec son mode de vie aussi naturel qu’il est plus facile de rejeter ses idées après les avoir lues que de déchiffrer quelques détails intéressants dans la masse.

Chroniques expresses 6

Comment accepter l’inévitable de Fabiola Chenet

Je n’ai pas du tout apprécié cette nouvelle parce que le principe de rester de force près d’un homme qu’on prétend aimer est un concept que je trouve ni romantique ni susceptible de mener à une situation romantique et la fin heureuse ne m’a donc pas paru crédible de ce point de vue.

Dernière chance de Manon Montauran

J’ai apprécié l’héroïne de départ prête à se suicider et j’ai fondu pour l’histoire du garçon qui tombe amoureux d’elle mais qui vient avant tout pour la protéger et lui montrer sa reconnaissance. L’histoire est écrite de manière agréable, les personnages bien tracés et sympathique, une nouvelle très agréable à lire.

Chroniques expresses 5

Whisky vaudou de Tom Khéfif

J’ai adoré l’ambiance, je me suis prise dans l’atmosphère fantastique et j’ai cru jusqu’au bout à cette histoire de sorciers et même si le titre m’a aiguillée vers la vérité, j’étais tout de même surprise par la fin et j’ai dévoré la nouvelle.

Petit Papa Errant de Denis Labbé

Une petite nouvelle émouvante avec la relation d’un homme avec l’enfant qu’il protège et j’ai beaucoup apprécié la manière dont en peu de temps, on arrive à ressentir de l’empathie pour ces personnages réunis par hasard dans des circonstances dramatiques. Petit bémol, je ne connais pas l’univers de cette nouvelle et je n’ai pas du tout compris les circonstances.

Chroniques expresses 3

L’Enéide de Virgile (574 pages)

Cela fait depuis longtemps que je ne m’étais pas autant forcée à lire un livre. J’ai commencé ce roman l’été 2014 et me voici huit mois plus tard, venant tout juste de le finir. Je ne me rappelle plus de tout mais les dernières centaines de pages étaient les plus horribles, avec des scènes de guerre et de massacres qui se succédaient, les « héros » qui se faisaient massacrer un par un et pas une seule once d’espoir. J’adore la mythologie mais j’ai détesté ce roman, à mon grand regret.

L’Art de l’oisiveté de Hermann Hesse

Rien qu’à voir le titre, il fallait que je lise ce livre, un éloge de la paresse écrit par un allemand, ce ne pouvait être que jouissif!
C’est un livre qui se savoure, il possède plusieurs petits essais, certains plus intéressants que d’autres, c’est agréable à lire, c’est amusant des fois. Certes, à la fin du livre, je n’ai plus aucun souvenir du contenu à part d’un bon moment passé avec l’auteur. Et vu les autres livres que j’ai lu de lui, c’est déjà pas mal.

Chroniques expresses 2

Vu que j’ai passé une semaine sans mon ordinateur (à cause d’une panne réglée hier soir), je pense que je vais me contenter de faire une brève critique des livres lus pendant la semaine:

L’Âme du monde de Frédéric Lenoir (216 pages)

âme du mondeMa mère me l’avait fortement conseillé et me l’avait prêté alors j’ai commencé ce livre avec quelques appréhensions, notamment sur sa simplicité. Le livre traite de plusieurs penseurs qui se retrouvent ensemble pour discuter et établir des principes. Certes, les idées sont jolies et sympathiques, après tout, il s’agit aussi d’union religieuse et de paix sociale dans cet essai. Mais il me manque de la profondeur et un véritable aboutissement dans la réflexion. Je me suis sentie déçue du côté trop superficiel de leurs discours qui accumulaient les clichés et les bonnes paroles. Dommage!

Pour un tweet avec toi de Teresa Medeiros (285 pages)

Pour-un-Tweet-avec-ToiJe partais avec un très bon a priori, le roman semblait amusant, sans prise de tête, agréable et je m’apprêtais en l’ouvrant à passer des moments sympathique. Bref, ce fut une grosse déception. Je n’ai pas adhéré aux échanges type Twitter entre les deux personnages et leur histoire « d’amour » m’a semblé terne. Le gros rebondissement de la fin n’a même pas réussi à m’émouvoir tellement je peinais à entrer dans l’histoire et au final, tous les échanges de Twitter m’ont tellement agacée que je n’ai pas aimé le roman. Après tout, je ne suis pas fan de Twitter dans la vraie vie donc ce roman n’a pas du tout réussi à me faire changer d’avis…

Chroniques expresses

Voici une nouvelle catégorie qui regroupera les livres que je préfère commenter rapidement soit parce que je n’ai pas beaucoup de temps ou parce que je ne suis pas du tout inspirée par les romans lus.

Discours de la méthode de Descartes (228 pages)

Descartes-Rene

Un monument de la philosophie et c’est ce qui m’a poussée à l’acheter en terminale. Me voici cinq ans plus tard, après avoir terminé le livre.
Les premières parties sont non seulement intéressantes à lire mais fondamentales: il explique sa méthodologie du doute et comment il est parvenu à ne rien prendre pour acquis. Dès qu’il s’éloigne de cette attitude pour « montrer » Dieu et le reste, le traité perd de son intérêt pour devenir moins un moyen de réflexion qu’un moyen d’imposer ses idées à sa manière. Mais si on peut retenir quelque chose de Descartes, c’est de toujours réfléchir par soi-même et se demander d’où viennent nos certitudes.

The Game de Neil Strauss (452 pages)

the gameJ’avoue que dès le début, j’étais dégoûtée par le protagoniste qui se servait des femmes pour une gratification sexuelle et les utilisait sans aucun remord avec un mépris pour elles misérable. J’ai commencé à m’adoucir lorsque je me suis rendue compte que loin de glorifier les pratiques abjectes des PUA (Pick Up Artists), il essaie de montrer que ces séducteurs ne sont que des pauvres gamins qui n’ont que peu d’estime et cherche par tous les moyens à se construire une image même en utilisant les femmes comme objet et la morale de l’histoire, étonnante après un tel récit, est que rien ne vaut une relation homme-femme fondée sur le respect mutuel et que tous les séducteurs abjects ne cherchent qu’à combler un manque en eux.