L’éducation sentimentale de Flaubert

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Je n’ai jamais apprécié le style de Flaubert et ce livre m’a confortée dans mon opinion. Le « héros » de l’histoire, Frédéric, passe beaucoup de temps à attendre que les événements se passent, il reste amoureux de Mme Arnoux, une femme déjà mariée qu’il désire depuis le début et avec qui il va se rapprocher et se séparer en boucle. Il n’a aucune éthique morale, n’hésitant pas à se servir d’une femme enceinte de lui et dans le même temps voulant épouser une autre femme pour son argent. C’est un personnage girouette qui accepte tout et son contraire. Bref, le héros répugnant par excellence et j’ai tendance à trouver repoussant les livres où le personnage principal me répugne.

En ce qui concerne l’intrigue presque inexistante, on a le XIXe siècle en peinture avec les événements sanglants dans Paris et on a aussi une foule de personnages qui gravitent autour de Frédéric, tous aussi inoubliables les uns que les autres. C’est un très gros bouquins, et les cinq cents pages défilent avec une telle lenteur que j’ai mis plus de trois semaines à finir ce roman au rythme lent.

Bref, je déconseille absolument.

 

La condition humaine de Malraux

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Avis

Pour être honnête directement, je n’ai pas réussi à apprécier ce roman pour deux raisons: 1/ il s’agit d’une histoire se passant en Chine pendant la Révolution et ne pas connaître l’histoire m’a gênée 2/ tous les personnages sont des terroristes (révolutionnaires selon le camp) et certains n’hésitent pas à se tuer ou à poser des bombes. Il ne s’agissait clairement pas d’un livre bien choisi dans un contexte de terrorisme et de paranoïa, j’avais plutôt envie de légèreté et je me retrouve plongé dans la peau de ceux qui n’hésiteraient pas à se faire exploser pour leurs idées, ceux pour qui la mort est préférable à une vie sans idéal.

Le contexte est tellement présent que je me sentais exclue, je ne comprenais pas du tout les enjeux politiques de leur groupe, leur importance par rapport à l’histoire et à quel point la description était réaliste des événements réels qui ont eu lieu. Pour être encore plus honnête, je n’aime pas les livres qui parlent de politique en général et encore moins sous un fond historique.

Bon, je l’ai lu au mauvais moment, il ne s’agit pas d’un livre que j’apprécie et malgré le talent de l’auteur, je ne me suis pas sentie concernée.

Médée suivi des Troyennes de Euripide

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Avis

J’ai un avis mitigé sur la pièce Médée. J’ai beaucoup aimé certaines revendications féministes pour l’époque, le fait de placer une femme héroïne au centre et de lui donner des arguments valables montrant à quel point la situation des femmes est difficile. Malgré cela, je trouve la pièce trop courte et Euripide n’a pas le temps de rendre le personnage principal sympathique. Certes, il s’agit d’un mythe et tout le monde sait (ou devrait savoir) que Médée tue ses enfants à la fin, mais le cheminement pour arriver jusque là m’a bien déçue. Elle est déjà convaincue depuis le début et Jason est un personnage bien faible qu’on a juste envie de massacrer à la fin. Dans un sens, l’acte de Médée, aussi cruel et injustifiable soit-il, est traité de manière argumentée et on n’a pas juste une sorcière en colère devenue hystérique. C’est une femme intelligente qui a été trahie et qui comprend qu’elle ne peut pas faire autrement que tuer pour recouvrir son honneur et frapper ceux qui l’ont trahie.

Quant à la deuxième pièce, il s’agit simplement de plaintes, de femmes qui désespèrent de la défaite et après avoir lu Andromaque de Racine, revoir une Andromaque d’une époque plus ancienne dans une position moins avantageuse m’a déçue et il ne se passe rien. Pas d’action principale, pas de dilemme, la pièce est plutôt morne, triste et sans enjeux, une perte de temps à part pour connaître un peu mieux l’histoire de la guerre de Troie.

The Importance of Being Earnest de Oscar Wilde

Avis

Bon, autant le dire tout de suite, je crois que je ne suis pas sous le charme de l’humour d’Oscar Wilde. J’avoue que je n’avais pas beaucoup aimé Le portrait de Dorian Grey et cette seconde incursion dans son univers ne m’a que moyennement convaincue. J’avais l’impression de voir du Marivaux bas de gamme, où les hommes un peu riches s’amusent à duper des femmes sur des sujets triviaux comme leurs prénoms et où les femmes restent chez elles à s’exciter sur ces mêmes sujets triviaux. Certes, Oscar Wilde écrit un livre de dérision mais j’avoue ne pas m’être sentie concernée par ces frivoles gens qui n’ont rien d’autre à faire de leur vie que de s’en inventer une autre et cela rendait la plaisanterie moins drôle.

Cyrano de Bergerac de Edmond Rostand

Avis

J’ai entendu tellement de bien de cette pièce que je m’attendais à des monts et des merveilles. Inutile de dire qu’avec une telle attente, je ne pouvais qu’être déçue et c’est effectivement ce qui s’est passé. Je n’ai pas compris tout l’engouement autour de cette pièce, l’histoire reste très basique, la fin assez frustrante et prévisible et finalement, j’ai trouvé le langage joli mais je suis restée de marbre devant Cyrano. Une douce déception.

Le diable au corps de Raymond Radiguet

(187 pages)

Avis

Mon avis est très mitigé face à ce roman. D’un côté, j’ai adoré le style de l’auteur, il m’a entraîné dans son récit et je n’ai pas pu lâcher le livre jusqu’à la fin. D’un autre côté, le narrateur est détestable, il est arrogant, méprisant, lâche et ses actions vis à vis de la fille qu’il prétend aimer m’ont laissée songeuse à de nombreuses reprises. La fin est très convenue, elle emprunte à tous les clichés romantiques des histoires malheureuses et quant au pauvre gamin qui sort de l’union entre le narrateur et Marthe, je me demande comment il va s’en sortir d’avoir des parents aussi inconscients.

En tout cas, je suis restée indifférente face au narrateur qui traite sa prétendue amoureuse comme une poupée qu’il peut balancer comme il veut et son amante qui traite son fiancé puis époux de la même manière. Et évidemment, à la fin, ce sont toujours les femmes qui subissent le plus.

En résumé, une écriture indéniablement belle mais les propos m’ont plutôt agacée.

La familia de Pascual Duarte de Camilo José Cela

Pascual Duarte

Quatrième de couverture

Publicada inicialmente en 1942, La familia de Pascual Duarte marca un hito decisivo en la literatura española y es, después del Quijote, el libro español más traducido a otras lenguas. Pascual Duarte, campesino extremeño hijo de un alcohólico, nos cuenta su vida mientras espera su propia ejecución en la celda de los condenados a muerte. Víctima de una inexorable fatalidad, Pascual Duarte es un ser primitivo y elemental dominado por la violencia, única respuesta que conoce a la traición y al engaño. Pero esa siniestra apariencia no es más que la máscara que oculta su incapacidad para luchar contra la maldad de los demás y la desvalida impotencia que alberga en el fondo de su alma. La familia de Pascual Duarte ha ganado con los años fuerza y dramatismo y su protagonista, que no ha perdido el encanto primigenio, es ya un arquetipo de alcance universal.

Avis

J’ai passé une dizaine d’années dans l’apprentissage de l’espagnol et même si je suis capable de lire certains romans en espagnol, j’étais un peu déconcertée par l’idée de lire un Prix Nobel de cette envergure dans une langue étrangère. J’avoue que les débuts ont été laborieux et que si je me suis mise dans le texte au bout d’une dizaine/vingtaine de pages, je n’ai jamais réussi à plonger dans l’univers totalement pour plusieurs raisons. Une raison évidente est que, pour tout livre en espagnol, j’ai peur de rater le sens du roman et je me concentre tellement qu’il m’arrive de perdre le plaisir de la lecture.

Cependant, ce roman se concentre aussi sur un anti-héros, un personnage sur lequel le maheur s’acharne sur lui et qui perd tout assez rapidement et je n’ai pas réussi ni à m’identifier à lui ni à sympathiser assez avec lui pour vraiment ressentir les mêmes émotions. Je suis restée en retrait face à ce personnage qui m’a paru trop distant et qui se place trop en victime d’un karma.

En conclusion, je n’ai pas réussi à apprécier comme il se doit ce monument de la littérature espagnole.