Ring shout de P. Djèlí Clark

Je ne m’attendais à rien de particulier étant donné que je suis particulièrement nulle en histoire et que je connais très peu le contexte du Ku Klux Klan et du racisme aux États-Unis mais ce livre est très clairement assez marquant. Il s’agit d’un livre qui prend comme point de départ un contexte de racisme existant, des traditions noires également historiques et part dans une histoire de fantasy urbaine avec des guerrières noires qui vont se battre contre des monstres blancs qui se laissent détruire par du racisme. Et tout ça dans une histoire particulièrement intelligente où l’auteur va imposer ses héroïnes noires avec leurs défauts, leurs particularités et leur propre caractère.

On entre dans un monde parallèle, une histoire que je ne trouve nulle part dans mes histoires habituelles et cela étonne, provoque et trouble un lecteur occidental qui n’a pas l’habitude de ces traditions. Cependant, j’ai regretté d’être aussi peu informé sur le contexte américain qui ne me permettait pas d’apprécier l’ironie et les allusions à des événements réels et je me suis juste retrouvée devant une histoire complètement décalée qui m’a troublée et qui ne laisse pas indifférente.

Bref, je n’oserais pas dire que j’ai aimé ou détesté, je pense qu’il faut se faire sa propre opinion.

Les baleines célestes d’Élodie Serrano

Pour être tout à fait honnête, même si j’adore le style de l’autrice à travers son livre Cuits à point, j’appréhendais un peu le fait que je n’apprécie pas vraiment le space opéra. Mais je me suis laissée tenter par la couverture avec une jolie baleine et je ne regrette absolument pas. L’héroïne est un délice à suivre du début jusqu’à la fin, on se laisse prendre à l’histoire bien avant l’arrivée des baleines et même le personnage agaçant, Conrad, qui perturbe le navire dès le début avec son caractère odieux est écrit de telle sorte à ce qu’on puisse comprendre ses intentions.

L’autrice témoigne d’un amour et d’un attachement indéniable envers les animaux et les différentes tactiques pour « se débarrasser » de ce monstre qui va tuer beaucoup de gens est incroyablement imaginatives et pleines d’ingéniosité. J’ai rarement vu un livre aussi préoccupé par le sort de l’antagoniste.

Bref, un livre que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire et j’ai hâte de lire les prochains romans de l’autrice.

Tisseurs d’esprit de Axelle Colau

J’attendais avec impatience de lire ce roman étant donné que j’ai adoré tous les romans de cette autrice et surtout Génération captive et AliN, mes deux préférés.

On peut dire que je n’ai pas été déçue. J’ai particulièrement apprécié le fait qu’on commence l’aventure avec une héroïne privée de ses souvenirs. Si l’amnésie est un ressort très employé dans la fiction et particulièrement énervant, j’ai trouvé son usage bien maîtrisé et cela permettait de découvrir en même temps que la protagoniste le monde dans lequel nous nous trouvons. De plus, Akû est effectivement un personnage savoureux avec lequel on prend plaisir à découvrir l’intrigue. Je ne mettrais qu’un petit bémol à l’histoire, découvrir et comprendre l’identité du grand méchant est finalement assez simple et je n’ai absolument pas été surprise par le rebondissement final. Il reste donc une romance assez classique, un univers original et surtout une autrice qui est capable de se renouveler avec toujours autant d’inventivité.

Bref, une bouffée d’air frais et un livre à découvrir.

Pourpre T1 de Mélodie Smacs

L’intrigue commence comme une histoire d’adolescents face à un garçon beau et détestable qui a des étonnants pouvoirs et une fille qui s’en rend compte, le cocktail idéal pour un début de romance et des combats épiques avec des ennemis surnaturels.

Certes l’intrigue n’est pas originale et les personnages sont globalement assez classiques, le livre vaut surtout d’être lu pour le talent incroyable de l’autrice qui a le don de mettre son lecteur en haleine du début jusqu’à la fin et qui permet de revenir en enfance pendant un certain temps.

D’autant plus que la protagoniste féminine, malgré son absence de pouvoir pour le moment, n’est pas dénuée d’intérêts avec un caractère bien trempé.

Bref, j’attends vivement la suite!

Fantasy show édition pirates de Marine Gautier

J’avais déjà lu deux livres de cette autrice et je savais que j’allais retrouver un style que j’appréciais déjà dans un genre qui me plaît. Ce livre se situe à la lisière de Hunger Games avec un jeu télévisé et une héroïne qui doit sauver sa peau et participer à un jeu qu’elle a en horreur dans le but de changer les choses.

L’héroïne, Gladys, est une femme forte, déterminée et intransigeante et j »ai beaucoup apprécié son évolution au cours de l’intrigue au contact d’autres gens et notamment la manière dont l’autrice met en valeur d’autres qualités comme la gentillesse et la collaboration même dans une intrigue aussi compétitive. L’histoire est assez mouvementée et captive le lecteur du début jusqu’à la fin et sans révolutionner le monde de la fantasy, j’ai plongé dans ce roman et j’en suis sortie qu’à la fin grâce au style addictif de l’autrice et à sa capacité à mettre en place un monde et des personnages avec des touches très rapides.

Bref, une lecture agréable et sympathique grâce à un univers foisonnant et une héroïne déterminée qui se découvre au fil de l’aventure.

Sous les ailes du dieu corbeau de Sara Pintado

Ce livre est un roman de fantasy sur une Épreuve que les personnages doivent passer pour devenir adulte, notamment Jenarp qui compte sur cette épreuve pour accéder à la succession au trône. Difficile de résumer en quelques lignes et sans spoiler un roman aussi dense que celui-là. J’avais déjà lu Sara Pintado sur son livre Mojunsha, un coup de cœur à l’époque.

La grande qualité de l’autrice est de fournir un roman avec un monde de fantasy assez extraordinaire, pendant ma lecture, je me suis sentie complètement transportée dans son univers. Comment puis-je ne pas apprécier ce roman qui présente des corbeaux, un de mes animaux préférés, partout dans le livre ? J’ai aussi beaucoup apprécié la manière dont elle traite avec beaucoup de finesse les relations amoureuses entre les personnages.

J’aurais un petit bémol sur la fin un peu abrupte, je m’attendais à avoir toutes les réponses et j’ai eu le sentiment que l’intrigue ne finissait pas totalement à ce roman et qu’on n’a pas une conclusion aussi satisfaisante qu’elle aurait pu l’être. C’est un pavé mais je peux garantir qu’il se lit vite (trop hélas) et j’avais encore envie de continuer de lire dans son magnifique univers.

Bref, vivement son prochain roman!

Ceux qu’on oublie de Chloé Lume

Un petit roman jeunesse bien chouette du même niveau que The Giver (Le Passeur) de Loïs Lowry auquel il m’a tout de suite faite penser. Il s’agit d’une dystopie avec deux adolescents, Esther qui a l’âge de partir à la guerre et de traverser le monde extérieur (que personne ne voit jamais) et Louis, non voyant, exempté de cette obligation. Ils vivent dans une sorte de ville fantôme avec des éléments très étranges autour d’eux.

J’ai beaucoup aimé dans ce livre la manière dont l’autrice va petit à petit mettre en place les rebondissements pour comprendre pourquoi des choses étranges se passent dans cette ville. Difficile de dévoiler plus que cela sans spoiler mais il suffit au moins de dire que j’ai aimé l’inventivité de l’autrice avec le monde qu’elle a pu créer ainsi que la manière dont les deux adolescents ont chacun leur arc narratif et ne sont pas collés chacun l’un à l’autre. On appréciera également le choix de l’autrice de mettre en avant une héroïne noire et un héros non-voyant sans en faire le centre principal de l’intrigue mais sans le camoufler non plus.

Bref, une histoire très sympathique que j’invite tout le monde à lire dès que possible.

Watership down de Richard Adams

Couverture Watership down de Richard Adams

Lorsqu’on m’a parlé d’un auteur qui avait écrit une histoire de lapins aussi crédible que possible, je devais absolument vérifier tellement je trouve que les lapins des créatures sont des créatures mignonnes. Je me suis donc jetée dessus et à ma grande surprise, il s’agit d’un best seller anglophone paru en 1972 mais dont le succès est resté assez timide en France.

Et pourtant, l’histoire traite de deux lapins qui partent de leur terrier après avoir eu le pressentiment de la destruction prochaine de leur terrier. Dès le début, l’histoire nous place dans le point de vue des lapins et essaie de rendre son histoire le plus crédible possible par rapport au comportement typique des lapins. Cependant, malgré cette crédibilité voulue, l’histoire est remplie de rebondissements, de personnages intéressants et d’une intrigue passionnante. Les lapins ont une mythologie que l’auteur développe tout au long du roman avec un personnage de lapin légendaire et rusé qui passe à travers tous les pièges.

Si j’ai été conquise assez rapidement par ce roman, je dois avouer qu’il a un défaut principal, il est trop long et je trouve qu’il se répète pas mal vers la fin. Le nombre de pages est beaucoup trop important par rapport à l’intrigue et je me suis ennuyée à partir de l’histoire de la garenne avec le chef autoritaire qui traîne en longueur.

Bref, une bonne surprise mais teintée d’ennui et de fatigue vers la fin.

Les royaumes démoniaques T1 de Christophe Evrard

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Il s’agit d’une œuvre de medieval fantasy dans la plus pure tradition de la saga polonaise Le Sorceleur. L’œuvre débute par l’arrivée d’un héros, Ciwen, dont on ne connaît pas grand-chose et qui va poursuivre une quête d’un objet magique. J’ai adoré le début inmediasres et le fait que l’auteur parte de l’intrigue et nous dévoile les personnages au fur et à mesure. J’avoue que j’ai toujours été réfractaire à la fantasy de type Tolkien et j’étais agréablement surprise de la manière dont l’auteur réussit à renouveler les mythes des nains, des ondines et des créatures mythologiques en général.

L’univers de l’auteur est assez immersif et l’auteur réussit à nous éblouir sur le monde qu’il dévoile et les différents enjeux qui sont découverts au fur et à mesure. L’intrigue est palpitante du début jusqu’à la fin. Globalement, je suis plutôt conquise par le roman, je dirais même que j’ai apprécié les scènes de combat alors que je suis plutôt réfractaire à ce genre de choses.

J’aurais peut-être une seule critique par rapport à la fin un peu trop abrupte. Je préfère les fins qui finissent sans laisser sur un suspense et une fin ouverte mais à part ce détail, je suis totalement conquise par l’univers, la découverte des personnages et l’intrigue à la fois classique et réinventée.

En bref, une belle surprise et une belle découverte, je remercie l’auteur et la plateforme Simplement Pro pour m’avoir permis de découvrir ce roman.

Forestelle T3 de Aline Maurice

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J’avais adoré les deux premiers tomes et je trépignais de lire le troisième. Si on peut résumer ce tome, on va dire qu’il n’est pas de tout repos. J’ai mis un peu de temps au début à retrouver la mémoire de tous les personnages et des différents événements mais cela revient assez vite et le début est assez violent et spectaculaire. On retrouve avec grand plaisir le monde magique de Forestelle avec les nombreuses batailles qui font rage.

L’autrice réussit à la fois à finir avec brio chaque intrigue qu’elle avait commencée de manière splendide et à nous apprendre beaucoup sur l’histoire de Forestelle. Tous les personnages grandissent à leur manière et j’avoue que mes deux personnages préférés qui vont se révéler dans ce tome sont Coline et Maur Régnier pour qui, contre toute attente, je garde une certaine affection.

J’ose pas trop spoiler mais ce roman est magnifique, prenant et j’étais engluée dedans du début jusqu’à la fin avec cette bataille qui n’en finit jamais et qui n’épargne aucun personnage du début à la fin.

Bref, une fin parfaite à une trilogie qui m’a permis de voyager dans des contrées imaginaires fascinantes, je recommande absolument. Je remercie la plateforme Simplement Pro et les éditions Au loup pour m’avoir permis de chroniquer ce magnifique roman.