Etherval 13 : Alea Jacta Est

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Voilà encore une bonne crue et de bons auteurs qui forment la revue. Cette fois-ci, ils ont ajouté des rubriques hors nouvelles au contenu du magazine, je me contenterais de faire une critique uniquement des nouvelles qui sont pour la plupart excellentes sur le thème de la chance !

Le Jour où je faillis être reine de Marc Séfaris : une nouvelle tragique et drôle qui subvertit totalement le principe de chance en expliquant qu’il vaut mieux être malchanceux. Pauvre reine!

Luck !t de Mélody Gervais: L’idée de l’application est intéressante mais cela aurait mérité un développement bien plus important qu’une simple nouvelle.

Eschyle Mallory de Julie Limoges: encore une fois, la malchance a du bon et la relation amoureuse est plutôt bien amenée

Le Dernier serviteur de Olivier Saraja: il s’agit de la nouvelle que j’ai le moins comprise et qui m’a le plus laissée indifférente hélas

Bonne étoile de Stéphane Arnier: le décor est absolument fascinant et les rebondissements rendent l’intrigue agréable à lire mais je suis restée un peu frustrée

Nation des merveilles de Cédric Zampini: ma nouvelle préférée de toute la revue sur la chance. Elle a de nombreux rebondissements, les implications de chaque ressort font peur, la nouvelle bascule de plus en plus dans un monde terrifiant et j’ai adoré la gradation dans l’horreur de cette nouvelle.

La Chance n’existe pas de Élodie Bouchet: j’aime beaucoup la description des différentes espèces et cela donne envie avec tout le contexte présenté de lire une autre histoire dans le même univers. Le rebondissement est intelligemment présenté et même si la fin est un peu brusque, cela présage de moments difficiles pour la protagoniste.

Question de point de vue de AD Martel: il s’agit d’une sympathique subversion de récit fantasy avec un chevalier bien malchanceux qui réussit par sa malchance et sa gentillesse là où peu de gens se seraient risqués. J’aime beaucoup la leçon de vie derrière ce récit.

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Nouvelles gratuites sur liseuse

Lorsqu’on achète une liseuse, elle est généralement remplie de différents livres et nouvelles. Puisque j’ai offert une TEA à un collègue pour sa fin de thèse, je me suis permis de lire quelques unes des nouvelles qui étaient déjà présentes gratuitement et voici mon avis.

L’Arcamonde, une boutique pas comme les autres de Hervé Picart : ce petit récit augure beaucoup de bien. J’ai adoré l’idée d’une boussole qui révèle les secrets des gens lorsqu’on la touche. Ce préquel donne envie de lire la suite.

La boîte bleue de Nadine Monfils: Cette nouvelle offre un temps de rêverie court mais puissant et efficace. L’idée d’une boîte qui renferme du temps et des souvenirs est assez magnifique.

Partie de foot de Hervé Jourdain: Pour être honnête, il s’agit d’une nouvelle assez dure, gore et violente sur le terrorisme et je ne suis pas la meilleure personne pour apprécier cela. Je l’ai trouvée un peu traumatisante.

Jour de fête de Dominique Sylvain: J’ai beaucoup aimé cette petite nouvelle policière qui introduit subtilement la protagoniste et nous laisse entrevoir toute la cruauté des manigances qu’on observe.

Distorsions harmoniques de Paul Colize: L’idée est magnifique, un son peut rendre les gens fous. L’exécution est plus laborieuse je trouve mais on se laisse prendre à l’enquête qui est riche en rebondissements.

Calendar Girl Janvier Episode 1 de Audrey Carlan: L’histoire est assez classique, une femme doit se prostituer (sans le sexe bien sûr) pour gagner de l’argent de manière désespérée. Ce n’est que le début mais l’écriture est prenante et on a envie de connaître les aventures de cette femme.

Pas comme les autres de Alexandra Boutonnet: Une très jolie nouvelle touchante et émouvante sur le thème de la différence. J’ai adoré.

HOPE (Espoir) de Ludovic Esmes

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Cette petite nouvelle raconte l’histoire d’un père séparé de sa femme et qui souffre de voir très rarement ses enfants. En parallèle, il cherche à vendre sa société de construction dans le but de passer plus de temps avec ses enfants.

J’ai adoré le style et le rythme de cette nouvelle. On se prend rapidement d’affection pour ce père tourmenté et j’ai assez vite espéré (comme le titre l’indique) que ses tentatives pour réussir professionnellement et personnellement ses objectifs aboutissent. Les rebondissements se succèdent et on reste scotché du début jusqu’à la fin. J’ai bien aimé l’idée de prendre le point de vue du père qui cherche à passer plus de temps avec ses enfants. Je n’aurais qu’un reproche, la fin est un peu confuse et je n’ai pas totalement compris le message derrière.

Bref, une nouvelle rythmée avec un protagoniste charismatique. Je remercie les éditions l’Arlésienne et la plateforme Simplement Pro pour ce service presse qui est bien trop court.

L’indépanda 8

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Ce n’est pas la première fois que je lis l’Indépanda, j’avais adoré les quelques numéros précédents que j’avais lu, j’ai donc accepté à nouveau de chroniquer ce numéro. Je vais mettre les commentaires par nouvelle.

Mamonstre de Bedida Lynn Brunoir: Il s’agit de la meilleure nouvelle du recueil, je comprends pourquoi elle a été mise en premier. Le garçon de la nouvelle est absolument touchant et j’ai adoré le retournement final. Heureusement que le psychiatre est gentil dans cette histoire !

Regardez-moi, garçon de Nicolas Chevolleau: J’ai eu un peu de mal avec cette nouvelle, l’angle est intéressant mais j’ai trouvé que la fin était assez abrupte et je n’ai pas tout à fait compris le déroulement.

Diplomatie alien de Vincent Ferrique: Encore une nouvelle magnifique, drôle, avec une fin grandiose. Je me suis régalée à lire cette nouvelle et même si l’intrigue est un peu trop rapide, la fin laisse un grand sourire sur le visage dans mon cas, les aliens ont bien réussi à les embobiner finalement!

Maguie de Frédérique Jansois: Je n’ai malheureusement pas accroché à cette nouvelle en raison des nombreux sous-entendus que je n’ai pas entièrement compris. Tout est dans le non-dit mais un peu trop dans mon cas.

Juste un visage de Rose P. Katell: J’ai adoré l’idée que dans le futur, les acteurs ne seraient pris que pour leur visage en raison des progrès technologiques et cette nouvelle capitalise parfaitement sur cette idée avec une belle progression dramatique même si la fin a moins résonné pour moi que je ne le pensais.

Good Morning America de Bertrand Peillard: une nouvelle à la fois drôle et apocalyptique, j’ai adoré le style humoristique qui reste toujours dans un sérieux palpable. La nouvelle a un rythme très bien développé et je trouve que c’est particulièrement réussi.

Qui suis-je? de Thomas Henninot: autant j’ai trouvé l’idée plutôt sympathique, autant j’ai trouvé l’exécution trop classique. La nouvelle fonctionne mais il m’a manqué un petit peu d’originalité dans la manière de procéder.

La prédiction de Selma Bodwinger: J’aime beaucoup le début (surtout que je suis au chômage depuis peu donc j’apprécie l’ironie) et j’ai beaucoup aimé le développement du personnage principal. La fin m’a moins convaincue, je l’ai trouvé un peu facile.

La mort est finalement plus douce qu’on ne le croit de Noémie Delpra: Une histoire poignante, un univers intéressant et riche, une écriture agréable à lire. J’avoue que je suis tentée de lire le roman qui suit ces événements car j’étais conquise. Le titre est également magnifique.

 

 

La Lande de Seth Messenger

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Il s’agit d’une nouvelle très courte, même trop courte je dirais. J’ai beaucoup aimé les allusions à la nanotechnologie étant donné que c’est mon domaine d’expertise au travail et j’ai donc pu saisir quelques allusions intéressantes. Les idées sont super intéressantes et j’ai adoré le début. La fin m’a un peu déçue, un peu trop conventionnelle finalement alors que le début promettait une nouvelle beaucoup plus innovante et intéressante. Le style est agréable à lire et j’avoue que malgré cette petite déception, j’adorerais lire tout un roman sur ce type d’univers et j’espère que l’auteur continuera dans cette voie.

Bref, des idées magnifiques, un début parfait, une fin un peu décevante de mon côté mais la nouvelle promet de belles aventures si l’auteur continue. Je remercie l’auteur et la plateforme Simplement Pro pour cette sympathique petite nouvelle.

 

Miroir mon beau miroir d’Amélia Varin

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La nouvelle traite d’un sujet assez important, le harcèlement à l’école, ainsi que d’autres sujets comme l’amitié et l’amour. L’autrice réussit à mêler les différentes chronologies à la perfection, je me suis rapidement prise de compassion pour la protagoniste qui, loin d’être une simple victime, devient assez vite une personne à part entière.

La nouvelle est très courte, j’ai trouvé la fin à la fois forte et décevante car j’aurais voulu continuer à rester dans la même ambiance et à côtoyer les personnage. Cette nouvelle réussit à captiver assez rapidement et à rendre l’ambiance scolaire très réaliste.

Bref, une nouvelle assez forte qui permet de bien comprendre les problématiques du harcèlement scolaire sans tomber dans la victimisation. Je remercie les éditions Alter Real pour cette magnifique nouvelle.

 

Indépanda 7

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J’avais adoré la dernière revue Indépanda 6 et je me suis empressée d’accepter lorsque cette revue m’a proposé leur septième numéro en avant première. N’hésitez pas, vous découvrirez des auteurs indépendants et c’est gratuit ! Je vais commencer par les commentaires un par un :

Le champ d’orties : cette nouvelle fait ressortir trop de mauvais souvenirs et de pensées douloureuses pour que je puisse l’apprécier et la commenter sereinement. Je m’excuse à l’autrice. C’est bien écrit mais trop chargé en émotions pour moi.

Niveau 4: J’ai adoré la mise en place de ce nouveau monde où le harcèlement sexuel est sévèrement réprimé et j’ai trouvé que c’était une idée absolument géniale. L’exécution est magnifique et même si je trouve la fin un peu légère, le reste est parfait. Pourquoi ne pas adopter ce système à toute la France au moins ?

Neurocop: Le rythme est un peu brouillon. J’ai bien aimé la fin même si je ne l’ai pas trouvé particulièrement convaincante au niveau crédibilité. Bref, l’univers méritait d’être beaucoup plus exploité.

Fatum: Cette nouvelle est pleine d’émotions et magistrale. J’ai adoré et j’ai complètement adhéré. C’est beau du début jusqu’à la fin. Un de mes coups de cœur.

Indécision: C’est une nouvelle drôle et amusante, qu’on lit avec le sourire aux lèvres. Pauvre Alexandre, comme je le comprends!

Le hors-la-loi et la Mort: j’ai bien aimé le rythme de la nouvelle et la caractérisation des personnages, même si les événements sont trop violents à mon goût. Belle image de la Mort en tout cas et jolie retournement de situation.

Premières neiges au jardin du Luxembourg: ce texte est juste magnifique et il constitue mon deuxième coup de cœur de ce recueil, il est tout en émotions.

Mondorama: L’idée est bonne mais j’ai moins aimé l’exécution qui traîne trop en longueur.

Le passager: Mon troisième coup de cœur de ce recueil et une histoire d’amour mélancolique qui laisse songeuse. J’ai vibré avec le protagoniste durant toute la durée de la nouvelle.

A ton image: Cela aurait pu être mieux, j’ai trouvé le rythme très brouillon et confus même si j’aimais bien l’idée de donner le rôle principal aux robots. Dommage.

Je remercie bien sûr la revue et la plateforme Simplement Pro pour ce sympathique recueil avec trois coups de coeur bien mérités et une qualité assez indéniable.

 

L’auteure et autres nouvelles de Brigitte Lécuyer

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Un recueil de nouvelles inégales mais avec un joli style, j’ai adoré certaines nouvelles et j’ai trouvé que d’autres se finissaient avec moins de panache que prévu. Je vais détailler mon avis pour chaque nouvelle.

La nouvelle qui donne le titre du recueil fait partie de celle que j’ai le moins aimé, il manque une bonne fin car l’ensemble de la nouvelle laisse à espérer une chute incroyable avec cette écrivaine et on s’attend à tout sauf à cette fin en demi-teinte. Ismaël fait aussi partie des nouvelles que j’ai le moins aimées mais pour des raisons plus personnelles, elle est très dure et même trop pour moi.

La soupe aux orties est une nouvelle drôle, agréable, avec une certaine joie de vivre. J’ai adoré L’enterrement de Jerry, surtout pour ce personnage de Jerry très sympathique. La nouvelle Le voyage éclair de la virgule est drôle, absurde, et amusante. Mon coup de cœur restera La nuit de mon anniversaire, avec une noirceur maîtrisée et une nouvelle avec une chute exemplaire. Je me suis identifiée à ce pauvre Bastien l’apprenti poète qui perd toutes ses illusions dans sa carrière littéraire. Toutes ces nouvelles jouent avec une ambiance familiale et ont un ton à la fois drôle et surprenant.

En bref, j’ai adoré toutes les nouvelles « familiales » qui avaient un ton juste et drôle et même noir pour certaines, j’ai moins aimé les deux premières. Je remercie les éditions Bookless et la plateforme Simplement Pro pour ces jolies nouvelles.

 

 

 

L’Indé Panda 6

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Soyons honnête, je n’avais aucune attente particulière par rapport à ce magazine. J’ai été tout simplement bluffée, chaque nouvelle était meilleure que la précédente et je crois que j’ai adoré presque toutes les nouvelles qui composent ce magazine. Je m’attendais à avoir une ou deux dans mes préférés, mais je ne suis pas capable de faire un ordre tellement elles étaient toutes magistrales. Je vais donc me contenter de faire un petit commentaire pour chacune.

Le procès participatif de Bouffanges: cette nouvelle a un joli principe avec son idée de démocratie participative et de jurys comme réseaux sociaux. Je n’ai pas autant adhéré que prévu car j’ai trouvé le résultat trop convenu mais j’ai bien aimé la réflexion sur l’importance des téléphones portables dans notre vie. Avec le début qui commençait comme le Procès de Kafka, j’ai aussi trouvé ça dommage que l’auteur n’aille pas jusqu’au bout de l’idée et garde une affaire criminelle sérieuse pour incriminer le personnage principal.

Dan de Catherine Loiseau: Le roman policier revisité avec des robots et un huis-clos particulièrement savoureux. J’ai bien aimé la construction des logs, la pensée du robot et la manière dont il essaie de comprendre les émotions. C’est léger et amusant comme Asimov et on en redemande.

Un caveau sans vitrail de Laurent B: On se prend dès le début à sympathiser avec la petite fille kidnappée qui garde des ressources impressionnantes et reste calme jusqu’à la fin. J’ajouterais juste que la parade finale ne marche pas trop sur une liseuse en noir et blanc et a un côté un peu invraisemblable malgré tout mais j’étais prise dans l’intrigue. Pauvre chaton!

Maïa et l’homme blanc de Céline Saint-Charle: Cette nouvelle est juste mignonne et agréable, elle donne un peu de douceur et de joie de vivre dans l’ensemble des nouvelles. On se prend à rêver d’un monde comme celui de Maïa et cela fait du bien. C’est simple et beau.

L’étrangère qui vit chez moi de Khalista Farall: j’ai trouvé cette nouvelle un cran en-dessous des autres. Même si l’ambiance est assez noire et retranscrit bien l’idée, j’aurais préféré plus de mise en situation.

Maman est une espionne de Nicolas Chevolleau: j’ai un sentiment ambigü par rapport à cette nouvelle, elle est amusante et donne un point de vue de petite fille qui n’a pas compris grand chose à la vie des « grands » mais j’avoue que j’aurais préféré avoir tout le mode d’emploi pour mieux comprendre l’ironie de la situation. En tout cas,  joliment trouvé comme idée!

Tout compte fait de Nathalie Bagadey: cette nouvelle rayonne de bonheur et elle est très agréable à lire. Elle donne un éclairage différent sur les contes de fées qu’on avait tous plus ou moins dédaigné à un moment. Ma petite critique serait le ton excessivement joyeux et précipité qui garde un petit côté maladroit sur l’ensemble.

Dans l’impasse du chat de Marie Havard: voici un de mes coups de cœur si ce n’est la meilleure nouvelle de tout le recueil. L’autrice réussit à donner une existence à un chat qui va vivre de grandes aventures. La fin conclut avec brio cette histoire féline incroyable avec le héros félin bien mal récompensé de ses actions.

Le dernier chant de Cindy de Vincent Ferrique: pour être honnête, même si la nouvelle est bien écrite, l’intrigue est beaucoup trop noire et horrible pour que je l’apprécie. Elle m’a mise mal à l’aise et j’ai trouvé le rythme un peu trop mou. J’aurais aussi préféré que le « don » de Cindy soit mieux décrit, elle écoute, parle et ça marche?

Le numismate de Patrice Dumas: La chute est grandiose et le reste est digne d’un grand écrivain, on croirait du Balzac et on y croit jusqu’au bout aux pouvoirs magiques.

La dernière danse de Valéry Bonneau: l’idée est grandiose de faire quelqu’un qui est allergique au toucher et ne peut toucher aucun être humain. Malheureusement, je trouve qu’elle n’a pas été exploitée jusqu’au bout et je suis restée sur ma faim.

Bal du 14 juillet de Zia Odet: cette nouvelle est très noire, très dure et j’avoue qu’elle l’est beaucoup trop pour ma sensibilité, j’étais plutôt choquée mais elle est remarquablement bien écrite.

Donc comme vous voyez, on a une sacrée collection de nouvelles toutes plus géniales les unes que les autres. Si je devais prendre mes trois préférées dans tout ça, je dirais Maïa et l’homme blanc de Céline Saint-Charle, Dans l’impasse du chat de Marie Havard et Le numismate de Patrice Dumas.

 

 

 

The Avenue in the Rain de Arnauld Pontier

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Ce livre est un recueil de plusieurs nouvelles, quelques-une absolument géniales et d’autres moins intéressantes. Je vais détailler tout de suite.

La première nouvelle éponyme SF traite du dernier homme sur Terre dans un style noir et jouissif. L’auteur rajoute quelques bonnes inventions et on ressent tout de suite la misère du personnage principal dans un décor parfaitement décrit de manière poignante. Je dois dire que c ‘est la meilleure nouvelle du recueil à mon avis.

Le cœur à nu est pour moi la deuxième meilleure nouvelle. L’aspect étrange et fantastique apparaît avec justesse petit à petit et j’ai tout de suite sympathisé avec cette femme qui subit un étrange destin. La fin est à la fois dure et extrêmement bien imaginée, c’est court et intense.

Quant aux deux dernières, j’étais moins convaincue par La photographie que je n’ai pas bien compris, et par Syrtes qui malgré le style, est moins une nouvelle qu’une évocation de l’auteur.

Bref, un recueil à lire pour les deux principales nouvelles, noires, fortes en émotions, et avec un style remarquable.