Traité du zen et de l’entretien des motocyclettes de Pirsig

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Avis

Ce livre comporte deux aventures: la partie aventure en motocyclette et la partie aventure philosophique avec le narrateur qui se met à discuter de la manière dont il faut définir la Qualité en passant par le philosophe grec Phèdre.

J’avoue qu’au niveau philosophique, je n’ai pas tout à fait compris à quel point l’auteur affabulait sur l’histoire du Phèdre, philosophe grec, et à quel point il avait réellement étudié son sujet. Ce livre se rapproche d’une certaine manière du Monde de Sophie et reprend une problématique classique: comment rapprocher le côté abscons de la philosophie à des problèmes réels.

J’ai trouvé la partie aventure en motocyclette plutôt rébarbative, on a l’impression qu’il s’agit d’une excuse pour discuter philosophie et si le narrateur essaie de relier les deux parties au début, la fin montre bien que seule la partie philosophique compte réellement. Quant à la partie sur la Qualité, je ne suis pas la meilleure personne pour critiquer de la philosophie mais je dois avouer que le côté historique de Phèdre m’a un peu gêné. En effet, on ne sait pas à quel point l’auteur invente et j’ai eu du mal à accepter le fait qu’il utilise les propos d’un philosophe grec en les ramenant à sa sauce, surtout que je ne connais pas bien l’histoire de Phèdre.

Bref, un roman philosophique qui ne s’assume pas mais pourra plaire à ceux qui veulent philosopher sans se prendre la tête.

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La condition humaine de Malraux

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Avis

Pour être honnête directement, je n’ai pas réussi à apprécier ce roman pour deux raisons: 1/ il s’agit d’une histoire se passant en Chine pendant la Révolution et ne pas connaître l’histoire m’a gênée 2/ tous les personnages sont des terroristes (révolutionnaires selon le camp) et certains n’hésitent pas à se tuer ou à poser des bombes. Il ne s’agissait clairement pas d’un livre bien choisi dans un contexte de terrorisme et de paranoïa, j’avais plutôt envie de légèreté et je me retrouve plongé dans la peau de ceux qui n’hésiteraient pas à se faire exploser pour leurs idées, ceux pour qui la mort est préférable à une vie sans idéal.

Le contexte est tellement présent que je me sentais exclue, je ne comprenais pas du tout les enjeux politiques de leur groupe, leur importance par rapport à l’histoire et à quel point la description était réaliste des événements réels qui ont eu lieu. Pour être encore plus honnête, je n’aime pas les livres qui parlent de politique en général et encore moins sous un fond historique.

Bon, je l’ai lu au mauvais moment, il ne s’agit pas d’un livre que j’apprécie et malgré le talent de l’auteur, je ne me suis pas sentie concernée.

Discours de la servitude volontaire de La Boétie

Avis

Soyons honnête, je déteste la politique et les essais de philosophie en général ne me fascine pas. J’ai voulu essayer cette lecture, recommandée par une connaissance, parce que j’avais beaucoup entendu parler de ce livre et que l’auteur est un ami de Montaigne.

Je ne m’attendais pas à de grandes révélations, je venais juste pour découvrir quelques idées intéressantes et éventuellement quelques perspectives nouvelles à laquelle je n’avais pas pensé.

Le résumé est très simple à effectuer: l’auteur affirme que tous les hommes sont libres et que s’ils sont asservis par un tyran extérieur, cela ne provient que de leur soumission à l’autorité. Si tout de même ils n’auraient jamais eu de liberté au cours de leur vie, cela est très dommage et il faut les plaindre. En somme, les idées sont très basiques: la liberté vaut tout le reste et sans liberté, tous les avantages ne sont que des leurres.

J’avoue que j’attendais beaucoup plus de cet essai qu’un ramassis d’idées très contestables et qui n’est qu’à peine argumenté puisque supposé évident. En bref, un petit essai qui se lit difficilement non seulement à cause de la langue vieillie mais aussi à cause des idées qui se répètent.

Chroniques expresses 8

Morsure (Par le sang T0.5) de Florence Cochet

Petite nouvelle qui précède à une série, cette nouvelle distraie de manière agréable. Sans trop d’ambitions, elle arrive à présenter un univers simpliste assez rapidement avec une distinction entre différentes types de personnes ayant du pouvoir. Le personnage principal, Shyle, sans être attachante, possède assez de caractère pour qu’on ait envie de lire ses aventures. Je suis perplexe: le style est bien, les personnages sont intéressants (surtout le vampire) mais sans trop rapide pour avoir un vrai impact. Cela ne m’a pas donné envie de poursuivre sur le reste de la série.

L’homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle

Eh bien ce livre représente tout ce que je n’aime pas dans le domaine des pseudo-essais philosophiques de développement personnel. Le récit est agréable et facile à lire mais sans aucune profondeur. Il s’agit d’un homme venu voir un « sage » qui va changer sa vie. Quelques enseignements classiques sont énoncés: on a toujours le choix, il faut vivre la vie de ses rêves et être rejeté n’est pas la fin du monde. Mais l’auteur se contente d’énoncer des platitudes sans chercher plus en avant et je suis ressortie de ce livre amusée mais certainement pas plus avancée.

Chroniques expresses 2

Vu que j’ai passé une semaine sans mon ordinateur (à cause d’une panne réglée hier soir), je pense que je vais me contenter de faire une brève critique des livres lus pendant la semaine:

L’Âme du monde de Frédéric Lenoir (216 pages)

âme du mondeMa mère me l’avait fortement conseillé et me l’avait prêté alors j’ai commencé ce livre avec quelques appréhensions, notamment sur sa simplicité. Le livre traite de plusieurs penseurs qui se retrouvent ensemble pour discuter et établir des principes. Certes, les idées sont jolies et sympathiques, après tout, il s’agit aussi d’union religieuse et de paix sociale dans cet essai. Mais il me manque de la profondeur et un véritable aboutissement dans la réflexion. Je me suis sentie déçue du côté trop superficiel de leurs discours qui accumulaient les clichés et les bonnes paroles. Dommage!

Pour un tweet avec toi de Teresa Medeiros (285 pages)

Pour-un-Tweet-avec-ToiJe partais avec un très bon a priori, le roman semblait amusant, sans prise de tête, agréable et je m’apprêtais en l’ouvrant à passer des moments sympathique. Bref, ce fut une grosse déception. Je n’ai pas adhéré aux échanges type Twitter entre les deux personnages et leur histoire « d’amour » m’a semblé terne. Le gros rebondissement de la fin n’a même pas réussi à m’émouvoir tellement je peinais à entrer dans l’histoire et au final, tous les échanges de Twitter m’ont tellement agacée que je n’ai pas aimé le roman. Après tout, je ne suis pas fan de Twitter dans la vraie vie donc ce roman n’a pas du tout réussi à me faire changer d’avis…

Chroniques expresses

Voici une nouvelle catégorie qui regroupera les livres que je préfère commenter rapidement soit parce que je n’ai pas beaucoup de temps ou parce que je ne suis pas du tout inspirée par les romans lus.

Discours de la méthode de Descartes (228 pages)

Descartes-Rene

Un monument de la philosophie et c’est ce qui m’a poussée à l’acheter en terminale. Me voici cinq ans plus tard, après avoir terminé le livre.
Les premières parties sont non seulement intéressantes à lire mais fondamentales: il explique sa méthodologie du doute et comment il est parvenu à ne rien prendre pour acquis. Dès qu’il s’éloigne de cette attitude pour « montrer » Dieu et le reste, le traité perd de son intérêt pour devenir moins un moyen de réflexion qu’un moyen d’imposer ses idées à sa manière. Mais si on peut retenir quelque chose de Descartes, c’est de toujours réfléchir par soi-même et se demander d’où viennent nos certitudes.

The Game de Neil Strauss (452 pages)

the gameJ’avoue que dès le début, j’étais dégoûtée par le protagoniste qui se servait des femmes pour une gratification sexuelle et les utilisait sans aucun remord avec un mépris pour elles misérable. J’ai commencé à m’adoucir lorsque je me suis rendue compte que loin de glorifier les pratiques abjectes des PUA (Pick Up Artists), il essaie de montrer que ces séducteurs ne sont que des pauvres gamins qui n’ont que peu d’estime et cherche par tous les moyens à se construire une image même en utilisant les femmes comme objet et la morale de l’histoire, étonnante après un tel récit, est que rien ne vaut une relation homme-femme fondée sur le respect mutuel et que tous les séducteurs abjects ne cherchent qu’à combler un manque en eux.