Le trône de cendre de Aurélien Grall

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Ce livre commence de manière forte avec la mort d’un étudiant et l’engagement de son ami Adrien à changer les choses. Il nous place dans une société parallèle à la nôtre telle qu’on peut se poser des questions sur les populistes de notre époque. Une des questions que je me suis toujours posée face aux politiciens corrompus: est-ce que le pouvoir corrompt toute personne qui en est dotée?

Ce livre tente de répondre à cette question et la succession des événements rend le lecteur conscient que même avec les meilleures intentions du monde, on peut commettre de graves horreurs. Je reste très vague bien sûr pour ne pas spoiler le roman. L’auteur détient un style agréable et les péripéties abondent, j’ai lu le livre assez vite.

J’ai adoré les allusions avec le livre Aliénor du même auteur qui permet de créer une connivence subtile avec les lecteurs sans à mon avis aliéner les nouveaux. L’univers du roman est très riche, l’auteur réussit à nous plonger de manière crédible dans un monde rempli de nombreux personnages, tous bien étudiés et caractérisés de manière intelligente pour la plupart. J’ai tout particulièrement adoré les passages de Catherine Donovan, la correspondante CNN à Paris qui donnait une touche de réalisme à ce roman.

Pour les côtés plus négatifs, ils se situent surtout de mon point de vue dans la relation amoureuse entre Olympe et Adrien qui n’est pas suffisamment développée pour que je comprenne le désespoir d’Olympe. De même, on nous évoque des harems et des fantasmes sexuels d’Adrien de manière naturelle alors que j’avais trouvé cela étonnant par rapport à la personnalité d’Adrien telle qu’on nous la présentait au début. De plus, pourquoi toutes les femmes tombent instantanément amoureuses de lui dès qu’elle le voit? C’était ma petite remarque sur l’agacement que j’ai eu vers la fin. Je trouve que l’auteur aurait pu encore plus développer l’aspect politique qui est si vaste et l’aspect amoureux et sexuel du roman pour le rendre plus crédible.

Bref, un roman assez glacial sur une réalité politique qu’il est dur d’occulter. Le pouvoir monte assez vite à la tête et le protagoniste nous le rappelle avec une violence assez inouïe.

 

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Cher Yémen… je m’en vais de Jeff M.

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Avis

Je dois avouer tout d’abord mon ignorance, hélas. Je ne connaissais strictement rien du Yémen et je n’avais pas réellement suivi le peu d’actualités qu’on peut avoir en France sur ce pays. Bref, je suis arrivée dans ce livre les yeux vierges, sans rien savoir.

Ce livre est une autobiographie et raconte les années du narrateur passées au Yémen. Le narrateur explique de manière très précise et à sa manière les différents régimes politiques et les conflits politiques qui se sont succédés. On entre émerveillé et terrifié dans un pays dont les bouleversements nombreux se sont produits durant les dernières années. Il s’agit de l’histoire récente et cela m’a vraiment donné envie d’en savoir plus sur ce pays inconnu et de découvrir plus en profondeur la culture d’un pays autant martyrisé.

Ce livre donne envie de connaître le ressenti des yéménites sur la situation et même d’aider les gens là-bas dont on ne sait strictement rien en France. Malheureusement, les photos passent moins bien sur ma liseuse (noir et blanc en plus) mais en les regardant sur écran, c’est magnifique.

Bref, un livre qui donne envie de voyager et de connaître une autre culture.

Discours de la servitude volontaire de La Boétie

Avis

Soyons honnête, je déteste la politique et les essais de philosophie en général ne me fascine pas. J’ai voulu essayer cette lecture, recommandée par une connaissance, parce que j’avais beaucoup entendu parler de ce livre et que l’auteur est un ami de Montaigne.

Je ne m’attendais pas à de grandes révélations, je venais juste pour découvrir quelques idées intéressantes et éventuellement quelques perspectives nouvelles à laquelle je n’avais pas pensé.

Le résumé est très simple à effectuer: l’auteur affirme que tous les hommes sont libres et que s’ils sont asservis par un tyran extérieur, cela ne provient que de leur soumission à l’autorité. Si tout de même ils n’auraient jamais eu de liberté au cours de leur vie, cela est très dommage et il faut les plaindre. En somme, les idées sont très basiques: la liberté vaut tout le reste et sans liberté, tous les avantages ne sont que des leurres.

J’avoue que j’attendais beaucoup plus de cet essai qu’un ramassis d’idées très contestables et qui n’est qu’à peine argumenté puisque supposé évident. En bref, un petit essai qui se lit difficilement non seulement à cause de la langue vieillie mais aussi à cause des idées qui se répètent.