Aliénor, l’origine de toutes les haines de Aurélien Grall

Avis

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Je ressors avec un avis mitigé de ce livre, entre le début prenant et la fin qui part dans tous les sens.

Tout d’abord, au début, on commence par suivre le destin de trois filles dans un internat un peu particulier. Même si au début, les filles semblent interchangeables, elles prennent rapidement une personnalité propre à chacun et les aventures sont telles que dans la violence de l’intrigue, j’avais envie d’en savoir plus sur les mystères autour de l’internat. Bref, pour la première partie de l’histoire, j’étais bien engagée dans l’univers que je trouvais passionnant.

En ce qui concerne la deuxième partie lorsque les filles sont engagées dans l’action, j’étais moins convaincue car je trouvais que l’intrigue partait un peu dans tous les sens et je me détachais progressivement de ces filles. Bref, je trouvais que les fils d’intrigue étaient plus difficiles à suivre et plus violents.

Finalement, j’ai apprécié l’univers de l’internat, j’ai également apprécié l’intrigue mais j’ai trouvé moins convainquant le chaos de la fin. Je remercie donc l’auteur pour ce sympathique livre ainsi que la plateforme Simplement Pro.

Seul sur Mars de Andy Weir

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Avis

Voici un roman que j’ai trouvé très difficile à lire et qui m’a pris beaucoup de temps. Au demeurant, l’histoire a l’air sympathique. Un homme se retrouve coincé sur Mars et doit survivre plusieurs mois. Pour être honnête, je ne suis pas fan des histoires type Robinson Crusoé mais j’étais prête à me laisser convaincre. La conclusion est que j’ai vraiment du mal à adhérer à ce genre d’histoires. Les parties les plus prenantes étaient les alternances entre le point de vue de Mark, le cosmonaute perdu et les discussions entre les différents employés de la NASA. Dès que d’autres personnages se sont manifestés, j’ai pris plus de plaisir à voir les employés cherchaient à sauver Mark, se battre contre l’administration politique, contre les journalistes, contre les susceptibilités de chacun pour se mettre ensemble et essayer de trouver une solution.

Mark n’est pas forcément antipathique, l’auteur a essayé de le rendre drôle à sa manière mais devoir passer autant de jours sur Mars avec lui n’est pas facile. Le style d’écriture est très technique et devient très vite horripilant, alors que Mark essaie des fois de faire des blagues pas drôles. J’ai eu l’impression que le personnage principal n’avait pas d’émotions et qu’il était difficile d’éprouver de l’empathie pour lui. Au bout d’une centaine de pages, sa survie me laissait complètement indifférente et il aurait pu vivre ou mourir que ça ne m’aurait pas dérangée. A ce niveau là, je trouve que, en dehors de ce cosmonaute de l’extrême, les autres personnages en dehors, qu’on voit bien moins souvent, ont des réactions plus réalistes et provoquent une émotion plus crédible.

Bref, un long roman  qui m’a laissée perplexe.

Clara (Les Néo-Gaiens 2) de Florence Gérard

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Avis

J’avais hâte de continuer cette saga pour plusieurs raisons. Tout d’abord, j’avais adoré la partie science-fiction et la création d’un monde dans le premier tome. Ensuite, l’héroïne de ce tome a mon prénom, ce qui me rend en général plus indulgente.

Le verdict: un très bon roman, haletant, plein de suspense, que j’ai dévoré en quelques heures mais malheureusement avec un fin décevante qui laisse un petit goût amer.

Le tome reprend les idées de la communauté des Mods, ceux qui ont été atteints par le virus fatal qui a ravagé la population humaine mais qui ont survécu, rebelles qui vont essayer d’empêcher les Norms de s’acharner sur eux et de lancer un virus contre les Mods. Clara, une Norm, vit une relation mouvementée avec son ennemi de base, les Mods et surtout Vince. Contrairement aux relations mouvementées où le sujet de conflit est artificiel, j’ai trouvé que globalement, ils essaient de se comprendre même s’ils savent que leur relation est vouée à l’échec. On nous présente deux trames, une trame dans le passé où Clara a rencontré Vince et celle dans le passé où elle essaie d’empêcher son père d’éradiquer tous les Mods. Contrairement à la plupart des romances que j’ai lu, j’étais vraiment intéressée par les secrets cachés par les Mods que Clara découvre, par la manière dont ils essaient de propager leur race malgré leurs faiblesses et pas seulement par la relation amoureuse. Cette dernière occupe certes une grande place dans le récit et dans l’esprit de Clara mais ne l’empêche pas d’accomplir de grandes choses pour sa cause.

Le récit dans ce tome est mouvementé, on a à peine le temps de souffler qu’une autre catastrophe survient et ce rythme très fort donne envie de dévorer ce livre le plus vite possible. C’est aussi pour cela que la fin semble trop facile puisqu’on a une fin « ouverte », qui ne résout pas aucune des intrigues introduites jusqu’à présent. Je vais être obligée de me jeter sur le prochain tome.

En bref, malgré la fin abrupte, la personnalité de Clara, le monde rempli de mystères et la relation amoureuse sincère rendent ce tome très attachant. Je remercie donc les éditions Laska de m’avoir procuré ce plaisir.

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La Horde du Contrevent de Alain Damasio

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Avis

Je n’avais pas beaucoup d’attentes sur ce bouquin à part qu’un collègue me l’avait recommandé et lorsqu’une lecture commune a été organisée sur le forum Livraddict, je n’ai pas hésité un seul instant pour me plonger dans ce gros roman.

Les premières pages m’ont déstabilisée et j’ai failli arrêter. Je me suis retrouvée devant une multitude de personnages, avec une histoire très étrange et bourrée de termes techniques qui incluaient du vent et autres. J’ai du attendre plus d’une centaine de pages avant de comprendre l’intrigue du roman, avant de reconnaître certains personnages, comme Sov et Caracole, mes personnages préférés.

Durant tout le roman, j’avoue avoir été incapable de me rappeler de plus de quatre à cinq personnages et j’avais du mal à comprendre tout de suite et reconnaître les différents narrateurs, même si certains se distinguent parmi d’autres. Une des scènes mythiques est celle avec le duel de poèmes entre Caracole et son adversaire où les poèmes se succèdent et sont absolument grandioses. J’ai été éblouie par les différents combats menés par la Horde, par le concept psychologique du dernier type de vent. J’ai adoré l’idée du vent qui permet de te dévoiler qui tu es, et cela permettait d’en savoir plus sur chacun des personnages. J’ai vibré sur les dernières pages devant le destin de Sov.

Bref, je me suis retrouvée dans une épopée sans pareil, devant un roman absolument formidable et que j’ai apprécié.

Les Néo Gaïens T1: Pimp de Florence Gérard

Résumé:

En 2010, le virus Z a décimé la population mondiale. Cependant, certains de ses morts sont inexplicablement revenus à la vie. Désormais dotés d’étonnantes capacités, ils sont devenus les « modifiés » ou Mods, par opposition aux « normaux » ou Norms. Dans ce monde post-apocalyptique a émergé l’ORDRE, l’Organisation Réunifiée Des Rescapés et Epargnés.

Aujourd’hui, en 2040, l’Ordre a étendu son influence à la planète entière, et s’est fixé pour mission d’éliminer les Mods2, les enfants des Mods, aux pouvoirs soi-disant encore plus puissants que ceux de leurs parents. C’est dans ce contexte que Pimp débarque à Marlon, un agglomérat issu des ruines des anciennes villes de Marseille et Toulon. La jeune femme ne cherche surtout pas d’histoires… mais cela n’empêchera pas les histoires de la trouver !

Avis

Un grand merci aux éditions Laska de m’avoir offert la chance de lire ce roman. Très court et pourtant très prenant, je ne croyais pas qu’on puisse assimiler la romance et la science fiction avec autant de classe. L’auteure manie avec élégance plusieurs genres et techniques en parallèle, elle utilise une alternance de journaux intimes, gardant avec chacun d’entre eux un suspense redoutable qui m’a permis de dévorer avec hâte ce roman.

Le contexte est présenté rapidement et avec élégance, sans mots techniques compliqués, l’auteure arrive à nous donner un monde détruit avec des personnages hors du commun et une héroïne fascinante. J’avoue que je n’ai pas trop accroché à la romance principale, pour une fois, l’histoire sous-jacente des Mods et de ce monde m’a tellement passionnée que j’ai laissé de côté les relations entre personnages pour me concentrer sur l’histoire de l’Univers.

Bref, un grand coup de cœur pour un univers fascinant, un monde que j’ai envie de retrouver et une héroïne qui n’a pas la langue dans sa poche.

Blade Runner de Philip K. Dick

(Do Androids dream of electric sheep?, 251p)

Avis

J’ai adoré ce roman qui traite des questions habituelles dans les romans de type robots/intelligence artificielle: qu’est-ce qu’être humain? Qu’est-ce qui distingue les humains des robots? Le personnage principal n’est ni un modèle d’empathie ni un personnage très agréable. Son but dans sa vie professionnelle est de tuer des modèles d’androïdes pour gagner de l’argent.

Tout le roman est fondé sur le fait que la principale différence entre humain/androïde réside dans l’empathie, et l’empathie presque exclusivement envers les animaux. L’auteur, sans utiliser des termes techniques compliqués, réussit à imposer un univers bien sombre avec une Terre submergée par des poussières radioactives, des humains qui semblent condamnés à partir vers des colonies extraterrestres et des androïdes qui fuient ces mêmes colonies et sont chassés sur Terre par des blades runners (autrement dit des chasseurs de primes).

Je n’ai pas vraiment compris pourquoi les androïdes devaient à tout prix être tués ni pour quelle raison certains s’en sortent sans dommage et  que cela n’affecte pas l’histoire. La fin également n’est pas non plus très satisfaisante avec un auteur qui semble plonger dans le psychédélique mais pour le reste, il s’agit d’un récit rempli de questionnements philosophiques fascinants, d’un récit où les animaux sont à l’honneur et l’auteur réussit en plus à rajouter du suspense et des passages mouvementés comme celui où le blade runner se trouve confronté à des androïdes trop beaux pour être vrai. Alors est-ce que la seule empathie permet de caractériser l’humanité? C’est loin d’être aussi sûr.

ChallengeMystère

Le casse du continuum de Léo Henry

Avis

Un roman de SF clairement inspiré de Ocean’s Eleven avec une quatrième de couverture assez explicite: « Thriller de science-fiction convoquant tour à tour les souvenirs d’Ocean’s Eleven ». Donc on a une ambiance qui se veut à la fois de la hard SF avec un univers complètement inventé et décalé, un pastiche de Ocean’s Eleven avec le côté casse un peu sensationnel (ils vont s’infiltrer dans le Dieu de l’Univers et non, ce n’est ni une blague ni une parodie) et une inspiration assez nette de Inception avec la partie entrer dans un rêve. L’auteur veut donc faire quelque chose comme un mix d’Inception et d’Ocean’s Eleven.
Pour être tout à fait honnête, je n’avais pas aimé Ocean’s Eleven, un peu trop grand spectacle à mon goût et j’avais juste adoré Inception, du gros n’importe quoi assumé dans sa quintessence.
Le roman commence fort, avec des personnages en plein action dans un univers décrit avec du vocabulaire technique mal utilisé. L’auteur n’a pas très bien compris que construire un univers et l’expliquer aux lecteurs ignorants de cette construction ne signifie pas balancer des tonnes de mots techniques de manière à se sentir très intelligent tout en perdant le lecteur dans un univers mal compris.
En gros, pendant une bonne première partie du roman, j’avais l’impression d’être perdue et frustrée en permanence. Heureusement, à la deuxième partie du livre, l’auteur se décide enfin à construire son histoire et à la rendre un peu plus compréhensible et à coup de grandes annonces (On peut obtenir tout ce qu’on veut! On va entrer dans les rêves de Dieu! On peut être annihilé de l’univers!), le récit commence enfin à devenir intéressant et je me suis prise au jeu de l’auteur, me disant que finalement, le bouquin n’était pas si mal, malgré le côté un peu grand spectacle.
Hélas, lors de la troisième partie, l’auteur cherche à construire sa propre version de Inception et à construire un monde de rêves rêvé par une machine. Ce n’était pas une bonne idée… l’auteur tombe dans les deux extrêmes: il part des fois dans des scénarios trop convenus ou dans le gros n’importe quoi et au bout d’un moment, non seulement je commençais à fatiguer d’un monde de rêves trop banal mais les délires de l’auteur tombaient complètement à plat et ses rebondissements étaient à peine compréhensibles.
En bref, je suis déçue, d’une idée plutôt sympathique, l’auteur s’est laissé enfermer dans un scénario assez prévisible et a préféré du grand spectacle à de la littérature intelligente. Ou peut-être que la science fiction dans ce genre me laisse indifférente.