La vie de Marianne de Marivaux

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Voici un livre que j’ai lu forcée et contrainte. Ce roman est un déballage de retournements peu crédibles et d’une héroïne mélodramatique qui aime plus se mettre en valeur que ressentir quoi que ce soit.

Cela commence par une orpheline qui perd ses parents très jeunes. Lorsqu’elle arrive à Paris, elle se fait recueillir par un vieil homme qui essaie d’abuser d’elle sexuellement. A partir de là, les situations les plus rocambolesques se succèdent. En effet, elle va simultanément rencontrer le neveu du vieil homme puis la mère du jeune homme et tout cela par hasard de manière parfaitement inopinée.

Les larmes de l’héroïne sont tellement fréquentes et son comportement tellement idéal qu’on se demande des fois à quel point il est sincère.

(GROS SPOILER) Au final, le roman reste inachevé avec une fin où après s’être battu pour son amour, le jeune homme qu’elle aime après lui avoir parlé quelques minutes durant tout le roman et qui a pour seule qualité d’être beau, décide finalement de tomber amoureux d’une autre.

Bref, un roman que j’ai trouvé très futile et fatiguant à lire.

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L’éducation sentimentale de Flaubert

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Je n’ai jamais apprécié le style de Flaubert et ce livre m’a confortée dans mon opinion. Le « héros » de l’histoire, Frédéric, passe beaucoup de temps à attendre que les événements se passent, il reste amoureux de Mme Arnoux, une femme déjà mariée qu’il désire depuis le début et avec qui il va se rapprocher et se séparer en boucle. Il n’a aucune éthique morale, n’hésitant pas à se servir d’une femme enceinte de lui et dans le même temps voulant épouser une autre femme pour son argent. C’est un personnage girouette qui accepte tout et son contraire. Bref, le héros répugnant par excellence et j’ai tendance à trouver repoussant les livres où le personnage principal me répugne.

En ce qui concerne l’intrigue presque inexistante, on a le XIXe siècle en peinture avec les événements sanglants dans Paris et on a aussi une foule de personnages qui gravitent autour de Frédéric, tous aussi inoubliables les uns que les autres. C’est un très gros bouquins, et les cinq cents pages défilent avec une telle lenteur que j’ai mis plus de trois semaines à finir ce roman au rythme lent.

Bref, je déconseille absolument.

 

Médée suivi des Troyennes de Euripide

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Avis

J’ai un avis mitigé sur la pièce Médée. J’ai beaucoup aimé certaines revendications féministes pour l’époque, le fait de placer une femme héroïne au centre et de lui donner des arguments valables montrant à quel point la situation des femmes est difficile. Malgré cela, je trouve la pièce trop courte et Euripide n’a pas le temps de rendre le personnage principal sympathique. Certes, il s’agit d’un mythe et tout le monde sait (ou devrait savoir) que Médée tue ses enfants à la fin, mais le cheminement pour arriver jusque là m’a bien déçue. Elle est déjà convaincue depuis le début et Jason est un personnage bien faible qu’on a juste envie de massacrer à la fin. Dans un sens, l’acte de Médée, aussi cruel et injustifiable soit-il, est traité de manière argumentée et on n’a pas juste une sorcière en colère devenue hystérique. C’est une femme intelligente qui a été trahie et qui comprend qu’elle ne peut pas faire autrement que tuer pour recouvrir son honneur et frapper ceux qui l’ont trahie.

Quant à la deuxième pièce, il s’agit simplement de plaintes, de femmes qui désespèrent de la défaite et après avoir lu Andromaque de Racine, revoir une Andromaque d’une époque plus ancienne dans une position moins avantageuse m’a déçue et il ne se passe rien. Pas d’action principale, pas de dilemme, la pièce est plutôt morne, triste et sans enjeux, une perte de temps à part pour connaître un peu mieux l’histoire de la guerre de Troie.

The Importance of Being Earnest de Oscar Wilde

Avis

Bon, autant le dire tout de suite, je crois que je ne suis pas sous le charme de l’humour d’Oscar Wilde. J’avoue que je n’avais pas beaucoup aimé Le portrait de Dorian Grey et cette seconde incursion dans son univers ne m’a que moyennement convaincue. J’avais l’impression de voir du Marivaux bas de gamme, où les hommes un peu riches s’amusent à duper des femmes sur des sujets triviaux comme leurs prénoms et où les femmes restent chez elles à s’exciter sur ces mêmes sujets triviaux. Certes, Oscar Wilde écrit un livre de dérision mais j’avoue ne pas m’être sentie concernée par ces frivoles gens qui n’ont rien d’autre à faire de leur vie que de s’en inventer une autre et cela rendait la plaisanterie moins drôle.

Cyrano de Bergerac de Edmond Rostand

Avis

J’ai entendu tellement de bien de cette pièce que je m’attendais à des monts et des merveilles. Inutile de dire qu’avec une telle attente, je ne pouvais qu’être déçue et c’est effectivement ce qui s’est passé. Je n’ai pas compris tout l’engouement autour de cette pièce, l’histoire reste très basique, la fin assez frustrante et prévisible et finalement, j’ai trouvé le langage joli mais je suis restée de marbre devant Cyrano. Une douce déception.