Tout est sérieux mais rien n’est grave de Coco Brac de la Perrière

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Avis

Ce livre est un guide express pour gérer tout type de situation. Il s’agit presque d’une sorte de dictionnaire où on pioche ces maux pour trouver des remèdes. J’ai particulièrement apprécié la petite touche d’originalité avec l’idée de mettre des « adresses » partout. Pour chaque souci, l’auteur met le lien vers une personne réelle, une méthode ou un site et même si la plupart des liens pointent vers des ateliers en région parisienne (ce qui peut déranger certaines personnes), j’ai bien aimé l’initiative.

Ce n’est pas un livre à relire mais à relire, avec quelques conseils sympas à appliquer en fonction des situations. L’auteur met beaucoup en avant le MBSR (Mindful based stress reduction) et donne envie d’en savoir plus.

Sinon, j’ai trouvé quelques aspects très clichés et limite offensants sur la partie familiale dans le fait que l’auteur considère le père comme systématiquement absent puisque seule la mère peut susciter des angoisses et du stress et globalement, le fait de choisir beaucoup des situations très précises fait que ces dernières sont moins développées. Ceci est particulièrement frustrant d’autant plus si une personne se reconnait dans une situation.

Bref, la tentative est originale, les adresses sont bien pensées et les conseils assez sympathiques malgré quelques clichés évitables. Je remercie donc NetGalley de m’avoir procuré ce livre.

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Comme par magie de Elizabeth Gilbert

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Avis

J’ai un avis mitigé sur ce livre, à la fois très positif et sceptique. Très positif car ce livre encourage la créativité et ayant traversé une période de désert au sujet de mes projets d’écriture, ce livre est une bouffée d’air frais. Il me donne envie de reprendre mes projets créatifs et de poursuivre dans mes rêves de publication malgré la difficulté. J’ai souvent été découragée en voyant que mes efforts dans l’écriture depuis des dizaines d’années n’ont jamais été couronnés de succès. Cependant, la lecture de ce livre me permet de relativiser et d’apprécier en soi l’acte de création, quel que soit le résultat.

Le côté sceptique de mon avis provient de la partie très mystique de l’auteure. Elle s’emporte des fois sur son propos et part dans des descriptions lyriques de l’inspiration et pour quelqu’un comme moi qui est assez terre-à-terre sur ce point, je n’ai pas été emportée par son élan.

En conclusion, j’ai aimé son message d’espoir, un peu moins la manière dont elle l’a tourné. Je souhaite aussi remercier Netgalley et les éditions Calmann Lévy pour m’avoir procuré un exemplaire de ce récit.

Comment je suis devenue chamane de Claire Marie

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Avis

Tout d’abord, l’auteure possède le même prénom que moi, je me suis sentie par conséquent tout de suite plus impliquée. Je m’attendais à un apprentissage et une leçon sur les rites chamaniques. J’aurais préféré une vision plus exhaustive sur la philosophie de ces rites.

Le bouquin propose plutôt un journal personnel sur la manière dont l’auteure, une psychologue, va s’approprier différents rites chamaniques et d’Amérique Latine pour enrichir sa vision de la psychologie. L’état d’esprit en France me permet difficilement d’imaginer un hôpital acceptant d’avoir des médecines alternatives promulguées par des psychologues. Je trouve cela fascinant que certains hôpitaux l’acceptent, au moins en Angleterre.

Le parcours de la psychologue est intéressant à suivre, on la voit tiraillé entre l’éducation occidentale et l’éducation chamanique même si j’avais l’impression qu’elle virait beaucoup plus dans le chamanique que vers l’occidental. J’avoue personnellement posséder le même esprit que sa fille rebelle. Je suis le genre de personnes convaincus par l’expérience plus que par le récit. Une partie de moi avait envie de tester sa thérapie pour vérifier si elle est aussi révolutionnaire qu’elle le prétendait.

En conclusion, je me suis sentie à la fois intriguée par ces thérapies peu conventionnelles et en même temps sceptique devant son voyage initiatique, je demanderais à être convaincue par la suite de ces transformations que permettent les rites chamaniques.

Je remercie bien évidemment les éditions Fayard et NetGalley de m’avoir procuré un exemplaire de ce livre.

Chroniques expresses 7

Je consacre cette partie en général à des petits romans ou à des nouvelles, celui-ci sera consacré à des essais que j’ai lu dernièrement et qui m’ont tous les deux déçus.

Quiet: The Power of Introverts in a World That Can’t Stop Talking de Susan Caine

Cet essai représente tout ce que je déteste dans un essai en général. Le but est d’ordre psychologique plutôt que d’ordre scientifique. Je m’attendais un minimum à des informations scientifiques fiables, des données quantifiées et expliquées sur le fait d’être introverti et un approfondissement des concepts utilisés, ce qui me paraît raisonnable à attendre d’un essai.

Au lieu de cela, je me retrouve devant un livre de coaching qui me dit: c’est bien d’être introverti, c’est cool et en plus il y en des tas et l’auteure balance des exemples historiques à la chaîne tout en racontant sa vie privée et ses propres idées dans un mélange assez indigeste. J’ai pris quelques semaines à le lire en me forçant et j’en arrive à la conclusion que cela me rappelle tout ce que je déteste dans les pseudos ouvrages mi scientifique mi coaching.

Zéro déchet de Béa Johnson

Disons le tout de suite, je n’ai pas lu ce bouquin pour changer de vie ni parce que j’ai eu une épiphanie personnelle sur la manière dont le monde court à sa ruine. J’étais juste curieuse de savoir quelques données pertinentes et de comprendre comment les autres ont réussi à simplifier leur vie. Un détail important: ce livre est écrit pour des canadiens et toutes les adresses des magasins viennent de là bas donc impossible pour un français d’utiliser tous les conseils donnés. Deuxième détail: j’étais un peu gênée par son ton supérieur et la manière dont elle a laissé son obsession devenir tellement énorme dans sa vie. Même si elle l’admet elle-même, elle part tellement dans les extrêmes avec son mode de vie aussi naturel qu’il est plus facile de rejeter ses idées après les avoir lues que de déchiffrer quelques détails intéressants dans la masse.

La vie secrète du sommeil de Kat Duff

(The Secret Life of Sleep, 256 pages)

Avis

J’ai emprunté ce livre pour en savoir plus sur le sommeil, un thème qui m’a toujours fascinée et aussi dans le but inavoué de savoir comment mieux dormir la nuit.

Cet essai ne se prétend pas une étude scientifique et pourtant, le manque d’informations vérifiables et l’abondance d’anecdotes personnelles a eu tendance à m’irriter. L’auteure part souvent dans des digressions lyriques sur les rêves et même si le contexte s’y prête, j’aurais préféré lire un essai dans un style plus formel et plus scientifique.

Je n’ai pas appris grand chose, d’autant plus que l’auteure enchaîne souvent des banalités sur le caractère fondamental du sommeil et notre génération qui veut étouffer le sommeil. J’ai moyennement apprécié le contenu idéologique dans l’essai et le caractère engagé et très personnel.

Tout simplement, je m’attendais à un essai différent et ce livre m’a déçue.

Je pense trop: comment canaliser ce mental envahissant de Christel Petitcollin

(252 pages)

Avis

Ce livre traite des personnes qui ont tout le temps l’esprit occupé à mille choses et j’ai trouvé le livre très court. L’auteure, si elle définit bien ce qu’elle considère comme surefficient, abonde en exemples et en anecdotes ce qui, même si cela contribue à rendre le livre agréable à lire, ne le rend absolument pas crédible au niveau psychologique. De plus, les solutions pour vivre avec cette « tare » sont assez limitées et loin de faire un éloge de la différence, a tendance à faire une distinction entre les gens « normaux », intellectuellement limités et les « surdoués », incompris et mal appréciés dans la société.

Bref, un sujet traité de manière approximatif, une vague tentative de comprendre la différence avec une hauteur et un livre trop court pour traiter d’un terme bien mal défini par des anecdotes de tous les jours. Agréable à lire mais rien à retenir dedans.

Drive: The Surprising Truth About What Motivates Us de Daniel H. Pink

(242 pages)

Avis

Il s’agit d’un essai qui explique que la motivation ne réside pas seulement dans l’argent ou besoins primitifs mais dans le plaisir d’accomplir la tâche indépendamment de l’objet reçu suite à cette tâche. Il s’agit donc de dénoncer le système économique actuel selon lequel les hommes ne travaillent que gagner de l’argent et favoriser un système où ils pourraient travailler pour le plaisir d’être créatif, inventif et pour s’amuser à la tâche.

A vrai dire, cela ne m’apprend pas grand chose, j’ai toujours soutenu l’idée que l’important n’est pas d’être mieux payé mais de prendre plaisir à son travail et de trouver un travail enrichissant à partir du moment où le salaire peut compenser les besoins indispensables de nourriture et de logement. L’auteur donne pas mal d’exemples mais répète aussi souvent ce type d’arguments selon lequel la motivation ne peut pas être encouragée par l’argent.

En bref, la seule chose à retenir est qu’il ne faut jamais travailler pour les autres ou pour l’argent mais pour soi-même et sans cela, le travail devient vite lassant.

Think and grow rich de Napoleon Hill

Avis

J’avoue que je ne souhaite pas devenir riche (du moins pas milliardaire comme dans les exemples) et que j’ai commencé ce livre plus par curiosité que par véritable besoin de richesse. Et j’ai été particulièrement offensée par quelques passages et notamment tout le développement du désir sexuel transmuté. J’ai été choquée surtout par le fait que l’auteur s’adresse ici explicitement au genre masculin (et hétérosexuel de surcroît) et les femmes deviennent pour lui un simple instrument de plaisir, de désir ou de romance par lesquelles les hommes peuvent s’enrichir. Et pendant tout l’essai, je me suis rendue compte après ce chapitre que loin de s’adresser à tous les humains qui auraient envie de s’enrichir ou de pratiquer les conseils pour d’autres buts, l’auteur ne considère que le genre masculin et ne fait que de brèves allusions aux femmes qui, a priori, n’ont pas moins envie de s’enrichir que les hommes.

Après ce long aparté que je considérais comme important et qui m’a beaucoup dérangée dans l’essai, il faut retenir quelques idées principales: désirer un objectif, le mettre en forme par écrit, établir un plan pour l’obtenir et avec ces actions, on peut obtenir tout ce qu’on veut.

El Secreto de Rhonda Byrne

(192 pages, The Secret)

Avis

Tout d’abord mettons les choses au point tout de suite, non, ce livre n’a pas découvert un « secret » qui va changer la vie de toute personne le découvrant. La loi de l’attraction est une des lois les plus connus dans le domaine du développement personnel et contrairement à ce qu’ils voudraient croire, ils ne sont pas les premiers à en parler. L’auteure peut vite énerver avec cette tendance au sensationnalisme avec un mépris assez considérable de la vie humaine. Penser que les gens qui meurent dans des catastrophes/accidents et les gens pauvres en général l’ont bien mérité est une pensée très noire et un manque de respect assez difficile à concevoir. J’avoue que cela peut très vite déranger dans cet essai.

Une autre chose qui m’a vite agacée est la tendance à tout ramener à la physique quantique. J’étudie la physique quantique depuis trois ans à un niveau master et je connais très bien ce domaine. Ce n’est pas parce qu’on a l’air intelligent en citant le mot quantique et en disant tout et n’importe quoi sous ce vocable que cela rend la discussion plus scientifique. Non, la physique quantique n’est pas utilisable par n’importe qui pour annoncer n’importe quoi. C’était pour le coup de gueule du niveau pseudo scientifique de l’essai.

Finalement, est-ce que ce livre ne sert à rien à part à enrichir l’auteure? Oui et non. Oui en raison de toutes les raisons citées précédemment et parce que tout ce qu’elle dit n’est qu’une manière différente de redire qu’il faut être optimiste dans la vie. Non parce qu’il rappelle une chose essentielle qu’il est facile d’oublier, la seule personne qui peut se rendre heureuse est soi-même. Aussi peu ou beaucoup entourée qu’une personne est, son état d’esprit n’est ni déterminé par les circonstances ni par les autres personnes mais uniquement par sa manière de penser. En gros, on devient heureux parce qu’on veut le devenir et pas parce qu’on a tout pour l’être.

La magie du rangement de Marie Kondo

(272 pages)

Avis

Je voyais ce livre partout dans les librairies et à l’occasion d’un grand nettoyage de printemps, je me le suis procurée pour essayer de mettre un peu d’ordre dans sa vie. J’aime beaucoup les principes qui se dégagent de cet essai: tout faire en peu de temps pour pouvoir réellement mettre du changement dans sa vie. Il ne s’agit pas de ranger petit à petit mais d’effectuer un nettoyage radical et c’est pour l’auteure la seule façon de changer sa manière de penser.

J’avoue que pendant longtemps dans ma vie, j’ai été une collectionneuse, une personne qui aimait acquérir des choses plutôt que de vivre des situations et je commence à voir les dégâts d’une accumulation d’une vingtaine d’années et le premier principe du livre se résume en un seul mot: jeter. Non pas mieux ranger mais juste jeter pour faire de la place pour les vraies choses qui comptent et surtout pour les personnes dans sa vie.

Le livre propose une manière très simple de voir les possessions: si un objet ne te rend pas heureux, jette-le. Bien sûr, c’est loin d’être facile dans la vraie vie et il y a des tas de fois où je me suis dit: oui mais c’est toujours utile. Sauf que l’idée de se faire plaisir avant tout et de ne pas garder des objets qui nous ramènent à des souvenirs malheureux est importante.

En conclusion, un livre qui m’a fait prendre conscience de beaucoup de choses importantes et qui m’a aidée dans mon nettoyage de printemps.