Le baptème du Soleil T1 de Bastien Pantalé

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Avis

C’est l’histoire de quatre civilisations: Neït, Terre, Galéa, Anamets. La première partie déroule quatre histoires différentes sur quatre endroits complètement séparés et la deuxième partie explique et nous laisse entrevoir des possibilités futures.

Au début, j’étais un peu déboussolée avec les narrateurs qui changeaient à chaque fois et par les quatre histoires qui se déroulaient en parallèle. Cela me rappelait Les guerriers du silence de Pierre Bordage que j’avais adoré à l’époque. Chaque civilisation et chaque histoire est fascinante, j’avoue avoir eu plus de facilité au niveau de l’histoire Terre qui correspondait à ce que je connaissais le mieux mais j’ai vraiment apprécié chacune des trames sur les quatre histoires. Le fait de permuter permet de rester toujours en haleine et d’avoir en tête toutes les intrigues. Aucune n’est privilégié même si cette première partie traîne en longueur vers la fin, je me demandais à un moment quel était le but de toutes ces trames. J’ai été assez récompensée par le final grandiose, à la hauteur de cette attente un peu longue.

L’histoire est très bien écrite et très intelligente. L’auteur prend à partie les Terriens et essaie à sa manière de nous faire réfléchir sur la meilleure manière de s’adapter à la Terre. Cette confrontation des points de vue permet de donner une  bonne profondeur lorsque les quatre protagonistes doivent entendre le bilan de leur planète. La fin est magnifique, exactement à la hauteur de ce que l’on pourrait attendre.

J’émettrais juste une critique personnelle qui m’a beaucoup dérangée dans ce beau roman: la représentation des femmes et de la femme en général. Il s’agit d’un roman très masculin, loin de la représentation égalitaire que la race finale qu’on trouve prône. Dans les quatre représentants de chaque civilisation, on trouve une femme et trois hommes. Les hommes représentent globalement de manière schématique l’intelligence et la force, la femme est plus dans l’émotionnel et la compréhension ce qui est déjà très agaçant et cliché. De plus, dans les personnages développés, on trouve (à part la race finale), deux femmes (une terrienne, Céleste et Miassa) et toutes les deux ont ou vont avoir des rapports sexuels avec Maxime, le terrien de l’histoire. Bref, toutes les deux sont vus dans un rapport sexuel ou sexualisé à un moment de l’histoire contrairement à tous les autres hommes présents des autres civilisations que terrienne.

Bref, cette partie de l’histoire m’ennuie beaucoup car j’ai trouvé le propos écologique et spirituelle très bien développée.


 

Finalement (ET JE TERMINERAIS PAR UN SPOILER car cela m’a beaucoup agacée dans l’intrigue), l’homme terrien va aider la seule femme importante de l’intrigue à construire une civilisation meilleure.

 

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Mon cousin l’avait prédit tome 1 de Léonard Aigoin

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Mon avis

Ce livre est éblouissant. Il constitue la suite du prologue que j’avais chroniqué ici. A l’époque, j’avais mis du temps à pénétrer dans cet univers étrange et il m’avait fallu tout un recueil de nouvelles avant de me sentir plus familière de l’atmosphère. En effet, l’auteur a crée une véritable ambiance très oppressante et très particulière ce que je trouve remarquable.

Dans ce livre, j’ai pris plaisir à retrouver les personnages du prologue beaucoup plus développés. Le jeu avec les différents personnages est d’autant plus sympathique qu’on découvre au fur et à mesure les différents liens qui les unit. Rares sont les intrigues qui m’ont déplu, sauf peut-être le Poulet que je trouvais un peu lent mais pour le reste, j’étais accrochée à mon siège pour suivre chaque histoire avec notamment une préférence pour les Zombies où la lutte pour les personnes en situations de handicap est illustrée de manière magistrale. On ressent en général beaucoup d’empathie pour la plupart des personnages et surtout pour le pauvre Loïc qui a bien du mal à trouver sa vocation. J’ai aussi une pensée émue pour les fresques des professeurs qui veulent se venger et le pauvre Pierre qu’on a envie de serrer dans ses bras et qui ferme la boucle de manière surprenante.

Un gros bémol personnel de mon côté, j’ai trouvé la passage de Shia dans le véganisme assez outré pour m’agacer car j’avais l’impression de me sentir insultée dans mes propres convictions (je suis défenseure de la cause animale) et cela m’a gênée de voir cela ridiculisé.

Un  atout incroyable du livre est le fait qu’il parle de situations complètement délirantes, des poulpes et des poulets, avec un sérieux et une analyse telle qu’on se retrouve dans un monde reconnaissable et qu’on apprécie de retrouver.

Bref, j’ai adoré le style, les rebondissements, l’intrigue et les personnages donc bravo à l’auteur auquel je remercie d’avoir bien voulu me fournir son livre et je remercie également la plateforme Simplement.

Féelynides – attraction de Cathy Dujardin

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On commence avec un jeune adulte, qui abandonne sa carrière de quaterback aux États-Unis, pour se retrouver en Irlande dans une université avec sa mère.

Dès le début, il se retrouve dans un milieu mystérieux, avec des amis qui ne cessent de le questionner et de lui cacher des choses en même temps qu’on lui déconseille de s’approcher d’un trio de sœurs alors qu’il tombe amoureux de l’une d’entre elles.

Alors que les éléments étranges arrivent assez vite comme les cauchemars de Aidan, et les meurtres, l’intrigue fantasy proprement dite arrive très tard et de manière très frustrante. Tout le monde cherche à se cacher de Aidan ce qui est d’autant plus terrible qu’il est le principal narrateur et que le lecteur essaie de deviner ce qui se cache derrière les mystères de tous. On nous amène dans une intrigue d’adolescents avec des amours déçues, des problèmes de jalousie et en même temps, la première révélation des pouvoirs des Féelynides arrive assez tard et après des tergiversations de Flora, l’amour de notre protagoniste, on arrive tant bien que mal à retrouver la partie fantasy de cette aventure: les fées, les extraterrestres, les vampires. Bref, tout est réuni de manière étonnante et avec une mythologie complètement différente par rapport à d’habitude.

Bref, une intrigue qui peine à se mettre en place, des personnages agaçants qui mettent beaucoup de temps pour raconter leur histoire mais malgré tout, une fantasy étonnante qui peine à se dévoiler. Je remercie Simplement et l’auteur pour ce voyage en Irlande.

L’épée de la Providence (Sorceleur T2) de Andrzej Sapkownski

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Avis

Après un premier tome enthousiasmant, je me suis précipitée sur le deuxième dont le début m’a refroidie. La première aventure un peu lente m’a un peu déçue mais finalement, je n’ai pas regretté d’avoir persisté jusqu’au bout.

En effet, on retrouve rapidement les ingrédients habituels et même plus encore. Le sorceleur se retrouve obligé de dévoiler ses sentiments, à la fois vis-à-vis de Yennefer, son amoureuse habituelle mais aussi devant des personnages plus incongrus. En effet, il se retrouve proie à l’amour de Essie, une jeune femme séduisante avec qui il devra expliquer ce qu’il ressent. On a également l’amour paternelle qu’il éprouve pour Cintra qu’il retrouvera par la suite. J’ai énormément apprécié la manière pudique et belle par laquelle le sorceleur arrive à montrer ses sentiments sans déballage de romantisme ou d’émotions et l’auteur réussit cette prouesse de nous émouvoir devant un personnage qu’on croyait insensible.

Bref, au-delà des histoires de cœur, il reste les combats, l’humour avec le doudou bien nommé et un récit qui reste passionnant. A quand le prochain tome?

Le dernier vœu (Sorceleur T1) de Andrzej Sapkownski

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La quatrième de couverture ne donnait franchement pas envie de lire le livre: « Geralt de Riv est un homme inquiétant, un mutant devenu le parfait assassin. En ces temps obscurs, ogres, goules et vampires pullulent, et les magiciens sont des manipulateurs experts. Contre ces menaces, il faut un tueur à gages à la hauteur. et Geralt est plus qu’un guerrier ou un mage.C est un sorceleur. » Comme quoi, les éditeurs ne vendent pas toujours leur livre aussi bien qu’on pourrait le penser.

Loin d’être une énième saga de fantasy avec un anti-héros devenu presque classique, ce premier tome se distingue par un rythme effréné et un héros pour lequel j’ai éprouvé une affection presque immédiate. Il est à la fois intègre et sans pitié, avec son propre code de valeurs et ses propres souffrances. De plus, ce livre comporte une série de petites aventures, toutes rythmées et ponctuées de rebondissements. Il est difficile de ne pas plonger dans le livre à corps perdu pour en ressortir à la fin.

Bref, ce roman est une merveille à lire, d’une qualité exceptionnelle à laquelle je ne m’attendais absolument pas et j’en suis sortie impressionnée.

DN Angel Tomes 1-2

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Avis

Il s’agit pour moi d’un manga presque stéréotypée, l’intrigue va dans le n’importe quoi facilement, les personnages agissent de manière prévisible. Le personnage principal (Daisuke) a comme seul objectif de séduire une fille et se laisse manipuler par son côté « obscur ». Le personnage de l’inspecteur est rongé par l’idée de capturer le voleur. La fille que le voleur veut séduire est assez peu caractérisée et on se demande bien ce que le personnage lui trouve. Et pour être totalement honnête, je me suis embrouillée entre la fille que Daisuke veut séduire, sa soeur et celle qu’il a embrassé (mais qui est-elle?). Evidemment, de manière totalement cliché, cette fameuse fille qu’il veut séduire tombe folle amoureuse de Daisuke quand il se transforme en un voleur sombre et inatteignable.

Pour être moins sévère, je dirais qu’il s’agit d’un manga aussi vite lu aussi vite oublié, que je pourrais recommander en cas de long trajet mais qui m’a distrait sans me laisser une impression durable.