Les trépidantes mésaventures d’un américain en France de Sébastian Marx

J’avais déjà vu son spectacle et je connaissais globalement son humour qui m’avait fait beaucoup rire à l’époque. Au début, j’étais un peu déçue de me retrouver devant les mêmes blagues, les mêmes clichés et finalement une redite de tous ses spectacles. Pourtant, vers le milieu du livre, je dois avouer que le format lui permet de mieux élaborer sur sa vie et sur ses différentes mésaventures dans l’univers français.

Si les passages sur l’administration française m’ont fait mourir de rire, je suis restée globalement de marbre sur d’autres sujets comme le judaïsme ou la parentalité en général. L’auteur n’hésite pas à se dévoiler et à se mettre en difficultés sur de nombreux sujets et j’avoue qu’au final, cela m’a touchée même si je n’ai pas été réceptive totalement à son humour un peu potache.

Bref, un livre à lire quand on n’a pas le moral car il y a de l’humour pour tous les goûts dedans.

Les 1001 vies d’Isidora de Blanche Saint-Roch

Pour me faire plaisir, j’ai acheté l’ensemble des nouvelles de Blanche Saint-Roch (ancien pseudonyme de Roxane Dambre) que j’ai très rapidement finies. A l’image de l’autrice, ces nouvelles sont remplies d’humour et de charme, elles se lisent un peu trop vite et on en redemande rapidement. Je vous les conseille en cas de moments moroses pour se réjouir car l’autrice arrive à distiller une bonne humeur et un optimisme presque contagieux.

En ce qui concerne le recueil des nouvelles en vrac, même la nouvelle Un train pour convaincre est hyper classique et la fin prévisible, c’est toujours agréable à lire. Un travail de rêve est plus futée pour le coup et j’avoue avoir beaucoup apprécié la chute de cette nouvelle. La première du recueil est savoureuse mais d’une facture assez classique pour le genre. La nouvelle 2100 J-7 est étonnamment sombre connaissant l’autrice et c’est la nouvelle que je trouve la moins inspirée du recueil. Le Fluide-Tour se lit avec beaucoup de plaisir malgré la panique de la pauvre fille. Quand à la dernière nouvelle, c’est celle que j’ai le moins aimée, c’est la plus technologique et j’avoue avoir trouvé le tout très peu vraisemblable et pas forcément intéressant non plus.

Pour les nouvelles fantastiques, c’est probablement le recueil que j’ai le plus aimé, je trouve la touche de l’autrice beaucoup plus pointue et avisée dans le genre du fantastique. La première nouvelle sur les catacombes de Paris est un chef d’œuvre d’ambiance et de rythme. J’ai adoré l’humour et la manière dont Les Histoires de la Faucheuse prend à contre pied les histoires sur la Mort. Le Chaton d’Outre-Lac est agréable à lire mais c’est probablement l’une des plus faibles du recueil. J’ai trouvé celle sur Frankenstein absolument magnifique d’un bout à l’autre avec une chute bien trouvée et une ambiance incroyable. La Main de l’Ange est plutôt convenu et prévisible, sans être trop décevante. Aux Délices du Chaudron est un plaisir à lire, et donne envie de manger pour le coup. L’hiver est une nouvelle beaucoup trop courte que je n’ai pas vraiment compris. Pareil pour la dernière qui est un peu trop facile à mon goût.

Le recueil fantasy commence assez fort avec une nouvelle de laverie assez surprenante et l’humour qu’on reconnaît très vite de l’autrice. Les voyageurs de l’Isidora est aussi assez drôle, surtout grâce à la sirène qui ajoute une saveur irrésistible à la nouvelle. J’ai trouvé la petite fille dans L’initiation des passe-mondes très touchante et l’univers tellement bien décrit que je ne serais pas contre lire un roman entier là dessus. Cette fois, l’autrice réussit à merveille dans le genre poétique avec De sève et de larmes. La nouvelle sur le dragon est plutôt dans une veine un peu trop clichée et prévisible à mon goût. J’ai absolument adoré la touche sarcastique dans L’incantation des chimères où tel est pris qui croyait, comme toujours. La nouvelle L’enfant qui entendait a un concept plutôt fascinant mais reste dans une veine très classique. J’ai beaucoup aimé la réinvention de la légende de Titania et Obéron avec une belle idée. Quant à Peut-on dormir chez vous ce soir?, c’est vraiment trop court et rapide pour que je puisse me faire une idée donc j’étais un peu déçue.

Bref, des recueils à lire absolument pour ceux qui aiment l’humour, la bonne humeur et la dose d’optimisme dont on a tous besoin à un moment.

Longue est la route pour le Valhalla de Philippe Saimbert

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J’avais déjà lu et j’avais été séduite par Loin des fauves du même auteur (je mets la critique ici). J’étais cependant perplexe du ton humoristique que promettait l’auteur, très loin du style assez sérieux du précédent roman que j’avais lu.

Le protagoniste du livre se retrouve propriétaire d’une maison suite au décès de son oncle et il a un temps limité pour vendre la maison sachant que cette maison possède des animaux absolument savoureux (chat rempli de puces, perroquet bavard, âne obsédé sexuel et un cochon célibataire). J’ai apprécié principalement la manière dont l’auteur décrit la famille avec le frère bipolaire et le père inventeur génial. Même si le protagoniste est épuisé à juste titre par sa famille, on ressent une vraie cohésion et un véritable amour familial qui est agréable à lire. L’auteur ne se contente pas de reprendre le personnage éculé de l’inventeur ridicule, il le surpasse en montrant que même avec des inventions qui fonctionnent, il est possible de rater sa carrière. Cela donne un running gag efficace durant tout le roman. Évidemment, les visites avec les gens qui veulent acheter la maison contribuent à donner le sourire au lecteur car tous sont excentriques ou ont une particularité qui hélas, ne leur permet pas d’acquérir la maison rapidement. Même si je n’ai pas ri aux éclats, j’ai souri pendant tout le roman. Les personnages sont bien caractérisés, bien décrits et ne font jamais rire à leur dépens mais avec une certaine compassion pour eux.

Bref, un humour bienveillant dans un roman que j’ai eu plaisir à découvrir. Je remercie l’auteur pour ce service presse.

L’Habit ne fait pas le moineau de Zoé Brisby

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J’ai sérieusement, totalement, complètement adoré le titre. J’ai dû le répéter dix fois à mon copain pour qu’il comprenne la blague. Deux personnages se rencontrent: une vieille dame qui veut être euthanasiée (Maxine) et un dépressif (Alex). Ce qui devait être une simple balade de la maison de retraite à la Belgique devient une course-poursuite entre la police et la voiture d’Alex et ce pauvre Alex en voit de toutes les couleurs.

J’ai adoré dès le début les deux personnages et surtout la vieille dame pour qui je me suis prise d’une affection immédiate. Elle est drôle, sympathique, amusante et c’est tellement rare de voir des vieux dans les romans qu’elle apparait comme une bouffée d’air frais. Le personnage d’Alex est plus classique et même si j’ai esquissé quelques sourires devant ses malheurs, Maxine remporte la palme du personnage le plus incroyable entre les deux. Elle est celle qui vivifie le roman et qui permet de garder le sourire.

Bref, il faut lire ce roman qui est drôle, et donne envie de regarder la vie d’un œil moins désespéré. Je remercie l’autrice et la plateforme Simplement Pro pour ce magnifique roman.

Un karma (presque) parfait de Roxane Dambre

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Sitôt acheté sitôt lu. Ce livre respire la bonne humeur. On entre dans le quotidien de Siloé, une parisienne coincée dans un travail pourri qui cherche désespérément à changer de travail. Cela va l’amener à découvrir un homme séduisant et dangereux, Valérien, dans la peau de son conseiller Pôle Emploi. J’ai beaucoup aimé l’amitié qui se forme entre Siloé et la sœur de Valérien et l’autrice n’hésite pas à développer tous les personnages secondaires de manière assez pointue.

J’étais perturbée au début par l’impression d’absence d’intrigue assez vite compensée par cette gaieté et cette joie de vivre qu’incarne l’écriture de cette autrice. On vibre et on rit avec Siloé au point que c’était difficile de quitter l’univers de Roxane Dambre où il fait s’y bon d’y vivre. J’aurais la critique habituelle des romances, on ne passe pas assez de temps à observer l’histoire d’amour entre Valérien et Siloé, ils passent trop facilement de la haine et l’amour et vice-versa mais cela cadre avec la légèreté du roman.

Sinon, un gros point noir sur la couverture, je m’attendais pendant tout le roman à voir un vélo apparaître dans le roman et j’étais un peu déçue.

Bref, un humour contagieux pour un roman léger et agréable à lire.

 

The Importance of Being Earnest de Oscar Wilde

Avis

Bon, autant le dire tout de suite, je crois que je ne suis pas sous le charme de l’humour d’Oscar Wilde. J’avoue que je n’avais pas beaucoup aimé Le portrait de Dorian Grey et cette seconde incursion dans son univers ne m’a que moyennement convaincue. J’avais l’impression de voir du Marivaux bas de gamme, où les hommes un peu riches s’amusent à duper des femmes sur des sujets triviaux comme leurs prénoms et où les femmes restent chez elles à s’exciter sur ces mêmes sujets triviaux. Certes, Oscar Wilde écrit un livre de dérision mais j’avoue ne pas m’être sentie concernée par ces frivoles gens qui n’ont rien d’autre à faire de leur vie que de s’en inventer une autre et cela rendait la plaisanterie moins drôle.

Demain j’arrête! de Gilles Legardinier

Avis

Pour être très clair, je n’ai pas aimé la narratrice, elle est égocentrique, elle passe son temps à espionner son voisin qui « tombe amoureux » d’elle apparemment, sa relation avec le voisin est très énigmatique. Bon, de manière plus posée, mon aversion directe pour la narratrice et l’abus d’événements peu crédibles ne m’ont pas permis d’apprécier ce roman à sa juste valeur.

Le titre ne m’a pas paru relié à quoi que ce soit, les personnages ne m’ont pas parus réalistes, le changement soudain de profession n’affecte que peu l’héroïne.

Pour être honnête, je n’ai pas grand chose d’autre à raconter sur le livre à part que je l’ai lu sans déplaisir en débranchant mon cerveau et qu’il divertit si on essaie de lire un roman totalement écervelé.

De bons présages de Terry Pratchett et Neil Gaiman

(Good Omens: The Nice and Accurate Prophecies of Agnes Nutter, 448 pages)

Avis

Mon avis en très bref: bof, je ne suis pas dans la cible de ce type d’humour. Je n’aime pas Terry Pratchett et je n’aime pas son humour mais j’ai quand même voulu donner une chance à ce livre. Je l’ai lu assez lentement, ce n’était pas toujours facile de trouver la motivation pour le continuer. Les personnages sont très caricaturés et trop nombreux, j’avais tendance à oublier ou à ne pas apprécier tout simplement.

L’intrigue de base me plaisait bien et je pense qu’il y avait moyen de partir dans un délire beaucoup plus impressionnant et j’avais l’impression qu’ils se sont contentés du strict minimum avec un sujet aussi vaste.

En bref, j’étais déçue, mon avis négatif sur Terry Pratchett s’est renforcé et je crois que je ne suis tout simplement pas le public cible.

Confessions d’une accro au shopping de Sophie Kinsella

(Confessions of a Shopaholic, 384 pages)

Avis

Pour faire très court, je n’ai pas aimé ce livre, je déteste le shopping et je déteste les gens assez superficiels pour acheter quand ils n’ont pas d’argent. A la base j’avais tout pour détester l’héroïne avec son côté très égoïste, très superficielle et ça n’a pas raté, elle se comporte comme une fille arrogante, menteuse, elle utilise des stratagèmes détestables envers ses amis, ses parents et ses collègues et en résultat, non seulement elle devient riche et célèbre mais le bel homme de l’histoire tombe amoureux d’elle. Et jamais à un seul moment elle comprend à quel point ce qu’elle fait est méprisable.

Même si je comprends son addiction et je ne la juge pas là-dessus, je ne comprends pas comment cette addiction néfaste est traitée comme une sorte de jeu et prise à la légère et j’aurais préféré une véritable prise de conscience de la part de l’héroïne.

Ceci dit, les mails de la banque concernant les multiples pseudos désastres qui arrivent à Rebecca m’ont fait sourire quelque peu.

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