Arsène Lupin (manga) de Morita Takashi

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Avis

Dès que j’ai vu ce manga, je me suis jetée dessus, surtout de part mon adoration pour le personnage de Maurice Leblanc. J’ai longtemps cherché les mangas de Lupin III, qui s’étaient éloignés de beaucoup du vrai personnage mais ces mangas, des adaptations de l’histoire de Maurice Leblanc, m’ont permis de relire une nouvelle fois les œuvres originales.

Cette fois-ci, les mangas n’ont pas cherché à diverger de l’œuvre originale. J’ai lu de nombreuses fois les livres dont ces deux mangas s’inspirent et je dois constater que les mangas sont extrêmement fidèles à ces œuvres. Même si les dessins d’Arsène Lupin ne rendent pas justice à mon imagination le concernant, cela fait plaisir de redécouvrir le héros en dessin, écrit par quelqu’un qu’on sent passionné par le personnage.

Je ne critiquerais pas le scénario correspondant étant donné qu’il vient de Maurice Leblanc, je me contenterais juste d’exprimer mon admiration et ma satisfaction devant une œuvre aussi bien maîtrisée.

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Arsène Lupin (pièce en 4 actes)

Pièce du théâtre Michel:

Ma sœur m’avait offert un billet pour aller voir la pièce en famille et j’étais super heureuse à l’idée d’aller voir Arsène Lupin au théâtre, mon héros préféré et mon idole dans ma jeunesse. Donc je n’avais que de bons a priori.
Dès le début, la pièce commence par un jeu dans le noir des ombres. J’ai attendu patiemment le vrai début de la pièce, à la fois un peu agacée et amusée. Je tiens à dire que les comédiens jouent très bien et que je n’ai aucun reproche à leur faire. Cependant, la mise en scène m’a à de nombreuses reprises agacée. Ils dévoilent dès le début la supercherie et l’identité d’Arsène Lupin, et rendent hommage à la série en mettant plusieurs fois le générique de fin.
Avec l’idée des danseuses qui tournent autour de Arsène Lupin pendant que le générique de la fin sonnait, je trouvais que cela ridiculisait le personnage de Lupin ce qui est inacceptable. De plus, la complicité entre Sonia et Lupin dit de Charmerace est dévoilé dès le début et Ganimard joue le rôle d’un idiot attardé ce qui m’a passablement énervée.
A la fin, alors que je commençais à compter les minutes pour sortir du théâtre, il ose toucher au mythe de Sholmès et le font passer pour un idiot en embrouillant des passages du livre Arsène Lupin contre Herlock Sholmès. J’ai toujours trouvé que Maurice Leblanc respectait le détective anglais dans les aventures de Arsène Lupin et le montrer à la fin d’une pièce qui ne l’évoque pas pour le ridiculiser m’a semblé manquer de respect.
En bref, il est clair que je n’ai pas du tout apprécié la mise en scène fantaisiste, Ganimard qui passe pour un idiot et ces danseuses qui décrédibilisent la pièce.

Pièce de théâtre (40 pages)

Cela m’a donné envie de reprendre la pièce originale et de voir à quel point la mise en scène s’écarte de la pièce. Tout d’abord, Lupin reste cette présence fantomatique qui imprègne les lieux et jusqu’au bout, même si on se doute de la supercherie, l’identité du fameux Lupin n’est pas dévoilée. Il ne s’agit pas de l’aventure la plus brillante de Lupin, on le sent moins impliqué et il se laisse prendre trop facilement aux pièges de Guerchard, se sortant des situations au dernier moment moins par la ruse et l’intelligence que par la bravade.
En bref, une petite pièce sympathique où on retrouve l’ironie et l’humour de Lupin mais d’un Lupin moins dynamique que d’habitude et qui se laisse prendre plus facilement aux pièges de la police.