Le Diable s’habille en Prada de Lauren Weisberger

(The Devil wears Prada, 432p)

Avis

J’aime bien les romans de chick lit, cela permet de me détendre et d’apprécier un moment de relaxation avec des livres qui ne font pas trop réfléchir. J’apprécie Lauren Weisberger et surtout le bouquin Sexe, diamants et plus si affinités que j’avais lu et dont je me rappelle avec de bons souvenirs. Tout cela pour expliquer que j’aurais voulu apprécier ce roman, j’aurais voulu me plonger dans la vie d’Andy, la protagoniste, et souffrir avec elle, me dire que le monde de la mode est horrible, que sa boss est horrible, que personne ne comprend ce qu’elle vit et malheureusement, je n’y arrive pas.

Dès le début, la protagoniste m’a ennuyée, elle a une amie intelligente et amusante, un petit ami adorable et on a l’impression qu’elle est émerveillée et crédule devant tout. Je comprends qu’elle veuille trouver un job dès la fin de ses études mais nous répéter plusieurs fois comme une écervelée que ce qu’on lui propose est le boulot de ses rêves alors qu’elle ne connait pas du tout le journal dans lequel on lui propose de bosser… je trouve ça un peu léger de s’embarquer sans réfléchir.

Et même sans tenir compte de sa crédulité et de sa naïveté, même si je n’ai pas pu m’empêcher de sympathiser avec le fait qu’elle perd le sens de ce qui est important, j’ai eu plus de mal à cacher mon agacement sur le fait qu’elle trompe allègrement son copain avec le nouvel écrivain trop mignon qu’elle rencontre. Avec la fin du roman, je n’ai pu m’empêcher de penser qu’elle avait bien mérité ce qui lui arrivait avec son égoïsme et son côté totalement détaché des autres. Forcément, quand on ne pense qu’à soi, on se prend les autres dans la figure.

Sinon, de manière plus positive, il n’y a pas à réfléchir et cela permet de déconnecter son esprit et de le laisser reposer dans les abimes donc c’est quand même utile.