IndéPanda 9

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Il s’agit de la quatrième édition d’IndéPanda que je chronique et les nouvelles sont toujours de très bonne qualité globalement. Je vais prendre le temps de détailler mes impressions pour chacune d’entre elles.

Résilience de Fanny Crubellier: Il s’agit d’une nouvelle poignante sur le viol telle qu’on en lit rarement. Je ne vais pas dévoiler la fin mais j’incite tout le monde à lire cette nouvelle qui m’a beaucoup touchée sur un sujet difficile à traiter mais qui est écrit avec une plume incroyable.

Le bon numéro de Suzanne Marty: J’ai beaucoup aimé l’univers et j’ai apprécié la manière dont l’autrice nous amène vers la découverte des règles de l’univers. Le monde est d’ailleurs terrifiant mais de manière subtile et comme j’adore les bonbons, l’intrigue m’a amusée. Je pense toutefois que cela méritait beaucoup plus qu’une nouvelle.

Shutdown de Benoît Barker: Une nouvelle glaçante dont les implications viennent au fur et à mesure. Elle serait parfaite à lire pour Halloween et je l’ai trouvé d’une ironie glaciale. Rien à dire sur cette nouvelle magistrale.

Permis de sauver de Adriana Kritter: Il s’agit d’une nouvelle intéressante qui fait intervenir un personnage historique très célèbre. J’ai apprécié l’enchaînement de l’intrigue mais j’avoue que même pour être dénoncé, j’ai trouvé cela désagréable tout ce machisme du début de la nouvelle. Comme quoi, il faut être une femme remarquable au niveau historique pour arriver à se débrouiller à cette époque et faire changer les mentalités.

Les cages de Céline Saint-Charle: J’ai adoré cette nouvelle et j’ai un petit faible pour la morale sous-jacente de la fin que je ne vais pas spoiler mais qui a résonné en moi. On se demande jusqu’au bout comment va finir la nouvelle et l’autrice ne déçoit pas un seul instant. La nouvelle exploite des thèmes qui me tiennent à cœur de manière intelligente et je la félicite pour cela.

Il était cinq heures de Noémie Delpra: Une nouvelle poignante sur le harcèlement. Même si je n’ai pas adhéré comme je l’aurais voulu (trop court peut-être?), le thème de la nouvelle est chargé émotionnellement.

Par amour de Jo Frehel: Très court mais fort émotionnellement et écrit avec une certaine justesse.

Comme un crabe de Florence Dalbes Gleyzes: J’ai beaucoup apprécié le début mais la fin a un peu détruit mon sentiment sur cette nouvelle. Les deux personnages sont inconsistants tout au long de la nouvelle et je n’ai pas été très convaincue par le rebondissement final.

Qui allez-vous appeler? de Mélanie de Coster: L’idée est originale et le suspense est préservé tout du long mais j’ai ressenti une pointe de déception à la fin tout de même.

Ma première gare mondiale de Jean-Marc Bassetti: Je n’ai pas aimé l’ambiance de cette nouvelle, trop courte et finalement assez banale. Il manquait un petit truc pour me plaire.

Petite résurrection en forme de sourire banane de Bertrand Peillard: Une très jolie nouvelle avec beaucoup d’espoir et une touche de bienveillance. J’ai adoré le style de l’auteur et les thèmes abordés, une nouvelle qui donne le sourire malgré la fin.

Bref, je remercie l’équipe et la plateforme Simplement Pro pour m’avoir permis de lire ces nouvelles.

Etherval 13 : Alea Jacta Est

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Voilà encore une bonne crue et de bons auteurs qui forment la revue. Cette fois-ci, ils ont ajouté des rubriques hors nouvelles au contenu du magazine, je me contenterais de faire une critique uniquement des nouvelles qui sont pour la plupart excellentes sur le thème de la chance !

Le Jour où je faillis être reine de Marc Séfaris : une nouvelle tragique et drôle qui subvertit totalement le principe de chance en expliquant qu’il vaut mieux être malchanceux. Pauvre reine!

Luck !t de Mélody Gervais: L’idée de l’application est intéressante mais cela aurait mérité un développement bien plus important qu’une simple nouvelle.

Eschyle Mallory de Julie Limoges: encore une fois, la malchance a du bon et la relation amoureuse est plutôt bien amenée

Le Dernier serviteur de Olivier Saraja: il s’agit de la nouvelle que j’ai le moins comprise et qui m’a le plus laissée indifférente hélas

Bonne étoile de Stéphane Arnier: le décor est absolument fascinant et les rebondissements rendent l’intrigue agréable à lire mais je suis restée un peu frustrée

Nation des merveilles de Cédric Zampini: ma nouvelle préférée de toute la revue sur la chance. Elle a de nombreux rebondissements, les implications de chaque ressort font peur, la nouvelle bascule de plus en plus dans un monde terrifiant et j’ai adoré la gradation dans l’horreur de cette nouvelle.

La Chance n’existe pas de Élodie Bouchet: j’aime beaucoup la description des différentes espèces et cela donne envie avec tout le contexte présenté de lire une autre histoire dans le même univers. Le rebondissement est intelligemment présenté et même si la fin est un peu brusque, cela présage de moments difficiles pour la protagoniste.

Question de point de vue de AD Martel: il s’agit d’une sympathique subversion de récit fantasy avec un chevalier bien malchanceux qui réussit par sa malchance et sa gentillesse là où peu de gens se seraient risqués. J’aime beaucoup la leçon de vie derrière ce récit.

Nouvelles gratuites sur liseuse

Lorsqu’on achète une liseuse, elle est généralement remplie de différents livres et nouvelles. Puisque j’ai offert une TEA à un collègue pour sa fin de thèse, je me suis permis de lire quelques unes des nouvelles qui étaient déjà présentes gratuitement et voici mon avis.

L’Arcamonde, une boutique pas comme les autres de Hervé Picart : ce petit récit augure beaucoup de bien. J’ai adoré l’idée d’une boussole qui révèle les secrets des gens lorsqu’on la touche. Ce préquel donne envie de lire la suite.

La boîte bleue de Nadine Monfils: Cette nouvelle offre un temps de rêverie court mais puissant et efficace. L’idée d’une boîte qui renferme du temps et des souvenirs est assez magnifique.

Partie de foot de Hervé Jourdain: Pour être honnête, il s’agit d’une nouvelle assez dure, gore et violente sur le terrorisme et je ne suis pas la meilleure personne pour apprécier cela. Je l’ai trouvée un peu traumatisante.

Jour de fête de Dominique Sylvain: J’ai beaucoup aimé cette petite nouvelle policière qui introduit subtilement la protagoniste et nous laisse entrevoir toute la cruauté des manigances qu’on observe.

Distorsions harmoniques de Paul Colize: L’idée est magnifique, un son peut rendre les gens fous. L’exécution est plus laborieuse je trouve mais on se laisse prendre à l’enquête qui est riche en rebondissements.

Calendar Girl Janvier Episode 1 de Audrey Carlan: L’histoire est assez classique, une femme doit se prostituer (sans le sexe bien sûr) pour gagner de l’argent de manière désespérée. Ce n’est que le début mais l’écriture est prenante et on a envie de connaître les aventures de cette femme.

Pas comme les autres de Alexandra Boutonnet: Une très jolie nouvelle touchante et émouvante sur le thème de la différence. J’ai adoré.

HOPE (Espoir) de Ludovic Esmes

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Cette petite nouvelle raconte l’histoire d’un père séparé de sa femme et qui souffre de voir très rarement ses enfants. En parallèle, il cherche à vendre sa société de construction dans le but de passer plus de temps avec ses enfants.

J’ai adoré le style et le rythme de cette nouvelle. On se prend rapidement d’affection pour ce père tourmenté et j’ai assez vite espéré (comme le titre l’indique) que ses tentatives pour réussir professionnellement et personnellement ses objectifs aboutissent. Les rebondissements se succèdent et on reste scotché du début jusqu’à la fin. J’ai bien aimé l’idée de prendre le point de vue du père qui cherche à passer plus de temps avec ses enfants. Je n’aurais qu’un reproche, la fin est un peu confuse et je n’ai pas totalement compris le message derrière.

Bref, une nouvelle rythmée avec un protagoniste charismatique. Je remercie les éditions l’Arlésienne et la plateforme Simplement Pro pour ce service presse qui est bien trop court.

L’indépanda 8

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Ce n’est pas la première fois que je lis l’Indépanda, j’avais adoré les quelques numéros précédents que j’avais lu, j’ai donc accepté à nouveau de chroniquer ce numéro. Je vais mettre les commentaires par nouvelle.

Mamonstre de Bedida Lynn Brunoir: Il s’agit de la meilleure nouvelle du recueil, je comprends pourquoi elle a été mise en premier. Le garçon de la nouvelle est absolument touchant et j’ai adoré le retournement final. Heureusement que le psychiatre est gentil dans cette histoire !

Regardez-moi, garçon de Nicolas Chevolleau: J’ai eu un peu de mal avec cette nouvelle, l’angle est intéressant mais j’ai trouvé que la fin était assez abrupte et je n’ai pas tout à fait compris le déroulement.

Diplomatie alien de Vincent Ferrique: Encore une nouvelle magnifique, drôle, avec une fin grandiose. Je me suis régalée à lire cette nouvelle et même si l’intrigue est un peu trop rapide, la fin laisse un grand sourire sur le visage dans mon cas, les aliens ont bien réussi à les embobiner finalement!

Maguie de Frédérique Jansois: Je n’ai malheureusement pas accroché à cette nouvelle en raison des nombreux sous-entendus que je n’ai pas entièrement compris. Tout est dans le non-dit mais un peu trop dans mon cas.

Juste un visage de Rose P. Katell: J’ai adoré l’idée que dans le futur, les acteurs ne seraient pris que pour leur visage en raison des progrès technologiques et cette nouvelle capitalise parfaitement sur cette idée avec une belle progression dramatique même si la fin a moins résonné pour moi que je ne le pensais.

Good Morning America de Bertrand Peillard: une nouvelle à la fois drôle et apocalyptique, j’ai adoré le style humoristique qui reste toujours dans un sérieux palpable. La nouvelle a un rythme très bien développé et je trouve que c’est particulièrement réussi.

Qui suis-je? de Thomas Henninot: autant j’ai trouvé l’idée plutôt sympathique, autant j’ai trouvé l’exécution trop classique. La nouvelle fonctionne mais il m’a manqué un petit peu d’originalité dans la manière de procéder.

La prédiction de Selma Bodwinger: J’aime beaucoup le début (surtout que je suis au chômage depuis peu donc j’apprécie l’ironie) et j’ai beaucoup aimé le développement du personnage principal. La fin m’a moins convaincue, je l’ai trouvé un peu facile.

La mort est finalement plus douce qu’on ne le croit de Noémie Delpra: Une histoire poignante, un univers intéressant et riche, une écriture agréable à lire. J’avoue que je suis tentée de lire le roman qui suit ces événements car j’étais conquise. Le titre est également magnifique.

 

 

La Lande de Seth Messenger

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Il s’agit d’une nouvelle très courte, même trop courte je dirais. J’ai beaucoup aimé les allusions à la nanotechnologie étant donné que c’est mon domaine d’expertise au travail et j’ai donc pu saisir quelques allusions intéressantes. Les idées sont super intéressantes et j’ai adoré le début. La fin m’a un peu déçue, un peu trop conventionnelle finalement alors que le début promettait une nouvelle beaucoup plus innovante et intéressante. Le style est agréable à lire et j’avoue que malgré cette petite déception, j’adorerais lire tout un roman sur ce type d’univers et j’espère que l’auteur continuera dans cette voie.

Bref, des idées magnifiques, un début parfait, une fin un peu décevante de mon côté mais la nouvelle promet de belles aventures si l’auteur continue. Je remercie l’auteur et la plateforme Simplement Pro pour cette sympathique petite nouvelle.

 

Miroir mon beau miroir d’Amélia Varin

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La nouvelle traite d’un sujet assez important, le harcèlement à l’école, ainsi que d’autres sujets comme l’amitié et l’amour. L’autrice réussit à mêler les différentes chronologies à la perfection, je me suis rapidement prise de compassion pour la protagoniste qui, loin d’être une simple victime, devient assez vite une personne à part entière.

La nouvelle est très courte, j’ai trouvé la fin à la fois forte et décevante car j’aurais voulu continuer à rester dans la même ambiance et à côtoyer les personnage. Cette nouvelle réussit à captiver assez rapidement et à rendre l’ambiance scolaire très réaliste.

Bref, une nouvelle assez forte qui permet de bien comprendre les problématiques du harcèlement scolaire sans tomber dans la victimisation. Je remercie les éditions Alter Real pour cette magnifique nouvelle.

 

Indépanda 7

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J’avais adoré la dernière revue Indépanda 6 et je me suis empressée d’accepter lorsque cette revue m’a proposé leur septième numéro en avant première. N’hésitez pas, vous découvrirez des auteurs indépendants et c’est gratuit ! Je vais commencer par les commentaires un par un :

Le champ d’orties : cette nouvelle fait ressortir trop de mauvais souvenirs et de pensées douloureuses pour que je puisse l’apprécier et la commenter sereinement. Je m’excuse à l’autrice. C’est bien écrit mais trop chargé en émotions pour moi.

Niveau 4: J’ai adoré la mise en place de ce nouveau monde où le harcèlement sexuel est sévèrement réprimé et j’ai trouvé que c’était une idée absolument géniale. L’exécution est magnifique et même si je trouve la fin un peu légère, le reste est parfait. Pourquoi ne pas adopter ce système à toute la France au moins ?

Neurocop: Le rythme est un peu brouillon. J’ai bien aimé la fin même si je ne l’ai pas trouvé particulièrement convaincante au niveau crédibilité. Bref, l’univers méritait d’être beaucoup plus exploité.

Fatum: Cette nouvelle est pleine d’émotions et magistrale. J’ai adoré et j’ai complètement adhéré. C’est beau du début jusqu’à la fin. Un de mes coups de cœur.

Indécision: C’est une nouvelle drôle et amusante, qu’on lit avec le sourire aux lèvres. Pauvre Alexandre, comme je le comprends!

Le hors-la-loi et la Mort: j’ai bien aimé le rythme de la nouvelle et la caractérisation des personnages, même si les événements sont trop violents à mon goût. Belle image de la Mort en tout cas et jolie retournement de situation.

Premières neiges au jardin du Luxembourg: ce texte est juste magnifique et il constitue mon deuxième coup de cœur de ce recueil, il est tout en émotions.

Mondorama: L’idée est bonne mais j’ai moins aimé l’exécution qui traîne trop en longueur.

Le passager: Mon troisième coup de cœur de ce recueil et une histoire d’amour mélancolique qui laisse songeuse. J’ai vibré avec le protagoniste durant toute la durée de la nouvelle.

A ton image: Cela aurait pu être mieux, j’ai trouvé le rythme très brouillon et confus même si j’aimais bien l’idée de donner le rôle principal aux robots. Dommage.

Je remercie bien sûr la revue et la plateforme Simplement Pro pour ce sympathique recueil avec trois coups de coeur bien mérités et une qualité assez indéniable.

 

Les nouvelle de l’été – Le jour (Anthologie)

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Cette anthologie m’a surprise par la qualité d’écriture d’absolument toutes les nouvelles, ce recueil était un régal à lire et m’a permis de rappeler un peu l’été dans une saison d’automne bien morose et froide.

Humdrum!  Le début est très rythmé, très mouvementé et incroyablement bien écrit. Je me suis tout de suite prise de compassion pour cette femme débordée et je me suis sentie à l’aise et admirative devant son courage et son audace. La suite de l’histoire était un peu décevante et convenue à mon goût mais le début est génial.

Une simple cabane J’ai beaucoup aimé le mystère qui s’éclaircit petit à petit ainsi que l’ambiance familiale qui se dégage de cette nouvelle. Un peu d’aventure pour les jeunes dans cette histoire.

Voyage de noces entre amies Clara est un personnage fascinant et on a le droit à une petite visite exotique de l’Australie avec une célébration de l’amitié. Cette nouvelle respire la joie de vivre malgré son postulat triste de départ.

Itinéraire bis Cette nouvelle est très prenante, elle commence fort dès le début puis laisse planer le doute et une ambiance un peu menaçante pendant tout le long de la nouvelle. Et la fin permet vraiment une chute élégante.

Des vacances étonnantes: une jolie excursion entre adolescents avec les premiers émois et les premières rencontres amicales et amoureuses sérieuses, une nouvelle douce-amère d’une grande simplicité et d’une beauté remarquable

Un été indien: j’ai eu plus de mal avec cette nouvelle qui parle d’une femme française en Inde et qui donne l’impression désagréable qu’une femme ne peut qu’être harcelée sexuellement par tous les employés qu’elle rencontre. Bref, une nouvelle bien écrite qui laisse un goût amer dans la bouche

Retour aux sources: je trouve cette nouvelle un peu déséquilibrée, le couple présenté au début est intéressant, la partie où le protagoniste revient sur son lieu natal est également joliment amené, l’histoire de François à la fin est touchante mais je trouve le lien entre les trois assez faible et pas assez travaillé

Trois semaines en août: encore une histoire d’adolescents bruyants qui s’amusent, d’une mère débordée et de tension de famille, c’est bien écrit et ça se lit tout seul.

Vichy été 1856: La seule nouvelle du recueil qui m’a laissée dubitative et que je n’ai pas du tout aimé. J’avais l’impression d’avoir une longue description en face de moi sans aucune intrigue et j’ai passé rapidement sur cette nouvelle.

Je remercie les éditions du Saule et la plateforme Simplement Pro pour ce joli recueil coloré qui donne envie de partir en vacances.

L’Indé Panda 6

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Soyons honnête, je n’avais aucune attente particulière par rapport à ce magazine. J’ai été tout simplement bluffée, chaque nouvelle était meilleure que la précédente et je crois que j’ai adoré presque toutes les nouvelles qui composent ce magazine. Je m’attendais à avoir une ou deux dans mes préférés, mais je ne suis pas capable de faire un ordre tellement elles étaient toutes magistrales. Je vais donc me contenter de faire un petit commentaire pour chacune.

Le procès participatif de Bouffanges: cette nouvelle a un joli principe avec son idée de démocratie participative et de jurys comme réseaux sociaux. Je n’ai pas autant adhéré que prévu car j’ai trouvé le résultat trop convenu mais j’ai bien aimé la réflexion sur l’importance des téléphones portables dans notre vie. Avec le début qui commençait comme le Procès de Kafka, j’ai aussi trouvé ça dommage que l’auteur n’aille pas jusqu’au bout de l’idée et garde une affaire criminelle sérieuse pour incriminer le personnage principal.

Dan de Catherine Loiseau: Le roman policier revisité avec des robots et un huis-clos particulièrement savoureux. J’ai bien aimé la construction des logs, la pensée du robot et la manière dont il essaie de comprendre les émotions. C’est léger et amusant comme Asimov et on en redemande.

Un caveau sans vitrail de Laurent B: On se prend dès le début à sympathiser avec la petite fille kidnappée qui garde des ressources impressionnantes et reste calme jusqu’à la fin. J’ajouterais juste que la parade finale ne marche pas trop sur une liseuse en noir et blanc et a un côté un peu invraisemblable malgré tout mais j’étais prise dans l’intrigue. Pauvre chaton!

Maïa et l’homme blanc de Céline Saint-Charle: Cette nouvelle est juste mignonne et agréable, elle donne un peu de douceur et de joie de vivre dans l’ensemble des nouvelles. On se prend à rêver d’un monde comme celui de Maïa et cela fait du bien. C’est simple et beau.

L’étrangère qui vit chez moi de Khalista Farall: j’ai trouvé cette nouvelle un cran en-dessous des autres. Même si l’ambiance est assez noire et retranscrit bien l’idée, j’aurais préféré plus de mise en situation.

Maman est une espionne de Nicolas Chevolleau: j’ai un sentiment ambigü par rapport à cette nouvelle, elle est amusante et donne un point de vue de petite fille qui n’a pas compris grand chose à la vie des « grands » mais j’avoue que j’aurais préféré avoir tout le mode d’emploi pour mieux comprendre l’ironie de la situation. En tout cas,  joliment trouvé comme idée!

Tout compte fait de Nathalie Bagadey: cette nouvelle rayonne de bonheur et elle est très agréable à lire. Elle donne un éclairage différent sur les contes de fées qu’on avait tous plus ou moins dédaigné à un moment. Ma petite critique serait le ton excessivement joyeux et précipité qui garde un petit côté maladroit sur l’ensemble.

Dans l’impasse du chat de Marie Havard: voici un de mes coups de cœur si ce n’est la meilleure nouvelle de tout le recueil. L’autrice réussit à donner une existence à un chat qui va vivre de grandes aventures. La fin conclut avec brio cette histoire féline incroyable avec le héros félin bien mal récompensé de ses actions.

Le dernier chant de Cindy de Vincent Ferrique: pour être honnête, même si la nouvelle est bien écrite, l’intrigue est beaucoup trop noire et horrible pour que je l’apprécie. Elle m’a mise mal à l’aise et j’ai trouvé le rythme un peu trop mou. J’aurais aussi préféré que le « don » de Cindy soit mieux décrit, elle écoute, parle et ça marche?

Le numismate de Patrice Dumas: La chute est grandiose et le reste est digne d’un grand écrivain, on croirait du Balzac et on y croit jusqu’au bout aux pouvoirs magiques.

La dernière danse de Valéry Bonneau: l’idée est grandiose de faire quelqu’un qui est allergique au toucher et ne peut toucher aucun être humain. Malheureusement, je trouve qu’elle n’a pas été exploitée jusqu’au bout et je suis restée sur ma faim.

Bal du 14 juillet de Zia Odet: cette nouvelle est très noire, très dure et j’avoue qu’elle l’est beaucoup trop pour ma sensibilité, j’étais plutôt choquée mais elle est remarquablement bien écrite.

Donc comme vous voyez, on a une sacrée collection de nouvelles toutes plus géniales les unes que les autres. Si je devais prendre mes trois préférées dans tout ça, je dirais Maïa et l’homme blanc de Céline Saint-Charle, Dans l’impasse du chat de Marie Havard et Le numismate de Patrice Dumas.