Féelynides – attraction de Cathy Dujardin

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On commence avec un jeune adulte, qui abandonne sa carrière de quaterback aux États-Unis, pour se retrouver en Irlande dans une université avec sa mère.

Dès le début, il se retrouve dans un milieu mystérieux, avec des amis qui ne cessent de le questionner et de lui cacher des choses en même temps qu’on lui déconseille de s’approcher d’un trio de sœurs alors qu’il tombe amoureux de l’une d’entre elles.

Alors que les éléments étranges arrivent assez vite comme les cauchemars de Aidan, et les meurtres, l’intrigue fantasy proprement dite arrive très tard et de manière très frustrante. Tout le monde cherche à se cacher de Aidan ce qui est d’autant plus terrible qu’il est le principal narrateur et que le lecteur essaie de deviner ce qui se cache derrière les mystères de tous. On nous amène dans une intrigue d’adolescents avec des amours déçues, des problèmes de jalousie et en même temps, la première révélation des pouvoirs des Féelynides arrive assez tard et après des tergiversations de Flora, l’amour de notre protagoniste, on arrive tant bien que mal à retrouver la partie fantasy de cette aventure: les fées, les extraterrestres, les vampires. Bref, tout est réuni de manière étonnante et avec une mythologie complètement différente par rapport à d’habitude.

Bref, une intrigue qui peine à se mettre en place, des personnages agaçants qui mettent beaucoup de temps pour raconter leur histoire mais malgré tout, une fantasy étonnante qui peine à se dévoiler. Je remercie Simplement et l’auteur pour ce voyage en Irlande.

Kissmee de Alice Inacio

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Il s’agit d’une histoire avec trois points de vue sur trois personnages qui cachent une histoire compliquée. Tous les trois, le père, le fils et l’écrivaine, ont du mal à s’ouvrir au sentiment amoureux. Leur rapprochement va leur permettre de se pardonner et de dévoiler leurs émotions.

Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps, j’ai adoré ce roman. Il traite à la fois de découverte de l’homosexualité et de famille recomposée avec une fraîcheur, une douceur et une tendresse réconfortante. J’étais heureuse et étonnée de voir une romance avec une femme de quarante ans, c’est tellement rare de voir cette tranche d’âge représentée dans la plupart des romances que je lis et ça fait plaisir. D’autant plus que la protagoniste, femme écrivaine au caractère bien trempé, a passé l’âge de rêver au mariage et aux enfants et sa fragilité émotionnelle devant son extérieur dur.

J’ai adoré tous les personnages et je mettrais deux bémols. Ce livre mériterait de posséder beaucoup plus de pages. J’étais encore en manque que j’en suis sortie et j’aurais voulu qu’il finisse moins vite. Un autre bémol moins agréable consiste dans les quelques fautes d’orthographe que j’ai pu trouver.

Bref, j’ai jamais autant pleuré devant un livre depuis très longtemps et rien que pour cette raison, il s’agit d’un énorme coup de cœur.
Je remercie chaleureusement Simplement Pro de m’avoir permis de découvrir un si beau roman.

Prologue à Mon cousin l’avait prédit de Léonard Aigoin

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Il s’agit d’un recueil de nouvelles principalement fondées sur les rêves et en se focalisant sur le côté absurde, étonnant et répétitif du monde des songes. J’ai eu du mal à trouver un lien entre les différentes nouvelles à part justement cette ambiance onirique très particulière.

Dans la première nouvelle, un petit garçon voit son père mourir à plusieurs reprises devant ses yeux. Si le début est très prenant, je me suis lassée assez rapidement de cette histoire qui se répète et dont on ne comprend pas bien l’issue. Il faut accepter avec ces histoires de se laisser guider par l’auteur sans vouloir tout comprendre. La fin plutôt abrupte n’aide pas à relativiser les longues suites de drames qu’on découvre et si j’ai trouvé l’idée astucieuse intellectuellement, cela m’a tout de même déçue.

Dans la deuxième nouvelle, justement appelée le poulet, le récit part dans un délire tel qu’il faut ou le suivre ou être perdu. Pour être honnête, je me suis sentie assez perdue et je n’ai pas tout compris à ce récit dont on sent un humour et une ironie qui sont restés hermétique pour moi.

La troisième nouvelle, au contraire, ressemble à un récit polar, une course poursuite dans laquelle je me suis plongée avec délice. On reste rivé au protagoniste pour savoir qui le poursuit, comment il va réussir à s’échapper et cette incertitude avec une ambiance presque réaliste mais teintée d’étrange permet de se laisser emporter par l’intrigue. Cette fois-ci, la fin reste très satisfaisante et d’une beauté incroyable.

La quatrième nouvelle, le croque-mitaine, la relation amoureuse du début commence à une vitesse très et même trop rapide, surtout compte tenu du début assez chaotique. Pourtant, on retrouve assez vite une des grandes qualités de l’auteur qui est de passer rapidement dans une ambiance fantastique et étrange sans transition ce qui rend le caractère étrange absolument jouissif. De plus, cette nouvelle offre une jolie morale sympathique.

La nouvelle suivante commence avec beaucoup d’humour puisqu’il s’agit d’une course poursuite avec un agresseur déguisé en lapin. La nouvelle arrive en rendre des événements drôles de manière la plus sérieuse possible pour maximiser leur impact. Cette nouvelle capitalise de plus en plus sur les éléments précédents. Même si les personnages sont pour certains désagréables, on commence à sentir une trame de fond qui se dégage et à comprendre les éléments de ce recueil. De plus, la star complètement folle garde tout de même un charme inimitable.

Les dernières nouvelles 6 et 7 sont les plus satisfaisantes puisque tous les éléments se mettent à prendre enfin du sens, comme si tout ce qu’on savait depuis le temps se rassemblait dans une histoire cohérente et c’est vraiment gratifiant.

Quant à la dernière nouvelle, on sent que l’auteur a définitivement amélioré son écriture et il nous offre une nouvelle horrifique absolument splendide que tout parent devrait lire…

Bref, si le début est chaotique et difficile à apprécier, les éléments s’assemblent petit à petit pour arriver à un recueil absolument génial. Je remercie donc l’auteur et la plateforme Simplement Pro pour ce service presse. Voici le lien pour vous le procurer!

L’un ou l’autre de Ludivine Lanoy

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Il s’agit d’une histoire assez dure qui traite de harcèlement moral et physique sur un collégien, Baptiste qui perd tout à cause d’un déménagement. La nouvelle aboutit de manière assez sombre sur une fin noire mais compréhensible par rapport au reste de l’histoire. Le style est fluide, cela se lit bien même si le personnage principal mériterait à être plus développé.

La nouvelle est très courte et intense, sans suspense particulier mais avec un enchaînement implacable qui fait froid dans le dos et qui amène à une violence de plus en plus importante.

Bref, une nouvelle froide et implacable, un personnage qui mériterait un traitement plus développé, un style qui donne envie de lire la suite et une fin émotionnellement terrible.

Je remercie bien sûr les éditions Bookless et la plateforme Simplement Pro pour ce service presse.

 

Vampires, démons et métamorphes

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Les cinq nouvelles sont d’une qualité égale et toutes agréables à lire. Plus précisément:

Vacances à haut risque: Une femme se retrouve seule dans la nuit, la voiture en panne, à accepter l’aide d’un jeune homme séduisant. Il s’agit d’une redite astucieuse et amusante du petit chaperon rouge.

En Enfer avec toi J’ai adoré cette nouvelle, et surtout les questionnements éthiques sur le fait de ranimer quelqu’un ou non contre son gré. Cette nouvelle offre une perspective rafraichissante sur le droit de vivre et de mourir de manière intelligente et au travers d’une histoire d’amour sympathique.

Parce que je t’attendais J’avoue que j’ai trouvé cette nouvelle un peu en-dessous des autres. La violence des sentiments dès le début, lorsque Jérémie se permet de se jeter Myriam est assez désagréable et même si je suis un bon public pour les histoires d’amour à retardement, j’étais gênée par ce côté passif de Myriam.

Par ton regard Cette nouvelle est très chargée en intrigues et autant j’ai adoré le contexte dans lequel se passe l’intrigue, autant je pense que cela mériterait d’être développé dans un roman pour approfondir ce début de mythologie.

Tentative d’Incubation d’Antechrist Pour être tout à fait honnête, cette nouvelle est ma préférée de toute l’anthologie. Elle est drôle, intelligente, et l’idée d’une mythologie biblique devant un monde transformé par l’émancipation des femmes (le droit au plaisir sexuel, la contraception etc…) est une idée de génie qui laisse un sourire rêveur pendant tout le récit.

Je tiens bien évidemment à remercier les éditions Laska pour ce service presse d’une qualité impressionnante.

 

Le cœur possesseur de Aude Réco

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Le narrateur, un homme banal au demeurant, retourne dans son village natal et retrouve son frère jumeau. Mais que cache donc ce village aux sombres secrets?

Tout d’abord, l’écriture est jolie, ce qui est d’autant plus important que l’ensemble du petit roman repose sur l’ambiance. On ressent le narrateur traqué, observé et le roman est parcouru d’un style nerveux. J’avoue que je n’ai pas réussi à sympathiser avec le narrateur qui se jette sexuellement sur son frère jumeau sans se remettre une seule fois en question. On sent le désir narcissique derrière avant même la résolution de l’intrigue. Cela ne m’a pas trop aidé puisque même si le narrateur va interroger plusieurs personnes, j’ai trouvé qu’il restait globalement passif en attendant la fin de l’intrigue.

En ce qui concerne la résolution de l’intrigue, je l’ai trouvé assez confuse, cela ne m’a pas totalement convaincue et j’ai dû relire plusieurs fois pour être sûre de n’avoir rien manqué.

En bref, ce roman possède une ambiance sombre à souhait, des personnages antipathiques et une résolution trop rapide à mon goût. Je remercie Aude Réco pour son cadeau de Noël qui donne une nouvelle saveur à cette neige de Noël qui vient enfin de tomber sur ma ville.

 

Duncan (Les Néo-Gaïens T3) de Florence Gérard

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Dans ce tome 3, on se focalise sur Duncan, surnommé Big D et sur ces efforts pour sauver le frère de Keira, dont il va tomber amoureux.

Ce tome est complètement du point de vue de Duncan, et j’ai beaucoup apprécié l’alternance entre les journaux intimes sur ces rêves et le présent, cela donne un suspense supplémentaire. Les passages entre les chapitres sont très rythmés, à tel point que j’ai dévoré ce livre en quelques jours à peine. On continue sur l’idée de l’âme sœur et sur l’idée que l’amour permet d’éviter la folie, j’avoue que ce point de vue me plaît de plus en plus. On n’apprend pas grand chose de plus sur l’univers mais j’aime toujours cet univers futuriste noir et la mission de sauvetage tient en haleine du début jusqu’à la fin.

En ce qui concerne la romance, le sujet qui me pose problème, je trouve que la relation entre Keira et BigD n’est pas assez développée et se déroule trop rapidement, elle semble superficielle et fondée que sur le désir ce que cherche par ailleurs à démentir le roman.

En conclusion, ce tome est toujours aussi satisfaisant en terme d’ambiance, de contexte, et d’intrigues mais il pêche toujours au niveau de la relation amoureuse. Ce tome est agréable dans la continuité des précédents. Je remercie les éditions Laska pour m’avoir fourni ce service presse.

Alexia Hope (intégrale) de Florence Gérard

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J’ai adoré les NéoGaïens, une série de SF de la même auteure, j’étais donc excitée à l’idée de commencer une série de bit lit (un genre que j’affectionne), d’une auteure que j’apprécie par ailleurs. Je vais décortiquer mon avis par tome et ATTENTION AUX SPOILERS.

Dans le tome 1, on découvre une femme, Alexia Hope, perdue depuis la mort de sa famille, qui va découvrir un univers décalé, avec des vampires/loups garous/anges et tous les créatures qu’elle n’osait imaginer. Elle se retrouve prophétesse à la tête d’une prophétie destinée à sauver le monde. Même si la protagoniste est appréciable dès le début, j’étais un peu perdue devant toutes ces créatures et toutes ces révélations trop rapides. Les personnages sont nombreux dès le départ et même si j’ai appris à les apprécier à travers les tomes, la révélation du traître m’a laissée froide puisque je ne me rappelais même plus qui c’était.
Les histoires d’amour d’Alexia m’ont rappelé celles dans La communauté du Sud, à la différence que pour une fois, Alexia n’est pas une vierge effarouchée et cela change agréablement par rapport aux histoires de bit lit classiques. J’avoue que passer d’un amant à l’autre à peu de temps d’intervalle m’a choquée personnellement mais cela fait plaisir de la voir assumer ses désirs sexuels sans contrainte.

Pour le tome 2, j’ai assez vite deviné que le père de l’enfant qu’elle voyait dans ses rêves était Kelen. La relation amoureuse avec Conan n’aura pas duré très longtemps et tant mieux car le lien entre Alexia et Kelen est beaucoup plus excitant. Sinon, j’avoue que l’intrigue policière ne m’a pas fascinée. L’identité du tueur, qui devait être une surprise, m’a laissée de glace alors que j’appréciais plutôt les scènes d’amour et de jalousie entre Conan et Alexia ainsi que les moments où Alexia entrevoyait le futur. Un tome en-dessous du précédent, sans doute car on a une focalisation sur Conan, le personnage le moins intéressant des trois tourtereaux.

Pour le tome 3, contrairement à la plupart des séries de bit lit que je connais (et contrairement à ce que je craignais), la grossesse d’Alexia, loin d’affaiblir la protagoniste et de l’obliger à rester tranquille pendant que les mâles de l’équipe sauvent le groupe, va renforcer ses pouvoirs et sa place au sein du groupe. C’est une des principales raisons pour laquelle j’ai adoré cette série: Alexia gagne en énergie, en sagesse et en force depuis le tome 1 jusqu’au tome 5 et jamais son statut de leader ne sera remis en question. J’ai particulièrement apprécié ce tome puisqu’on en découvre plus sur Astarté et le monde des vampires et j’ai toujours eu un faible pour les vampires. C’est intéressant de voir Alexia retrouver sa vraie famille même s’il manquait le côté émotionnel. On la voit utiliser ses pouvoirs avec de plus en plus d’assurance et s’affirmer dans ce monde.

J’ai adoré le monde féérique dans le tome 4, où on retrouve les licornes pourchassées, la Féérie qui s’évapore et chaque porte qui se ferme. A la place d’Alexia, j’aurais été agacée par la solution « contenue dans le problème » et ce même si on se rend compte que c’est vrai à la fin. Dans ce tome, l’ambiance devient insoutenable avec la bataille finale qui se prépare, les anges qui sont à deux doigts de vouloir tuer Alexia pendant que Lucifer se déchaîne.

Finalement, on assiste à une véritable apothéose dans le dernier tome. J’ai aimé le dénouement du trio amoureux, inédit dans les romans de bit-lit et qui permet à Alexia de respecter ses sentiments. Le duel final avec Lucifer est à couper le souffle et j’ai dévoré ces derniers tomes en quelques heures, pressée de connaître la fin.

FIN DES SPOILERS

Finalement, je retiendrais: une héroïne grandiose et impressionnante,  des relations amoureuses hors-normes avec une femme libérée qui s’assume dans ses désirs, un monde complexe surnaturel dont l’intrigue va se dénouer de manière spectaculaire et bref, une belle histoire.

Je remercie les éditions Laska pour ce service presse et d’avoir découvert une splendide saga.

 

 

Romances d’aujourd’hui

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Voici une anthologie parfaite pour les soirées fraîches, où chaque nouvelle permet de donner du baume au cœur. Je l’ai fini assez rapidement, presque en une soirée et le niveau de haute qualité est très homogène.  Maintenant, pour être plus précise sur chaque nouvelle:

  • Échange de bons procédés de Suzanne Roy: j’avoue que le principe même de sortir avec son patron me met très mal à l’aise. Je ne serais pas hypocrite au point de dire qu’on ne devrait pas sortir avec quelqu’un du boulot mais la relation de supériorité hiérarchique me rend un peu hésitante avec toutes les possibilités de harcèlement éventuel. Au moins, la nouvelle se place pendant un week-end et on ne verra pas la suite au travail ce qui rend la situation plus simple à accepter. Et voir Chloé rejeter son ex et se faire courtiser de la plus belle manière par un médecin, ça fait quand même plaisir!
  • L’auteur mystérieux de Patricia Hajo: L’idée est intéressante: tout écrivain ne s’inspire-t-il pas au moins inconsciemment de son entourage pour écrire ses histoires? En tant qu’aspirante auteure, je partage tout de même l’idée qu’il faut une certaine distanciation et que personne n’aimerait se voir inclus contre son gré dans une nouvelle publiée. Je comprends cependant que l’on puisse se laisser emporter par un mensonge et ne pouvoir s’y échapper et l’idée de relier son écriture à sa vie amoureuse, telle que le pratiquaient Simone de Beauvoir et Sartre, me plaît bien.
  • Un peu rouillé de Agathe Prudent: Ma nouvelle préférée du recueil. J’adore comment les deux tourtereaux, Osanne et Félicien, passent de la haine à l’amour, de manière subtile et sans artifices grossiers. J’ai apprécié la manière dont l’auteure nous présente un homme ravagé par la douleur après l’annonce du divorce et le fait qu’il en soit autant affecté. Et puis la manière dont Osanne lui permet de découvrir les fameuses positions sexuelles qu’adorait son ex-femme…
  • A l’essai d’Eleonore Duplessis: J’ai surtout apprécié le côté policier de l’intrigue avec Juliette et ses visions qui lui montrent des indices. Le côté infidélité me dérange beaucoup et j’avoue que la justification « oui mais mon copain est un salaud » ne rend pas les choses plus faciles à avaler. Je n’ai pas forcément apprécié le fait de rendre le copain complètement fou et cela ne justifie pas les infidélités de la conjointe. Sinon, je retiendrais surtout la partie policière vraiment sympathique.
  • Rendez-vous à Pigalle de Chloé Duval: Il s’agit de ma deuxième nouvelle préférée du recueil. L’idée est absolument fantastique: comment rencontrer l’âme sœur dans le métro! En tant que parisienne, j’ai adoré l’idée de lire les bouquins d’un inconnu dans le métro.

Finalement, je remercie les éditions Laska de m’avoir procuré ce service presse qui m’aura permis de passer un bon moment.

Les mots entre mes mains

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Ce livre nous raconte l’histoire d’une jeune servante, Helena, qui va rencontrer le philosophe Descartes aux Pays-Bas et l’histoire qui va se développer entre eux.

Dès le début, Helena m’a conquise, il s’agit d’une femme courageuse, érudite et instruite au-delà de sa condition de femme à l’époque. C’est un roman très frustrant, le personnage d’Helena est touchant et j’avais envie tout au long du roman qu’elle puisse vivre son amour avec Descartes et devenir une femme respectée qui puisse vivre sa passion pour les lettres.

Malheureusement, on n’est pas dans la bonne époque, cette femme se retrouve dans l’opprobre du fait d’avoir eu un enfant avec Descartes sans être marié et pendant tout le roman, elle se comportera comme une servante avec ce philosophe qui ne se préoccupe jamais de ce qu’elle ressent et de ses aspirations tant que le ménage est fait et tant qu’il peut la cacher aux yeux du reste du monde. Malgré toutes les protestations d’Helena sur le fait qu’elle mérite d’être respectée et qu’elle ne veut pas être traitée comme une boniche, je n’ai pas eu l’impression qu’aucun des personnages ne la traite autrement qu’une mère ou qu’une femme sale. C’est elle qui doit se cacher, elle qu’on renie en premier (y compris par sa propre mère), ce livre montre que quand on s’écarte du bon droit dans la société, on en subit de plein fouet les remontrances. Même le valet de Descartes est considéré avec plus d’égard et peut s’occuper des affaires importantes tandis que Helena reste considérée comme une servante pendant tout le reste du livre.

Ce livre possède une écriture charmante, l’époque semble authentique, en tout cas pour une inculte comme moi en histoire et je maintiens une opinion assez faible de Descartes qui, même s’il fournit de l’argent à Helena, reste assez froid et peu respectueux du fait qu’il ait lui-même exprimé le souhait de coucher avec elle au début.

En bref, ce livre est à la fois frustrant au niveau historique et charmant au niveau écriture.

Je remercie Priceminister d’avoir organisé les matchs de la Rentrée Littéraire et de m’avoir permis de lire ce joli livre.