Sujet inconnu de Loulou Robert

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Ce livre raconte à la première personne l’histoire d’une fille née dans le grand Est qui grandit à travers un père occupé et une mère aimante et possessive et qui va découvrir l’amour à Paris.

Ce livre est dur à lire, cruel et sensible. Il s’agit d’un roman sur la violence conjugale et sur la manière dont l’amour peut nous amener dans des situations terribles et peut dégénérer facilement. La narratrice a une voix singulière et nous mène dans son monde avec une telle facilité et un tel talent qu’on ressent plus l’amour qu’elle éprouve pour ce garçon plutôt que la violence dans laquelle elle s’engage.

Bref, un roman dur à lire mais d’une intensité redoutable. Ma sensibilité a été un peu heurtée, je le conseille toutefois à tout le monde pour sa puissance verbale.

Je remercie MRL pour ce service presse et leur opération. (#MRL18 #Rakuten)

Comment vivre en héros de Fabrice Humbert

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J’ai reçu Comment vivre en héros ? de Fabrice Humbert dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire. (#MRL17).

Cela fut un des gros coups de cœur de cette année. Ce roman traite de sujets forts et sensibles comme la délinquance juvénile, les lycées à problème et la violence dans les banlieues. Il met en avant un thème crucial de l’existence humaine qui me touche particulièrement: et si j’avais réagi autrement?

Tristan, le protagoniste du roman, nous est présenté au début à travers un acte de lâcheté, il s’enfuit et laisse son entraîneur de boxe affronter des gaillards dans le métro. A travers tout le roman, des petits passages vont nous être présentés où le protagoniste aurait pu réagir différemment et la manière dont cela implique les différentes vies possibles. Cette idée des trente-huis secondes m’a beaucoup frappée comme étant non seulement une idée originale mais qui a fait écho à ma vie. En effet, l’auteur rend compte du fait que la vie peut prendre des tournants très différents à cause des choix et ces choix, loin d’être réfléchis et pensés, sont uniquement dus à des actions impulsives.

Le protagoniste n’est pas un saint, il est présenté comme un lâche pour qui l’héroïsme est un trait de caractère voulu et non une évidence. A travers sa relation avec sa femme et ses enfants, on se rend compte de son égoïsme puisqu’il n’écoute absolument pas sa femme qui veut déménager à tout prix et se lance dans une carrière politique tout à fait contraire aux ambitions de sa femme. Il se comporte à la fois comme un héros, un hypocrite et un lâche puisqu’il laisse l’éducation des enfants et le ménage à sa femme et n’arrivera même pas à écouter son fils dans un moment critique. Cependant, cette faiblesse le rend aussi humain et j’ai vibré avec ce personnage faible qui finalement nous représente tous d’une manière ou d’une autre.

Bref, une révélation, tout simplement.

Les mots entre mes mains

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Ce livre nous raconte l’histoire d’une jeune servante, Helena, qui va rencontrer le philosophe Descartes aux Pays-Bas et l’histoire qui va se développer entre eux.

Dès le début, Helena m’a conquise, il s’agit d’une femme courageuse, érudite et instruite au-delà de sa condition de femme à l’époque. C’est un roman très frustrant, le personnage d’Helena est touchant et j’avais envie tout au long du roman qu’elle puisse vivre son amour avec Descartes et devenir une femme respectée qui puisse vivre sa passion pour les lettres.

Malheureusement, on n’est pas dans la bonne époque, cette femme se retrouve dans l’opprobre du fait d’avoir eu un enfant avec Descartes sans être marié et pendant tout le roman, elle se comportera comme une servante avec ce philosophe qui ne se préoccupe jamais de ce qu’elle ressent et de ses aspirations tant que le ménage est fait et tant qu’il peut la cacher aux yeux du reste du monde. Malgré toutes les protestations d’Helena sur le fait qu’elle mérite d’être respectée et qu’elle ne veut pas être traitée comme une boniche, je n’ai pas eu l’impression qu’aucun des personnages ne la traite autrement qu’une mère ou qu’une femme sale. C’est elle qui doit se cacher, elle qu’on renie en premier (y compris par sa propre mère), ce livre montre que quand on s’écarte du bon droit dans la société, on en subit de plein fouet les remontrances. Même le valet de Descartes est considéré avec plus d’égard et peut s’occuper des affaires importantes tandis que Helena reste considérée comme une servante pendant tout le reste du livre.

Ce livre possède une écriture charmante, l’époque semble authentique, en tout cas pour une inculte comme moi en histoire et je maintiens une opinion assez faible de Descartes qui, même s’il fournit de l’argent à Helena, reste assez froid et peu respectueux du fait qu’il ait lui-même exprimé le souhait de coucher avec elle au début.

En bref, ce livre est à la fois frustrant au niveau historique et charmant au niveau écriture.

Je remercie Priceminister d’avoir organisé les matchs de la Rentrée Littéraire et de m’avoir permis de lire ce joli livre.

 

 

Allô, Dr Laura de Nicole J. Georges

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Avis

C’est l’histoire d’une jeune fille lesbienne qui raconte son histoire d’amour avec Radar, son groupe de musique et la relation ratée qu’elle a avec sa mère. Je partais sans aucun a priori, j’avais même oublié le sujet de la BD et j’étais prête à m’embarquer dans l’aventure sans repères. J’ai commencé à lire cette BD après minuit et je l’ai fini en une traite, en à peine une demi-heure.

Je me suis plongée dans l’histoire et j’ai eu un gros coup de cœur. L’héroïne est drôle, amusante et toujours de bonne humeur. Les relations amoureuses sont traitées avec beaucoup de sensibilité et cette BD rappelle une certaine nostalgie et une ambiance de la jeunesse. Elle m’a ramenée quinze ans en arrière et j’ai apprécié le côté très dynamique des flashbacks. L’auteure choisit de raconter des périodes courtes qui racontent chacun une partie de la vie de l’héroïne ce qui rend la BD très rapide à lire et très agréable.

En conclusion, j’ai adoré le sujet, j’ai adoré l’héroïne et son caractère, j’ai adoré la mise en page donc c’est une réussite totale.

Un océan d’amour de Lupano et Panaccione

Avis

Tout d’abord, merci à PriceMinister de m’avoir envoyé la BD dans le cadre de l’opération La BD fait son festival. Il s’agit d’une BD très originale, sans aucun dialogue. L’histoire, finalement assez facilement compréhensible, part dans l’absurdité totale.
Personnellement, je suis plus en faveur de l’intrigue que de la beauté des images et cette BD me prend complètement au dépourvu. L’intrigue part dans tous les sens, va dans des directions qu’on n’imagine même pas et finit de manière très conventionnelle alors que les images gardent une beauté et un charme presque inévitable.

Bref, je ne suis pas dans la cible de la BD, je n’ai pas adoré mais je me suis laissée bercer par les images et malgré moi, j’ai apprécié ma lecture.