Loin des fauves de Philippe Saimbert

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Cette romance traite d’une histoire d’amour entre une guérisseuse, Lorina, et un artiste âgé, Jean, marié à une femme qui ne l’aime plus et père de deux enfants.

J’ai tout de suite sympathisé avec le protagoniste dont le caractère est bien expliqué et qui attire une sympathie immédiate. L’auteur dosait les moments de calme et ceux de suspense et j’avais envie de suivre l’intrigue. J’ai adoré l’enchaînement avec le protagoniste qui se souvient de son histoire et qui nous amène dans sa vie avec douceur.

Le personnage de Lorina m’a moins convaincue, peut-être en raison de l’angle de vue. Elle est très exigeante dès le début, demande des preuves d’amour, et même si je partage sa passion pour les animaux et pour l’écologie, j’ai trouvé son attitude face aux relations amoureuses un peu puérile et agaçant. Par contre, j’ai complètement craqué pour Jean qui est gentil, réfléchi et qui essaie d’aider les gens. La romance entre les deux ne m’a pas semblé aussi évidente puisqu’elle met énormément de temps à se mettre en place et que les discussions entre eux ne sont pas très convaincantes, on dirait qu’ils ont beaucoup de mal à communiquer.

Les deux animaux, la Zouze et Rosalie, sont vraiment craquants aussi et j’ai adoré l’ambiance campagne (oui je viens de la ville), les animaux, et la gentillesse que prône la famille de Lorina.

Les retournements de situation à la fin sont particulièrement éprouvants et émouvants.

Bref, il s’agit à la fois d’une ambiance particulière que j’ai adoré, de personnages marquants, et d’un style agréable et même addictif. Je remercie l’auteur et la plateforme Simplement Pro pour ce magnifique roman.

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Le bonheur d’Anna T1 de William Alcyon

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Il s’agit d’un roman bouleversant. L’histoire commence fort, avec Anna qui perd son compagnon à la suite des attentats de Nice de 2016 et qui reste en vie de manière miraculeuse. Son deuil est traité avec beaucoup d’humilité et de réalisme, cela lui prend plus d’un an avant de songer à vivre à nouveau et c’est un personnage que j’ai pris en sympathie très rapidement.

Par la suite, les différents points de vue dynamisent énormément ce roman qui devient très addictive. J’avais du mal à m’arrêter de le lire pour dormir. Ce livre place une sorte de gourou à un moment, William, mais désamorce assez rapidement ce chemin, comme si Anna doit trouver par elle-même le chemin du bonheur. J’ai par ailleurs adoré la confrontation entre ce qu’on nous présente comme un pseudo-gourou et Anna.

J’ai aussi beaucoup apprécié le fait que même si on nous présente un possible nouvel amoureux d’Anna, cela n’est pas précipité et le livre nous laisse du temps pour laisser place à une nouvelle romance. Le point fort de ce roman est la rencontre de Jacques Vaillant, le vieil homme encore capable d’apprécier la vie et la jeune femme Anna, qui a du mal à surmonter sa dépression. Leur cheminement est extrêmement bien décrit, émouvant et on a pas souvent l’occasion de laisser autant de place dans les romans à des hommes plus âgés de cette manière aussi touchante.

Bref, j’ai adoré ce roman et j’ai hâte de lire la suite ! Je remercie l’auteur et la plateforme Simplement Pro pour ce beau roman.

Victoire de Bridget Page

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Je ne pensais pas aimer ce livre à ce point. Il traite d’une histoire d’amour entre une femme de 18 ans malade depuis toute sa vie et un neurochirurgien plus vieux. Je ne suis absolument pas calée en médecine et je n’ai absolument aucune idée du réalisme de ce côté donc je me contenterais de discuter du côté littéraire.

L’idée de désigner une tumeur par un petit nom et de discuter avec elle m’a paru original et presque sympathique, il s’agit finalement d’une métaphore à peine voilée. Le neurochirurgien partait pour être un « bad boy » avec la moto et le sentiment de supériorité et pourtant, cette impression est finalement assez vite désamorcée par Victoire, le personnage féminin qui n’hésite pas un seul instant à remettre ce neurochirurgien à sa place. On a également une trace de « ils se détestent donc ils s’aiment » au début qui est assez vite replacée dans son contexte, c’est-à-dire le contexte d’une femme affaiblie qui a peur de faire confiance aux autres et surtout à un médecin. Bref, beaucoup de clichés sont à peine effleurés et vite écartés pour proposer une romance vraie, authentique et finalement très différente de celle à laquelle on pourrait s’attendre.

Le roman présente une romance entre une femme qui est présentée comme mourante et un neurochirurgien désabusé et pourtant, l’histoire n’est pas larmoyante, l’héroïne est tellement pleine de vie et de passion qu’on se prend à être bercé par sa force et son courage.

Bref, une jolie romance, au-delà des préjugés, une lecture assez vite entamée et terminée, une leçon de vie sur la nécessité de vivre au-delà de la maladie, un coup de cœur en gros! je remercie l’autrice pour ce beau roman et la plateforme Simplement Pro pour ce service presse.

Il faut beaucoup d’hommes pour faire une femme de Antony Altman et Elise Veith

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Je vais être honnête assez vite, ce livre est un coup de cœur. J’ai lu ce roman en une nuit, sans pause et sans m’arrêter tant l’intrigue était prenante. J’ai adoré la division entre le passé et le présent, ce qui me forçait à continuer puisque chaque partie terminait sur une sorte de cliffhanger. Emmanuelle est un personnage de femme ambitieuse devenue mère qui va finalement se perdre dans sa carrière trop encombrante et dans son mari qui ne lui convient plus. J’ai bien aimé l’idée d’inversion des rôles qu’on voit rarement dans la littérature puisque l’homme dans le roman décide d’assumer à fond son rôle de père (presque) au foyer. Le roman se focalise sur la femme aux multiples charges.

Ce livre nous fait voyager dans le temps, entre une femme heureuse dans le passé à Paris et une femme malheureuse qui cherche à se retrouver dans le présent en Thaïlande, mais aussi spatialement. J’ai bien aimé l’excursion en Thaïlande où je me suis sentie complètement dépaysée et le personnage d’Emmanuelle est suffisamment bien campé pour qu’on ait envie de la suivre jusqu’au bout. Pour être honnête, j’ai préféré les passages à Paris à ceux en Thaïlande mais c’est surtout une question de goût personnel.

Le rythme du roman est parfaitement bien maîtrisé et on ne voit pas l’histoire passer. J’étais au regret de quitter les personnages à la fin. Je ne dévoilerais l’intrigue de fin mais j’étais un petit peu déçue de l’ouverture proposée. Et j’avoue que j’aurais voulu avoir une partie bien plus grande consacrée aux discussions entre Emmanuelle et Frank après tous les bouleversements de la femme.

Bref, une romance grandiose que j’ai appréciée du début jusqu’à la fin et je remercie les auteurs et la plateforme Simplement Pro pour ce joli service presse.

Le carnet de l’amoureux éconduit de Laurent Hunziker

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On aborde un sujet assez rare en littérature, le thème de la romance vu d’un point de vue masculin et plus précisément du rejet amoureux. Cela ressemble au roman de Goethe Les souffrances du jeune Werther avec une grosse différence, je me suis tout de suite identifiée au héros que j’ai trouvé sympathique et mignon contrairement au héros de Goethe pathétique et pitoyable. L’auteur réussit par un tour de force à intéresser le lecteur sur des considérations sentimentales sans donner une impression de pitié. Bref, j’ai vibré pour ce héros qui croit à sa flamme envers et contre tout.

La deuxième partie produit un renversement total du récit qui passe d’un récit de garçon amoureux à un roman complètement différent avec une intrigue tout aussi intéressante. Les mécanismes qu’utilise l’auteur sont fascinants et sans vouloir spoiler une partie de l’intrigue, j’étais agréablement surpris par la tournure de l’histoire. Malheureusement, j’ai trouvé que cette partie s’éternise un peu et la fin est un peu décevante par rapport à ce retournement de situation. De plus, même si le futur de l’histoire est bien construit, on reste un peu sur notre faim.

Bref, une écriture splendide, une représentation magnifique de l’amour masculin, un bouleversement de milieu assez incroyable qui malheureusement ne tient pas ses promesses. J’ai adoré les personnages et la manière dont l’auteur nous décrit l’amitié centrale. Je remercie l’auteur pour ce service presse.

Psi-Changeling T1 de Nalini Singh

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Je me plonge dans le début d’une nouvelle série de romance paranormale. Pour parler tout de suite des aspects qui m’ont plu: l’univers. J’ai adoré ce monde futuriste avec les Psis et cette partie m’a le plus fascinée. Dans l’ensemble, les règles des changelings sont très classiques dans ce type de littérature alors que les Psis ont une organisation fondée sur le rationnel et la raison pure et j’ai trouvé cela à la fois original et passionnant comme idée. On aurait dit la société de Psycho-Pass à l’œuvre.

L’héroïne Sascha m’a bouleversée. Elle est forte, puissante et elle se bat pendant tout le roman contre ses émotions et sa nature. On la sent prendre ses aises et devenir de plus en plus sûre d’elle-même et je l’ai trouvé très sympathique, j’avais envie de la réconforter et je voulais qu’elle finisse victorieuse. La guérisseuse des changelings est aussi un personnage fort et appréciable.

Passons sur le petit point négatif habituel de ce genre de romans: on a toujours la femme vierge qui se fait déflorer par l’homme viril et possessif, un trope classique dans ce type de littérature. Autant j’ai adoré Sascha, autant le personnage de Lucas était plus énervant car on a le stéréotype classique de l’homme possessif, fort, qui veut imposer sa volonté à sa compagne et les relations de domination à ce sujet me mettent un peu mal à l’aise. La relation sexuelle avec le coup de foudre était bien maîtrisée mais j’avais plus de mal avec leur relation amoureuse.

Bref, un univers riche et passionnant que j’aimerais voir l’autrice approfondir.

Romances de Fanny André

Pourquoi ce titre? Tout simplement parce que je me suis faite une orgie de ses romans que j’ai dévoré en une semaine. J’avais besoin de romance, de légèreté et d’évasion et c’est exactement ce que j’ai trouvé dans ces titres. Son style est addictif et si je ne suis pas convaincue par ces choix d’intrigue en romance, je suis curieuse de lire des titres de sa plume dans d’autres genres.

Passons aux choses sérieuses:

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Je trouve l’héroïne très agressive vis-à-vis du patron. On est typiquement dans le cas où le personnage masculin adore se faire maltraiter et tombe amoureux des femmes qui le brutalisent. Je ne suis pas particulièrement fan de ce genre d’histoires car j’ai du mal à comprendre comment les hommes peuvent être aussi masochistes. Sinon, l’histoire principale amoureuse en elle-même est très basique puisqu’on ne voit presque jamais les deux protagonistes se parler et surtout sans s’engueuler. A part l’histoire d’amour, le roman offre une évasion agréable en Espagne et le décor est plutôt sympathique.

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Léna n’arrive pas à oublier son ex et part à Londres sur un coup de tête pour le rejoindre en espérant le reconquérir. J’ai trouvé son ex Caden absolument odieux. Il passe la majorité du roman à essayer de la convaincre de devenir l’amante et à se dépatouiller d’une situation compliquée en embrigadant son ex. Je ne suis pas fan de son univers graff ce qui ne m’a pas aidée à m’introduire dans cette histoire. Au final, on a une famille riche et désagréable qui se déchire et j’avoue n’avoir pas particulièrement apprécié cette aspect. Bref, j’aimais bien Léna mais elle perdait son temps avec cet homme qui ne la méritait absolument pas.

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Pour une fois, j’étais conquise par l’héroïne Thia qui a un véritable univers musical bien à elle. C’est quelqu’un de riche, de complexe et qu’on a plaisir à découvrir. J’ai adoré sa passion pour la danse que l’autrice nous décrit avec délicatesse et Thia est une femme pleine de ressources et d’audace. Quant à sa relation avec Jackson, je l’ai trouvé absolument admirable, l’homme est attentionné, ils passent de bons moments et on sent qu’ils cherchent à se connaître et qu’ils s’apprécient mutuellement. On en vient à la partie que j’ai détesté, à savoir Maden ou le « bad boy » attitré qui ne sait pas ce qu’il veut et revient tous les six mois se faire brosser son égo. J’ai détesté ce personnage, je l’ai trouvé arrogant, j’ai trouvé qu’il trahissait son amoureuse pour une amourette dans laquelle il ne voulait pas s’engager et on a l’impression qu’il change d’avis tous les mois sur ce qu’il veut vraiment. En réalité, les seuls péripéties de ce roman relèvent de ce personnage qui revient de temps en temps pour pourrir la vie de Thia. Pour le coup, j’ai trouvé qu’elle réagissait avec maturité en cherchant à s’éloigner de lui de toutes les manières possibles. Bref, vive l’union Thia/Jackson et à mes yeux, une seule fin était possible.

La Perte de Suzanne Roy

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J’ai un avis mitigé à propos de ce livre alors je vais commencer par les aspects négatifs et les plus dérangeants de mon point de vue. Tout d’abord, la famille d’Alex arrive avec les meilleurs intentions du monde après la mort de ce dernier mais se permet d’être autoritaire envers la fiancée d’Alex. Ils veulent garder l’enfant de Charlotte et essaie de contrôler sa vie. Même si l’auteure essaie de montrer les bonnes intentions de cette famille, cela m’a mise très mal à l’aise.

De plus, le frère d’Alex, Carl, va parler dans un français exécrable pendant la majorité du livre « Toi good? », il n’arrête de dire des phrases mélangeant les deux langues et même s’il est anglais, ce pseudo-français haché avec de l’anglais m’a empêchée d’apprécier ce personnage. J’aurais préféré que Carl et Charlotte se parlent en anglais avec la traduction en français de leurs dialogues plutôt que ce mélange insupportable de langues.Cela rend la romance difficile à apprécier puisque j’avais plutôt envie de frapper Carl que de le trouver mignon.

Troisième problème, on a l’impression que la famille d’Alex trouve anormal que Charlotte travaille et essaie de maintenir son indépendance financière. Si Charlotte fait beaucoup d’efforts pour comprendre la famille d’Alex, la contrepartie n’est jamais vraie et le livre donne l’impression grinçante qu’une femme devrait préférer se faire entretenir si elle peut avoir ce choix. Probablement pas l’avis de l’auteure mais j’avoue avoir gardé un arrière goût amer des conclusions de cet ouvrage.

Finalement, le style reste incroyable et le livre se lit très rapidement (quelques heures la nuit sous la couette). Dès que j’ai commencé le livre, je n’ai pas pu m’empêcher de le finir le plus vite possible. Bref, si le sujet me dérange ainsi que les idées sous-jacentes, le livre se lit avec une vitesse incroyable et traite du deuil et de sujets rarement abordés en littérature sans spoiler bien sûr.

Le premier jour du reste de ma vie de Virginie Grimaldi

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Il s’agit d’un roman positif sur l’amitié, l’amour et les passions en général. Il se lit facilement avec le sourire aux lèvres. Même si je regrette que les événements se déroulent trop « facilement » pour les héroïnes, ce roman garde une fraîcheur et une innocence agréables.

Ce livre donne envie de donner corps à ses envies les plus folles et de croire en la vie.

En bref, il s’agit d’un livre simple, rapide à lire mais surtout agréable au moral.

Un amour marqué de Fanny André

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Il s’agit d’une romance très sombre qui m’a mise mal à l’aise pendant une grosse partie du roman. L’auteure écrit divinement bien et je dois avouer que j’étais scotchée à ce livre pendant toute une journée. Concernant les péripéties et les personnages, je serais plus critique. Les deux personnages principaux ont un énorme problème au niveau de la communication, que ce soit l’homme Baile qui refuse d’abandonner une femme Jade qu’il aime et la femme qui refuse d’avouer ses sentiments.

Du côté de Baile, il s’acharne sur cette histoire d’amour et en vient à violer Jade dans une scène violente et malsaine, il continue à la harceler même lorsqu’elle ne veut plus de lui. Je dois avouer que j’étais très mal à l’aise sur cette sorte de conclusion intrinsèque qui donne le sentiment que si on ne respecte pas le souhait d’une femme, c’est mieux pour elle. Du côté de Jade, elle reste scrupuleusement fermée à toute tentative de communication jusqu’au bout et je dois avouer qu’en tant que lectrice, j’étais fatiguée par le sentiment que cette histoire tournait toujours en rond de la même manière puisque Jade ne se remet jamais en question, y compris à la fin et que cette histoire laisse un goût amer.

Bref, une histoire sombre et glauque sauvé par le style incroyable de l’auteure.