The School for Husbands de Wendy Holden

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Avis

L’idée est très sympathique. On a une intrigue de base avec la femme qui vient d’avoir un enfant, qui retourne à son travail et le mari, très occupé par son travail, se met à négliger sa femme et à complètement laisser tâches domestiques et concernant le gamin à sa femme. Sophie veut donc se séparer de Mark parce qu’elle n’en peut plus de vivre un mariage dans lequel aucun des deux ne se parlent et où elle doit tout faire elle-même.

Même si ça n’a jamais été mon cas, je pense que beaucoup de femmes s’identifieraient à Sophie et Mark qui veut, en dernière chance aller dans cette école pour maris est une jolie idée. Je me demandais comment ils allaient se réconcilier, comment les deux pourraient retrouver leur entente d’autrefois et surtout que Mark comprenne quel salaud il a pu être envers sa femme.

Hélas, ce que je souhaitais n’est pas arrivée. Au lieu d’une histoire touchante d’un couple en train de se séparer, nous avons LE grand méchant, l’ex de Sophie, le milliardaire, celui qui est prêt à tout pour obtenir Sophie car il a besoin d’une femme parade. J’ai plusieurs objections quant à ce personnage. La première, pourquoi en avoir fait quelqu’un d’aussi méchant, cela sert certes à contraster avec Mark mais Mark s’était comporté comme un salaud, personne n’a besoin de nous rappeler qu’il y a pire en ce monde. La deuxième, j’aurais préféré quelqu’un d’humain, de vraiment amoureux de Sophie et de normal, cela aurait rendu l’intrigue bien plus passionnante et plus agréable. La troisième (relevée par mon copain cette fois-ci), ce n’est pas crédible que les hommes aient autant de pression sociale au sujet de leurs épouses et gosses, il s’agit en général malheureusement d’une affaire de femmes. Bref, le grand méchant loup cherche à voler la pauvre brebis égarée et les passages le concernant sont absolument affligeants.

Pendant ce temps, alors qu’on pourrait penser que l’école pour maris, avec un potentiel génial, compenserait l’autre intrigue, nous voilà servi avec des clichés. Les exercices comme il faut dire à tout le monde je t’aime et il faut remettre le tube du dentifrice sont à la limite du risible et ne serve même pas à l’intrigue à la fin.

D’ailleurs, cette fin ne concerne même pas le couple. Le gamin se met à tomber malade et tout d’un coup, Mark arrive et le couple règle leurs problèmes par magie. L’école n’a servi à rien, le grand méchant ex est si peu crédible qu’il n’avait aucune chance de voler Sophie et on se demande avec regret pourquoi une intrigue avec un joli potentiel a été autant gâché. Hélas!

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The Importance of Being Earnest de Oscar Wilde

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Bon, autant le dire tout de suite, je crois que je ne suis pas sous le charme de l’humour d’Oscar Wilde. J’avoue que je n’avais pas beaucoup aimé Le portrait de Dorian Grey et cette seconde incursion dans son univers ne m’a que moyennement convaincue. J’avais l’impression de voir du Marivaux bas de gamme, où les hommes un peu riches s’amusent à duper des femmes sur des sujets triviaux comme leurs prénoms et où les femmes restent chez elles à s’exciter sur ces mêmes sujets triviaux. Certes, Oscar Wilde écrit un livre de dérision mais j’avoue ne pas m’être sentie concernée par ces frivoles gens qui n’ont rien d’autre à faire de leur vie que de s’en inventer une autre et cela rendait la plaisanterie moins drôle.

How to Make a Living with Your Writing: Books, Blogging and More de Joanna Penn

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Petite précaution du début, comme toujours avec ce genre de livres, il est destiné principalement à un marché anglophone pour des écrivains qui écrivent en anglais. Et certains arguments concernant le pour/contre de l’édition numérique ne sont pas valables en France. Notamment, le marché de l’édition française ne requiert pas d’agent et les gens, hélas, lisent beaucoup moins en numérique en France qu’aux Etats Unis par exemple. Donc, même si certains conseils sont intéressants, la plupart sont à prendre avec des pincettes. Concernant les bons conseils du roman, on a la multiplicité des sources d’argent potentiel auxquelles on ne penserait pas forcément comme les ebooks/livres audios et livres papiers à vendre. On a aussi l’idée que plusieurs romans et même une saga est plus profitable qu’un seul même parfaitement écrit ce qui est un bonne chose à se rappeler et qu’un blog met du temps à trouver son public donc l’investissement dans ce marché en tant qu’auto entrepreneur est un travail de longue haleine qui peut prendre jusqu’à six mois avant de recueillir les fruits du travail. En conséquence, j’ai apprécié le fait qu’elle insiste sur l’intérêt d’avoir de multiples sources de revenus au sein même du marché du livre et de citer quelques exemples de sources différentes comme de parler en public, des essais sur l’écriture, des formations, des livres audios, et aussi l’importance de s’inscrire dans des forums de collaboration et de participer.

The Tenant of Wildfell Hall de Anne Brönte

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Difficile pour moi de critiquer ce monument pour plusieurs raisons. La première: il s’agit d’un roman très bien écrit, très agréable à lire, avec des personnages bien tracés et un style remarquable. La deuxième: il s’agit d’un portrait de la condition des femmes à une époque où se marier avec la mauvaise personne constituait une condamnation à vie et le personnage principal de l’histoire, une femme pleine d’énergie, pleine d’esprit se retrouve à dépérir pour supporter un mari qu’elle avait d’abord choisi par amour.

Cette histoire m’a révoltée personnellement et pour cette raison, c’était presque désagréable de lire la déchéance de cette femme. De plus, je ne suis ni religieuse ni chrétienne et son attitude m’a semblé très étrange. Des fois elle prend son courage à deux mains pour fuir une maison qu’elle déteste et un mari qu’elle abhorre, ce que je respecte et d’autres fois, elle se comporte très étrangement avec les hommes qu’elle aime, les rejetant puis les acceptant, sans ligne de conduite bien définie et son attitude trop charitable et trop droite m’a énervée plus d’une fois.

En conclusion, un joli roman mais trop empreint de l’injustice faite envers les femmes.

Night School T5: Fin de partie de C.J. Daugherty

(Night School T5: Endgame, 391 pages)

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Enfin le dernier tome de cette saga que j’ai dévoré avec une passion mitigée. L’auteure possède une plume aisée et j’ai lu très rapidement et avec plaisir chacun de ses tomes et lorsque l’auteure a fini le tome 4 sur un cliffhanger, j’avais hâte de poursuivre le tome 5 et de finir cette saga.

Allie se décide finalement à arrêter ce trio amoureux un peu fatiguant à la fin et pour une fois, on a une Allie bien sûre d’elle au niveau sentiments et même si elle a du mal à le faire comprendre à Sylvain, l’intrigue tourne autour de Nathaniel et de comment arrêter ce personnage plutôt que des intrigues adolescentes.

L’histoire va de rebondissements en rebondissements, on ne voit pas le temps passer et tout finit bien à la fin. Pas de surprises donc mais une fin de série agréable, sympathique et qui offre ce qu’elle promet c’est-à-dire un bon divertissement.

De bons présages de Terry Pratchett et Neil Gaiman

(Good Omens: The Nice and Accurate Prophecies of Agnes Nutter, 448 pages)

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Mon avis en très bref: bof, je ne suis pas dans la cible de ce type d’humour. Je n’aime pas Terry Pratchett et je n’aime pas son humour mais j’ai quand même voulu donner une chance à ce livre. Je l’ai lu assez lentement, ce n’était pas toujours facile de trouver la motivation pour le continuer. Les personnages sont très caricaturés et trop nombreux, j’avais tendance à oublier ou à ne pas apprécier tout simplement.

L’intrigue de base me plaisait bien et je pense qu’il y avait moyen de partir dans un délire beaucoup plus impressionnant et j’avais l’impression qu’ils se sont contentés du strict minimum avec un sujet aussi vaste.

En bref, j’étais déçue, mon avis négatif sur Terry Pratchett s’est renforcé et je crois que je ne suis tout simplement pas le public cible.

Confessions d’une accro au shopping de Sophie Kinsella

(Confessions of a Shopaholic, 384 pages)

Avis

Pour faire très court, je n’ai pas aimé ce livre, je déteste le shopping et je déteste les gens assez superficiels pour acheter quand ils n’ont pas d’argent. A la base j’avais tout pour détester l’héroïne avec son côté très égoïste, très superficielle et ça n’a pas raté, elle se comporte comme une fille arrogante, menteuse, elle utilise des stratagèmes détestables envers ses amis, ses parents et ses collègues et en résultat, non seulement elle devient riche et célèbre mais le bel homme de l’histoire tombe amoureux d’elle. Et jamais à un seul moment elle comprend à quel point ce qu’elle fait est méprisable.

Même si je comprends son addiction et je ne la juge pas là-dessus, je ne comprends pas comment cette addiction néfaste est traitée comme une sorte de jeu et prise à la légère et j’aurais préféré une véritable prise de conscience de la part de l’héroïne.

Ceci dit, les mails de la banque concernant les multiples pseudos désastres qui arrivent à Rebecca m’ont fait sourire quelque peu.

ChallengeMystère

Le journal de Bridget Jones de Helen Fielding

(Bridget Jones’s Diary, 342 pages

Avis

J’adore la chick lit, j’adore les romans superficiels totalement assumés et j’adore me perdre dans les histoires d’amour compliquées de ce genre de livres, j’adore même le petit sentiment de plénitude qu’on ressent avec une fin heureuse. Pour tout dire, je suis globalement bon public et pas du tout réfractaire à ce genre de littérature mais cette fois-ci, je n’ai pas accroché, pas du tout, je suis restée complètement insensible à cette femme délurée qu’est Bridget Jones. Peut-être parce qu’elle me ressemble trop dans le côté maniaque, peut-être parce que son énumération de ses sentiments m’ont paru trop vraisemblable et que je lis pour rêver et non me rappeler ma triste réalité.

A vrai dire, je reproche, et c’est ironique, à ce texte de trop s’éparpiller dans les détails mondains, de donner trop de précisions et de se perdre. Même si j’admets et je reconnais que ce côté du journal intime le rend très réaliste à mon goût, l’héroïne n’avait aucun recul, les situations de plus en plus désespérantes lui arrivaient et je n’ai pas réussi à me mettre dans la peau de Bridget Jones. Je me suis sentie détachée du roman, et la fin brutale même heureuse n’a pas réussi à m’émouvoir.

Bref, une petite déception pour un livre très connu de chick lit qui ne m’a pas transcendée.

L’Apprenti Epouvanteur de Joseph Delaney

L'apprenti-epouvanteur

(The Spook’s Apprentice, Wardstone Chronicles #1, format ebook, 236p)

Avis

Cela reste une lecture pour enfants c’est-à-dire une lecture facile, quelques éléments gores mais pas trop, un jeune héros plein d’audaces et qui commet quelques erreurs, un jeune homme promis à une destinée légendaire bref, tous les ingrédients classiques d’une fantasy jeunesse.

Pour être honnête, le roman se lit facilement et rapidement, il est question de sorcières, d’envoûtements et Thomas, le héros de l’histoire, réussit à devenir très vite courageux et assez mature pour affronter les sombres ténèbres qui l’entourent. Donc j’ai apprécié autant que possible une lecture à la fois clairement destinée aux enfants mais qui fait l’effort d’avoir un personnage « gris » comme Alice qui n’est pas tout de suite catégorisée comme mauvaise sorcière et qui surprend par des scènes assez gores pour un livre enfant.

Mon avis final: j’ai trouvé que c’était un bon livre pour enfants mais je ne me suis pas sentie concernée par le roman (à 22 ans seulement je deviens trop vieille…)

Challenge mystère

Meurtres en majuscules de Sophie Hannah

Meurtres en majuscule

Quatrième de couverture

Et dire que Hercule Poirot voulait s’accorder des vacances, histoire de reposer ses petites cellules grises en surchauffe ! Pour cela, au lieu de prendre le large, il choisit de se réfugier incognito dans une pension londonienne. Mais voici que l’aventure frappe à sa porte, alors qu’il souhaitait se mettre au vert…

Avis:

Ce livre était sur ma wishlist depuis des mois et quand j’ai enfin pu l’avoir, je me suis jetée dessus en vrai fan d’Hercule Poirot. Verdict? Mitigé.

Commençons par ce qui fâche, autrement dit l’inspecteur et narrateur de l’histoire. Comment Sophie Hannah a pu inventer un personnage aussi pitoyable et ridicule? Certes, Hastings et d’autres narrateurs d’Agatha Christie n’étaient ni brillants ni aussi intelligents que Poirot, mais ils avaient une personnalité, une histoire, et ils essayaient de résoudre à leur manière l’énigme. Hastings cherchait avant Poirot des solutions, peut-être inadaptées mais il cherchait à faire fonctionner « ses petites cellules grises ». Alors que cet inspecteur incompétent admet avec joie son incompétence, laisse Poirot mener l’enquête et attend même comme un sage élève la solution du brillant maître. Il admet même qu’il ne comprend rien et qu’il attend que Poirot fasse tout à sa place. Autant supprimer le personnage de l’inspecteur et laisser Poirot mener à sa guise l’enquête ce qu’Agatha Christie elle-même a effectué de nombreuses reprises.

En-dehors de l’inspecteur qui a tendance à me donner des envies de meurtres, les meurtres en eux-mêmes sont compliqués à souhait et remonte à un passé lointain. Pour être honnête, j’ai apprécié cette histoire alambiquée qui se déroulait au fur et à mesure même si on sentait que l’auteure perdait un peu le fil de l’histoire à la fin lorsque les explications fusent et refusent de manière embrouillée. Mais bon, j’ai apprécié de revoir Poirot qui n’est pas trahi selon moi et qui se montre à la hauteur de sa réputation.

Une petite note de fin, cela m’a dérangé dans les remerciements à la fin du livre que l’auteure ne mentionne pas Agatha Christie. Même si cela n’a rien à voir avec le roman, j’aurais aimé que Sophie Hannah explique son admiration pour Agatha Christie et ce qui l’a poussé à écrire ce pastiche ou au moins mentionner son nom dans les remerciements. Tant pis!