Ceux qui vivent du sang versé de Crazy

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L’histoire présente un duo de vampire/tueur en série assez original avec des prémices étonnantes: les créatures surnaturelles ont toutes disparues ou presque à la suite d’une guerre et la protagoniste Carmilla est la dernière vampire qui cherche ses congénères. On pourrait croire que l’histoire est déjà finie au début et pourtant, Carmilla va rencontrer Paul, un tueur en série sans remords ni sentiments.

J’ai beaucoup aimé les contrastes entre Carmilla, la vampire qui est la plus humaine des deux, qui éprouve des émotions mais reste quelqu’un d’assez fort physiquement et Paul, l’humain fermé qui a appris à se battre mais n’est pas capable de ressentir. J’ai notamment apprécié le fait que les émotions ne sont pas forcément négatives ni quelque chose à éliminer pour survivre dans un milieu dangereux.

Les passages d’action et romantiques se suivent et la romance est particulièrement bien travaillée, elle n’a pas l’air sorti de nulle part ce que j’aurais pu craindre étant donné le début de l’intrigue. L’autrice n’hésite pas à réellement suivre ses personnages et à les développer dans toutes les situations y compris sentimentales et violentes. Même si Carmilla semble presque (et je dis bien presque) inoffensive durant la majorité du tome, l’autrice n’hésite pas à montrer sa dangerosité en tant que créature surnaturelle de manière assez intelligente durant tout le roman.

Carmilla est un personnage savoureux que j’ai eu beaucoup de plaisir à suivre tout au long. Cela donnait vraiment envie d’en savoir plus sur son enfance, ses relations avec les autres vampires et tout ce qui s’est passé avant. Un spin off et une préquelle seraient fortement appréciés de mon côté, j’espère que cette histoire continuera. Même s’il s’agit d’un one-shot où tout est réglé à la fin, l’univers développé est tellement fascinant que j’aurais voulu plus de tomes.

Petit aparté, j’ai mis beaucoup de temps à comprendre que « gens », qui représente les gens avec des pouvoirs, était probablement du latin de gens/gentis. Pour quelqu’un qui a fait 3 ans de latin universitaire, c’est pas très glorieux mais j’ai aimé le clin d’œil si c’en est un.

Bref, un sacré coup de cœur pour une autrice dont c’est le premier roman, j’espère continuer à lire des romans de sa part dans cette veine.

Alexia Hope (intégrale) de Florence Gérard

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J’ai adoré les NéoGaïens, une série de SF de la même auteure, j’étais donc excitée à l’idée de commencer une série de bit lit (un genre que j’affectionne), d’une auteure que j’apprécie par ailleurs. Je vais décortiquer mon avis par tome et ATTENTION AUX SPOILERS.

Dans le tome 1, on découvre une femme, Alexia Hope, perdue depuis la mort de sa famille, qui va découvrir un univers décalé, avec des vampires/loups garous/anges et tous les créatures qu’elle n’osait imaginer. Elle se retrouve prophétesse à la tête d’une prophétie destinée à sauver le monde. Même si la protagoniste est appréciable dès le début, j’étais un peu perdue devant toutes ces créatures et toutes ces révélations trop rapides. Les personnages sont nombreux dès le départ et même si j’ai appris à les apprécier à travers les tomes, la révélation du traître m’a laissée froide puisque je ne me rappelais même plus qui c’était.
Les histoires d’amour d’Alexia m’ont rappelé celles dans La communauté du Sud, à la différence que pour une fois, Alexia n’est pas une vierge effarouchée et cela change agréablement par rapport aux histoires de bit lit classiques. J’avoue que passer d’un amant à l’autre à peu de temps d’intervalle m’a choquée personnellement mais cela fait plaisir de la voir assumer ses désirs sexuels sans contrainte.

Pour le tome 2, j’ai assez vite deviné que le père de l’enfant qu’elle voyait dans ses rêves était Kelen. La relation amoureuse avec Conan n’aura pas duré très longtemps et tant mieux car le lien entre Alexia et Kelen est beaucoup plus excitant. Sinon, j’avoue que l’intrigue policière ne m’a pas fascinée. L’identité du tueur, qui devait être une surprise, m’a laissée de glace alors que j’appréciais plutôt les scènes d’amour et de jalousie entre Conan et Alexia ainsi que les moments où Alexia entrevoyait le futur. Un tome en-dessous du précédent, sans doute car on a une focalisation sur Conan, le personnage le moins intéressant des trois tourtereaux.

Pour le tome 3, contrairement à la plupart des séries de bit lit que je connais (et contrairement à ce que je craignais), la grossesse d’Alexia, loin d’affaiblir la protagoniste et de l’obliger à rester tranquille pendant que les mâles de l’équipe sauvent le groupe, va renforcer ses pouvoirs et sa place au sein du groupe. C’est une des principales raisons pour laquelle j’ai adoré cette série: Alexia gagne en énergie, en sagesse et en force depuis le tome 1 jusqu’au tome 5 et jamais son statut de leader ne sera remis en question. J’ai particulièrement apprécié ce tome puisqu’on en découvre plus sur Astarté et le monde des vampires et j’ai toujours eu un faible pour les vampires. C’est intéressant de voir Alexia retrouver sa vraie famille même s’il manquait le côté émotionnel. On la voit utiliser ses pouvoirs avec de plus en plus d’assurance et s’affirmer dans ce monde.

J’ai adoré le monde féérique dans le tome 4, où on retrouve les licornes pourchassées, la Féérie qui s’évapore et chaque porte qui se ferme. A la place d’Alexia, j’aurais été agacée par la solution « contenue dans le problème » et ce même si on se rend compte que c’est vrai à la fin. Dans ce tome, l’ambiance devient insoutenable avec la bataille finale qui se prépare, les anges qui sont à deux doigts de vouloir tuer Alexia pendant que Lucifer se déchaîne.

Finalement, on assiste à une véritable apothéose dans le dernier tome. J’ai aimé le dénouement du trio amoureux, inédit dans les romans de bit-lit et qui permet à Alexia de respecter ses sentiments. Le duel final avec Lucifer est à couper le souffle et j’ai dévoré ces derniers tomes en quelques heures, pressée de connaître la fin.

FIN DES SPOILERS

Finalement, je retiendrais: une héroïne grandiose et impressionnante,  des relations amoureuses hors-normes avec une femme libérée qui s’assume dans ses désirs, un monde complexe surnaturel dont l’intrigue va se dénouer de manière spectaculaire et bref, une belle histoire.

Je remercie les éditions Laska pour ce service presse et d’avoir découvert une splendide saga.

 

 

Journal d’un vampire T1 de L.J. Smith

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(407 pages)

Avis

Pour situer le contexte, j’avais vu et apprécié la première saison de Vampire Diaries, qui est une adaptation série de cette saga littéraire qui m’avait été chaudement recommandé par une amie. Par conséquent, j’arrivais avec des a priori très positifs concernant ce roman. Et pour gâcher le suspense dès le début, j’ai adoré ce roman.

Le personnage de Elena est superficiel au possible et il n’a pas beaucoup de qualités. On voit sa progression d’adolescente attardée qui veut être célèbre à une personne adulte qui assume les conséquences de ses actions. Sa réaction devant la révélation que Stefan est un vampire est assez courageuse et impressionnante même si ce n’est pas très crédible. J’ai bien aimé la touche journal intime où elle raconte ses secrets car je tenais un journal intime bien détaillé quand j’étais à son âge.

La fin du livre est aussi très surprenante, surtout pour ceux qui ont vu la série, je ne m’y attendais pas du tout. Damon, le frère de Stefan est toujours à la fois aussi séduisant et cruel. J’ai apprécié le fait qu’Elena cache des secrets à Stefan le concernant, cela donnait finalement une impression assez réaliste du personnage adolescent qui n’ose pas confier ce qu’elle comprend avoir mal fait.

En conclusion, ce livre pour adolescent m’a bien plu, même plus que je ne le pensais et je serais ravie de continuer la série, télévisée d’ailleurs et livresque.

 

Fashionably dead de Robyn Peterman

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Avis

Je suis très partagée par ce roman. Il commence comme un roman classique de vampires où l’héroïne se retrouve un jour transformée en vampire sans son consentement et même sans souvenir de l’événement. Elle va rencontrer des anges, des fées, des démons, et tout un attirail de créatures fantastiques. Il s’agit d’une héroïne amusante, dynamique, et le roman est écrit avec un style humoristique délicieux. J’ai adoré le début avec une saveur absolument incroyable. J’étais conquise assez rapidement et prête à tout dévorer en un jour.

Mais… lorsque notre audacieuse vampire avec des pouvoirs incroyables rencontre l’homme de sa vie, le fameux Prince Eric, on assiste à une régression totale du roman. On passe d’une héroïne drôle, amusante, sexy, puissante, destinée à conquérir et sauver le monde à une potiche qui reste à la maison parce que c’est trop dangereux de sortir seule, qui accepte de se laisser guider et trouve normal qu’Eric ne lui laisse aucune liberté, et finalement dont l’accomplissement le plus incroyable est d’enfanter un bébé. On revient dans les années de la femme faible et fragile prête à se laisser sauver par un homme. Et la fin énervante montre cette héroïne surpuissante dont l’atout fragile, le bébé, l’empêche de triompher. J’ajoute que je déteste les fins ouvertes qui obligent et manipulent pour acheter le tome suivant.

Au bout du compte, je suis partagée entre un début absolument génial, un style très réussi et très drôle, une héroïne qu’on aime dès le début, un monde très imaginatif peuplé par des créatures diverses, et une fin qui laisse penser que la place de la femme reste à la maison à faire des bébés.

En bref, un avis mitigé sur un roman à la fois génial et qui a réussi à m’énerver sur certains points.

Riker (Vampire Nation T1) de Larissa Ione

Avis

J’aime beaucoup la bit lit et ce roman avait tout pour me plaire : une intrigue différente de d’habitude avec les humains en esclavagiste, une mythologie autour des vampires assez inhabituelle et très intéressante. Dès le début, Nicole n’est pas un personnage crédible. Elle s’entiche du vampire de manière trop rapide et a des sautes d’humeur qui rend ce personnage difficile à appréhender. Quant au personnage principal, Riker, sa personnalité est à peine mieux que Nicole, et sa culpabilité vis-à-vis de son ex-compagne revient dans les moments dramatiquement nécessaires mais encore une fois, j’étais très déçue par la manière dont le couple s’est établi. Niveau intrigue, cela prend beaucoup de temps à se mettre en place et le nombre de temps mort est trop nombreux.

Pour spoiler une partie de l’intrigue (ATTENTION SPOILERS), j’ai détesté le fait que Nicole se retrouve trop rapidement transformée en vampires, comme si son statut d’humain l’aurait empêché de s’intégrer et qu’il fallait bien la rendre acceptable pour les autres.

Sinon, la fin m’a passionnée au sujet de la mythologie vampirique qui se dessine mais trop tard, je ne pense pas continuer au-delà du premier tome.

Les sorcières de Shreveport (La Communauté du Sud #4) de Charlaine Harris

Avis

Après avoir quitté Sookie en pleine rupture avec Bill, son ex actuel, on la retrouve plus triste mais non moins enthousiaste à l’idée de ne plus se laisser embrigader par des aventures de vampires ou autres. J’avoue que le principal atout de cette série à mes yeux est l’attitude décomplexée de l’héroïne vis à vis des relations amoureuses et sexuelles en général. Même si Bill était l’homme qu’elle a aimé, elle ne déprime pas pendant longtemps après leur rupture et aussi difficile que cela puisse être, elle arrive assez rapidement à tourner la page.
On retrouve le vampire Eric, chef de la bande et amnésique, qui va rapidement tomber dans le lit de Sookie. Lorsque ce vampire retrouve la mémoire, Sookie doit affronter à nouveau une rupture encore plus douloureuse et s’en sort sans trop de dégâts et pour cela, je la trouve courageuse et admirable. Elle n’a que le don de télépathie, se retrouve dans des situations de combat et de danger plus dures les unes que les autres et garde son courage intact jusqu’au bout sans devenir une superhéroïne.

Sinon, j’ai adoré l’intrigue sur les sorcières malgré la petite déception sur le combat de la fin, adoré voir les loups-garous et les vampires s’unir et adoré le twist de la fin avec le frère retrouvé. De plus, l’intrigue est mouvementée pendant tout le roman et on ne s’ennuie pas une seule seconde.

En conclusion, un bon tome et j’ai encore envie d’aller plus loin dans les livres.

Mercy Thompson T5: Grimoire d’argent de Patricia Briggs

(Silver Borne, 383 pages)

Avis

Comme d’habitude, ce tome est toujours aussi agréable et rapide à lire, je l’ai dévoré en quelques jours et Mercy reste égale à elle même, toujours prête à se mettre en danger et à se battre pour ceux qu’elle aime. J’étais un peu déçue du manque de développement global de la série, la relation d’Adam et Mercy avance très peu, même trop peu à mon goût, l’auteure ne développe pas autant que je l’aurais aimé le lien entre la meute et la dépression de Samuel arrive un peu comme un cheveu sur la soupe.

Même si Samuel n’a pas un tempérament joyeux en général dans la saga et qu’il doit traverser une rude épreuve à voir Mercy s’éloigner davantage de lui, j’ai trouvé le traitement de sa dépression avec son côté loup qui prend le dessus assez superficiel et réalisé de manière trop rapide.

En bref, j’ai bien apprécié de retrouver Mercy malgré les faiblesses du scénario.