The definite book for body language de Pease

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Avis

J’ai un avis assez positif sur ce livre: pour une asociale comme moi, il permet de prêter plus d’attention aux gestes et au langage corporel des gens autour de soi. Ceci peut obliger à plus s’impliquer dans la vie sociale et mieux comprendre les interactions entre personnes.

Ce livre est très explicatif au niveau images et gestes, il est très compréhensible et même si je ne connais pas la base scientifique, il est tout de même important de s’interroger sur les significations de nos gestes dans la vie sociale. J’ai cherché dans la vie quotidienne à analyser les gestes des autres et c’est très instructif. Pour certains points, il est assez basique comme avoir les bras croisés = être fermé à la question.

Ce livre ne va donc pas apprendre grand chose pour les gens doués socialement et ne va certainement pas rendre une asociale plus extravertie mais il oblige à devenir conscient de nos gestes et des non dits en société.

 

 

Wait for you de Lynn

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******SPOILER ALERT *****

Avis

J’ai détesté ce roman, il représente tous les clichés existants sur le thème de la romance à l’université: on a la jeune femme vierge qui n’a aucune expérience ET qui s’est faite violée (n’oublions pas qu’elle est vierge quand même, c’est important d’avoir une héroïne pure…), le meilleur ami gay qui veut se taper tout ce qui bouge, la fille hystérique rivale qui a juste envie de piquer le mec de l’héroïne, bref, un cocktail explosif.

En réalité, j’étais très énervée contre ce roman pour une bonne raison: au début, l’héroïne déclare n’avoir aucun intérêt amoureux ou sexuel à un garçon et ce garçon non seulement ne respecte pas ce choix mais va jusqu’à la harceler pendant des mois avant qu’elle accepte de sortir avec lui. Il vient chez elle tous les samedis matins et j’espère n’avoir pas été la seule à trouver ce comportement franchement inacceptable. Tu ne harcèles pas une fille pour qu’elle te donne un rendez-vous si tu la respectes un minimum. Pire, ce prétendu canon n’arrête pas d’expliquer à quel point il est merveilleux et si son comportement est prétendument normal pour tous les protagonistes, j’étais à deux doigts de frapper ce Cameron si parfait qu’il est capable de suivre une fille à la trace, et de faire pression sur elle pour qu’elle sorte avec lui ce qui est inadmissible.

Quant au viol, il a été traité de manière vraiment cavalière, on insiste bien sur le fait que la protagoniste est restée vierge parce que sinon, ce serait vraiment terrible pour une jeune fille dans la vingtaine de ne plus avoir sa virginité. Pire que ça, Cameron peut coucher avec des filles sans problèmes, il s’agit d’un gentleman et c’est normal pour un homme alors que Steph, qui est intéressée sexuellement à son égard, est une horrible personne qui devrait avoir honte. Sinon, toutes les filles du roman sont soit violées soit frappées par leur copain et les mecs sont les bagarreurs. Classique misogynie et j’avoue que j’étais très gênée par les discours sans doute pas intentionnels dans le roman.

J’ai aussi un autre problème avec ce roman: Avery se montre assez dure et méchante avec Cameron et la patience de Cameron (ainsi que son insistance à vouloir sortir avec elle) est montrée comme une vertu qui fait de lui l’homme idéal. NON, s’il veut juste coucher avec elle (ce qui n’est pas le cas dans la suite), cela n’est pas charmant et sinon, Avery a clairement un problème et son attitude est assez moche. Je ne comprends même pas comment ils arrivent à se rapprocher alors qu’Avery fait tout pour le repousser et ne se donne même pas la peine d’être polie.

En bref, un roman qui m’a énervée et que je n’ai pas apprécié.

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To all the boys I’ve loved before de Jenny Han

Avis

Ce roman m’a ramenée dans mes périodes d’adolescence. Il s’agit d’une jeune fille qui après avoir écrit 5 lettres d’adieu à ses amours de jeunesse, doit être confronté au fait que toutes ses lettres ont été envoyées par la Poste aux personnes concernées. Petit problème: elle a écrit une lettre à l’ex de sa sœur et l’ami proche de la famille !  J’ai aimé les relations entre sœurs, à la fois très proches et toujours en train de se chamailler. J’ai vite trouvé l’identité de la personne qui avait envoyé les lettres d’amour secrètes de Lara Jean mais cela n’a pas une grande importance dans l’histoire.

Les histoires d’amour sont inconsistantes et pas toujours bien gérées : Lara Jean prétend être en couple avec Peter alors qu’elle est amoureuse de Josh et Peter lui-même veut montrer à son ex qu’il a tourné la page. Elle décrit souvent les sentiments de Peter envers son ex, qui ont l’air très vivace mais en fait pas tant que ça. Elle raconte ses sentiments pour Josh qui disparaissent au bon moment. Josh change de sentiments comme une girouette et donne l’impression d’aimer la fille qui l’arrange. Quant à la relation entre Peter et Lara Jean, la progression semble un peu abrupte.

Bref, je n’ai pas été convaincue du tout par ces prétendues histoires d’amour mais j’ai apprécié ce roman car il rappelle l’ambiance adolescente et l’importance des rumeurs, et le style est rafraichissant et donne envie de tourner les pages. Un autre point: j’ai adoré la relation familiale saine et bien décrite.

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The Tenant of Wildfell Hall de Anne Brönte

Avis

Difficile pour moi de critiquer ce monument pour plusieurs raisons. La première: il s’agit d’un roman très bien écrit, très agréable à lire, avec des personnages bien tracés et un style remarquable. La deuxième: il s’agit d’un portrait de la condition des femmes à une époque où se marier avec la mauvaise personne constituait une condamnation à vie et le personnage principal de l’histoire, une femme pleine d’énergie, pleine d’esprit se retrouve à dépérir pour supporter un mari qu’elle avait d’abord choisi par amour.

Cette histoire m’a révoltée personnellement et pour cette raison, c’était presque désagréable de lire la déchéance de cette femme. De plus, je ne suis ni religieuse ni chrétienne et son attitude m’a semblé très étrange. Des fois elle prend son courage à deux mains pour fuir une maison qu’elle déteste et un mari qu’elle abhorre, ce que je respecte et d’autres fois, elle se comporte très étrangement avec les hommes qu’elle aime, les rejetant puis les acceptant, sans ligne de conduite bien définie et son attitude trop charitable et trop droite m’a énervée plus d’une fois.

En conclusion, un joli roman mais trop empreint de l’injustice faite envers les femmes.

The 7 secrets of the Prolific de Hillary Rettig

Avis

Ce livre arrive pile au bon moment dans ma vie, au moment où je n’ai pas écrit depuis quelques semaines, où je commence à douter de mes propres qualités d’écriture. Mon copain n’arrête pas de me demander où en sont mes projets et je ne sais pas quoi répondre, parce que j’ai plein d’idées, plein de projets et dès que je me retrouve face à une feuille blanche, je bloque totalement. Depuis quelques semaines donc, j’ai rangé mon espace de travail, je sais exactement quels nouvelles/romans sont en cours et il ne me reste plus qu’à persévérer mais difficile lorsque je suis en période de stage/fin d’étude/remise de rapports et soutenance, lorsque l’écriture me semble une énième tâche de plus à remplir. Tout ça pour dire que j’ai beaucoup apprécié l’effort de l’auteur pour ne pas  culpabiliser ceux qui souffrent d’un blocage dans l’écriture. J’ai aussi apprécié sa liste des raisons pour procrastiner et surtout le fait qu’elle répète plusieurs fois que ces raisons SONT valables et ne constituent pas une excuse, qu’il faut d’abord prendre soin de soi au lieu de se laisser aller à dicter sa propre conduite. Surtout, elle encourage à se considérer avec indulgence et sans se critiquer de façon malsaine.

En résumé, il s’agit d’un bel essai qui redonne envie de se plonger dans l’écriture malgré les rejets et malgré ses propres déficiences. Un petit avertissement toutefois, ses conseils sur l’édition et l’autoédition se ramènent exclusivement au marché américain et il serait peu avisé de ramener ses conseils sur le marché français où deux différences fondamentales sont présentes: l’édition numérique n’est pas autant en vogue qu’aux Etats-Unis et les agents sont superflus dans le processus de l’édition. Il faut donc se documenter et prendre des précautions avant d’appliquer ses conseils sur l’édition.

Breaking up with Barrett de Katy Regnery

Avis

Ce roman est un coup de coeur. Bien sûr, il s’agit d’une romance assez banale de deux personnages qui s’aiment depuis toujours et qui vont enfin le révéler l’un à l’autre, d’une relation avec l’homme riche et puissant et la femme pauvre et sans relations au grand monde et il n’y a rien de nouveau dans les thèmes abordés.

Cependant, la jeune fille, Emily, qui joue la fausse fiancée de Barrett dont elle est amoureuse est quelqu’un de solide, qui a du caractère et qui ne va pas s’emballer rapidement. Emily sépare bien ses propres sentiments du rôle qu’elle va jouer et même en étant amoureuse, elle reste assez prudente ce qui la rend pour moi irrésistible dès le début.

Dans le cas de Barrett, on a les points de vue des deux personnages, un classique de romance, et Barrett apparaît comme quelqu’un qui a bien du mal à exprimer ses sentiments et entreprend des combines assez hasardeuses pour rester avec la femme qu’il aime et obtenir ce qu’il veut. Aucun malentendu n’est allongé sur la durée, Emily impose assez vite ses conditions et lorsque les choses deviennent sérieuses entre eux, on a juste deux personnages qui ont un caractère bien trempé et des scènes de lit bien écrites.

Ce roman ne va pas changer ma vie bien sûr mais il l’a égayé de manière très agréable.

The Recruiting Trip (#1 The University of Gatica) de Lexy Timms

(153 pages)

Avis

Pour donner un avis assez direct, j’ai détesté ce roman. Il se lit bien, assez facilement mais l’histoire d’amour entre les protagonistes est particulièrement maladroite et mal écrite. L’héroïne fantasme sur un sportif et le met dans son lit et entre les deux, on retrouve un mélange de dialogues mal maîtrisés et de situations assez convenues et agaçantes. Je n’ai pas réussi à trouver l’histoire crédible et je ne me suis pas plongée dans le roman. J’en suis sortie au bout avec une impression de superficialité. Je crois que je m’arrêterais au premier tome.

Shutter Island de Dennis Lehane

(369 pages)

Avis

J’ai adoré ce roman d’un bout à l’autre. L’auteur joue merveilleusement la carte de l’hôpital pour aliénés qui donne le côté si savoureux et si terrifiant à l’histoire. Je n’irais pas jusqu’à dire que la fin m’a éblouie. En effet, je n’avais pas prévu le retournement de situations de la fin et je me suis laissée complètement prendre au dépourvu par l’intrigue qui menait à terme son dénouement.

Il est facile de s’identifier au personnage principal, tellement facile de se laisser prendre au jeu la paranoïa et de tomber dans l’excès inverse. J’aime l’idée que la folie n’est folie que du point de vue extérieur, les fous réfléchissent de manière très logique et très intelligente et Dennis Lehane nous rappelle qu’écrire une histoire sur la folie rend l’intrigue très angoissante.

J’ai adoré les personnages, l’ambiance, l’intrigue et tout le reste.

ChallengeMystère

Drive: The Surprising Truth About What Motivates Us de Daniel H. Pink

(242 pages)

Avis

Il s’agit d’un essai qui explique que la motivation ne réside pas seulement dans l’argent ou besoins primitifs mais dans le plaisir d’accomplir la tâche indépendamment de l’objet reçu suite à cette tâche. Il s’agit donc de dénoncer le système économique actuel selon lequel les hommes ne travaillent que gagner de l’argent et favoriser un système où ils pourraient travailler pour le plaisir d’être créatif, inventif et pour s’amuser à la tâche.

A vrai dire, cela ne m’apprend pas grand chose, j’ai toujours soutenu l’idée que l’important n’est pas d’être mieux payé mais de prendre plaisir à son travail et de trouver un travail enrichissant à partir du moment où le salaire peut compenser les besoins indispensables de nourriture et de logement. L’auteur donne pas mal d’exemples mais répète aussi souvent ce type d’arguments selon lequel la motivation ne peut pas être encouragée par l’argent.

En bref, la seule chose à retenir est qu’il ne faut jamais travailler pour les autres ou pour l’argent mais pour soi-même et sans cela, le travail devient vite lassant.

Think and grow rich de Napoleon Hill

Avis

J’avoue que je ne souhaite pas devenir riche (du moins pas milliardaire comme dans les exemples) et que j’ai commencé ce livre plus par curiosité que par véritable besoin de richesse. Et j’ai été particulièrement offensée par quelques passages et notamment tout le développement du désir sexuel transmuté. J’ai été choquée surtout par le fait que l’auteur s’adresse ici explicitement au genre masculin (et hétérosexuel de surcroît) et les femmes deviennent pour lui un simple instrument de plaisir, de désir ou de romance par lesquelles les hommes peuvent s’enrichir. Et pendant tout l’essai, je me suis rendue compte après ce chapitre que loin de s’adresser à tous les humains qui auraient envie de s’enrichir ou de pratiquer les conseils pour d’autres buts, l’auteur ne considère que le genre masculin et ne fait que de brèves allusions aux femmes qui, a priori, n’ont pas moins envie de s’enrichir que les hommes.

Après ce long aparté que je considérais comme important et qui m’a beaucoup dérangée dans l’essai, il faut retenir quelques idées principales: désirer un objectif, le mettre en forme par écrit, établir un plan pour l’obtenir et avec ces actions, on peut obtenir tout ce qu’on veut.