Le trône de cendre de Aurélien Grall

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Ce livre commence de manière forte avec la mort d’un étudiant et l’engagement de son ami Adrien à changer les choses. Il nous place dans une société parallèle à la nôtre telle qu’on peut se poser des questions sur les populistes de notre époque. Une des questions que je me suis toujours posée face aux politiciens corrompus: est-ce que le pouvoir corrompt toute personne qui en est dotée?

Ce livre tente de répondre à cette question et la succession des événements rend le lecteur conscient que même avec les meilleures intentions du monde, on peut commettre de graves horreurs. Je reste très vague bien sûr pour ne pas spoiler le roman. L’auteur détient un style agréable et les péripéties abondent, j’ai lu le livre assez vite.

J’ai adoré les allusions avec le livre Aliénor du même auteur qui permet de créer une connivence subtile avec les lecteurs sans à mon avis aliéner les nouveaux. L’univers du roman est très riche, l’auteur réussit à nous plonger de manière crédible dans un monde rempli de nombreux personnages, tous bien étudiés et caractérisés de manière intelligente pour la plupart. J’ai tout particulièrement adoré les passages de Catherine Donovan, la correspondante CNN à Paris qui donnait une touche de réalisme à ce roman.

Pour les côtés plus négatifs, ils se situent surtout de mon point de vue dans la relation amoureuse entre Olympe et Adrien qui n’est pas suffisamment développée pour que je comprenne le désespoir d’Olympe. De même, on nous évoque des harems et des fantasmes sexuels d’Adrien de manière naturelle alors que j’avais trouvé cela étonnant par rapport à la personnalité d’Adrien telle qu’on nous la présentait au début. De plus, pourquoi toutes les femmes tombent instantanément amoureuses de lui dès qu’elle le voit? C’était ma petite remarque sur l’agacement que j’ai eu vers la fin. Je trouve que l’auteur aurait pu encore plus développer l’aspect politique qui est si vaste et l’aspect amoureux et sexuel du roman pour le rendre plus crédible.

Bref, un roman assez glacial sur une réalité politique qu’il est dur d’occulter. Le pouvoir monte assez vite à la tête et le protagoniste nous le rappelle avec une violence assez inouïe.

 

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