Chroniques expresses 33

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Même si je ne suis pas informaticienne, j’espérais que ce livre m’aide dans la gestion de projets seule au sens large. Malheureusement, ce livre est focalisé sur la gestion de projets en groupe et il est assez difficile de transposer les informations dans un contexte différent. Je me contenterais de piocher dans le fait de se focaliser sur une seule tâche pendant peu de temps pour arriver à finir une partie du travail demandée.

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Cela faisait des années que ce livre se trouvait dans ma PAL et je n’avais pas encore eu le courage de le retirer, c’est maintenant fait. Tout d’abord les points positifs: le livre se passe à la seconde guerre mondiale et montre le point de vue d’une fille française et d’un garçon allemand. J’ai beaucoup aimé les points de vue chez les deux pays ennemis et le fait que la fille soit aveugle ce qui rajoute une dimension assez importante. C’est tellement rare que les aveugles sont représentés dans les romans. L’histoire du diamant est un ajout qui permet au roman de garder un ton assez noir et fantastique malgré le côté très réaliste de l’intrigue et j’ai vraiment apprécié cela. Cependant, malgré les qualités, j’ai trouvé que l’intrigue était assez lente et finalement difficile à lire de manière enthousiaste. Même si j’ai apprécié les deux protagonistes et leurs points de vue, ce livre a un style assez lourd et j’ai pris beaucoup de temps dans ma lecture à cause de cela. Un avis mitigé.

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Cet essai a été interminable à finir. J’ai mis deux ans pour venir à bout du premier tome des essais, je ne veux même pas savoir combien il existe de tomes en tout. Je ne nie pas le caractère révolutionnaire des passages, même pour l’époque actuelle. Lorsque Montaigne dit qu’il faut respecter les lois parce qu’elles sont arbitraires, je crois que personne d’autre n’oserait le dire. Il maîtrise les contradictions et les paradoxes, il les manie avec justesse et élégance. Malheureusement, avec la quantité de citations en latin, le phrasé complexe du vieux français, j’ai eu beaucoup de mal à bien apprécier son travail et malgré tous mes efforts, j’ai failli de nombreuses fois abandonner le livre.

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IndéPanda 9

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Il s’agit de la quatrième édition d’IndéPanda que je chronique et les nouvelles sont toujours de très bonne qualité globalement. Je vais prendre le temps de détailler mes impressions pour chacune d’entre elles.

Résilience de Fanny Crubellier: Il s’agit d’une nouvelle poignante sur le viol telle qu’on en lit rarement. Je ne vais pas dévoiler la fin mais j’incite tout le monde à lire cette nouvelle qui m’a beaucoup touchée sur un sujet difficile à traiter mais qui est écrit avec une plume incroyable.

Le bon numéro de Suzanne Marty: J’ai beaucoup aimé l’univers et j’ai apprécié la manière dont l’autrice nous amène vers la découverte des règles de l’univers. Le monde est d’ailleurs terrifiant mais de manière subtile et comme j’adore les bonbons, l’intrigue m’a amusée. Je pense toutefois que cela méritait beaucoup plus qu’une nouvelle.

Shutdown de Benoît Barker: Une nouvelle glaçante dont les implications viennent au fur et à mesure. Elle serait parfaite à lire pour Halloween et je l’ai trouvé d’une ironie glaciale. Rien à dire sur cette nouvelle magistrale.

Permis de sauver de Adriana Kritter: Il s’agit d’une nouvelle intéressante qui fait intervenir un personnage historique très célèbre. J’ai apprécié l’enchaînement de l’intrigue mais j’avoue que même pour être dénoncé, j’ai trouvé cela désagréable tout ce machisme du début de la nouvelle. Comme quoi, il faut être une femme remarquable au niveau historique pour arriver à se débrouiller à cette époque et faire changer les mentalités.

Les cages de Céline Saint-Charle: J’ai adoré cette nouvelle et j’ai un petit faible pour la morale sous-jacente de la fin que je ne vais pas spoiler mais qui a résonné en moi. On se demande jusqu’au bout comment va finir la nouvelle et l’autrice ne déçoit pas un seul instant. La nouvelle exploite des thèmes qui me tiennent à cœur de manière intelligente et je la félicite pour cela.

Il était cinq heures de Noémie Delpra: Une nouvelle poignante sur le harcèlement. Même si je n’ai pas adhéré comme je l’aurais voulu (trop court peut-être?), le thème de la nouvelle est chargé émotionnellement.

Par amour de Jo Frehel: Très court mais fort émotionnellement et écrit avec une certaine justesse.

Comme un crabe de Florence Dalbes Gleyzes: J’ai beaucoup apprécié le début mais la fin a un peu détruit mon sentiment sur cette nouvelle. Les deux personnages sont inconsistants tout au long de la nouvelle et je n’ai pas été très convaincue par le rebondissement final.

Qui allez-vous appeler? de Mélanie de Coster: L’idée est originale et le suspense est préservé tout du long mais j’ai ressenti une pointe de déception à la fin tout de même.

Ma première gare mondiale de Jean-Marc Bassetti: Je n’ai pas aimé l’ambiance de cette nouvelle, trop courte et finalement assez banale. Il manquait un petit truc pour me plaire.

Petite résurrection en forme de sourire banane de Bertrand Peillard: Une très jolie nouvelle avec beaucoup d’espoir et une touche de bienveillance. J’ai adoré le style de l’auteur et les thèmes abordés, une nouvelle qui donne le sourire malgré la fin.

Bref, je remercie l’équipe et la plateforme Simplement Pro pour m’avoir permis de lire ces nouvelles.

Helden T1 de Mélodie Smacs

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Il s’agit d’un roman de style urban fantasy dont la protagoniste est une démone de la gourmandise. J’ai déjà lu récemment un livre de la saga Georgina Kincaid (avec une succube en personnage principal) et j’avais apprécié l’idée de mettre en avant un personnage démoniaque. Cette fois-ci, l’autrice va bien au-delà de mes espérances puisque le personnage principal est ouvertement démoniaque sans aucun remords et cela m’a donné beaucoup de plaisir à lire. Voilà enfin une anti-héroïne fière de l’être qui ne cherche pas à justifier sa nature maléfique.

Je suis tout de suite tombée sous le charme de l’héroïne et j’ai apprécié la manière dont l’autrice met en place le décor petit à petit, en nous donnant les informations de manière intelligente et sans se presser. Même si la fin est un peu rapide et précipitée, le chemin est passionnant tout du long puisqu’on savoure chaque détail qu’on obtient du début jusqu’à la fin.

Il n’y a pas de doutes, ce roman donne envie de manger et l’autrice prend un malin plaisir à décrire les différentes saveurs de chaque nourriture à l’image de sa protagoniste dont le but est de nous donner faim.

Bref, un coup de cœur dans le monde de l’urban fantasy, un roman qui donne faim et une bonne surprise dont j’attends la suite avec impatience. Je remercie les éditions Sharon Kena pour ce service presse.

BDs

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La BD regroupe de nombreux auteurs (aucune femme!) autour de la notion  du basculement. Les thèmes sont très variés, passant de la SF au réalisme le plus total. Chaque auteur a son style particulier et j’ai trouvé très sympathique l’idée de pouvoir lire un fragment de texte pour tous les auteurs qui réussissent à s’imprégner du thème à leur manière. Une BD qui se lit très rapidement, sans laisser de traces dans la mémoire mais qu’on ne regrette pas d’avoir lu.

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Tout d’abord, j’ai adoré les parties avec l’inspecteur, elles sont absurdes et tellement drôles. Le schéma est toujours le même: systématiquement 2 suspects, l’un est forcément coupable et l’inspecteur le trouve par des moyens complètement ridicules. Pour le reste, je suis globalement moins sensible au noir et blanc donc j’ai eu du mal avec le reste de la BD notamment car je trouvais l’humour très inégal. L’auteur n’hésite pas à changer ses blagues assez régulièrement et si certaines sont savoureuses, d’autres tombent souvent à plat. Bref, une lecture à la fois drôle et compact, une BD à découvrir absolument tout de même.

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Un deuxième tome que j’ai pu lire mais comme précédemment, je n’ai pas été particulièrement convaincue. Certaines histoires sont super drôles alors que d’autres mériteraient d’être retravaillées. Et même si l’idée n’est pas mauvaise, je n’aime pas trop les blagues qui doivent être lues deux fois lorsque les titres sont mélangées.

Ceux qui vivent du sang versé de Crazy

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L’histoire présente un duo de vampire/tueur en série assez original avec des prémices étonnantes: les créatures surnaturelles ont toutes disparues ou presque à la suite d’une guerre et la protagoniste Carmilla est la dernière vampire qui cherche ses congénères. On pourrait croire que l’histoire est déjà finie au début et pourtant, Carmilla va rencontrer Paul, un tueur en série sans remords ni sentiments.

J’ai beaucoup aimé les contrastes entre Carmilla, la vampire qui est la plus humaine des deux, qui éprouve des émotions mais reste quelqu’un d’assez fort physiquement et Paul, l’humain fermé qui a appris à se battre mais n’est pas capable de ressentir. J’ai notamment apprécié le fait que les émotions ne sont pas forcément négatives ni quelque chose à éliminer pour survivre dans un milieu dangereux.

Les passages d’action et romantiques se suivent et la romance est particulièrement bien travaillée, elle n’a pas l’air sorti de nulle part ce que j’aurais pu craindre étant donné le début de l’intrigue. L’autrice n’hésite pas à réellement suivre ses personnages et à les développer dans toutes les situations y compris sentimentales et violentes. Même si Carmilla semble presque (et je dis bien presque) inoffensive durant la majorité du tome, l’autrice n’hésite pas à montrer sa dangerosité en tant que créature surnaturelle de manière assez intelligente durant tout le roman.

Carmilla est un personnage savoureux que j’ai eu beaucoup de plaisir à suivre tout au long. Cela donnait vraiment envie d’en savoir plus sur son enfance, ses relations avec les autres vampires et tout ce qui s’est passé avant. Un spin off et une préquelle seraient fortement appréciés de mon côté, j’espère que cette histoire continuera. Même s’il s’agit d’un one-shot où tout est réglé à la fin, l’univers développé est tellement fascinant que j’aurais voulu plus de tomes.

Petit aparté, j’ai mis beaucoup de temps à comprendre que « gens », qui représente les gens avec des pouvoirs, était probablement du latin de gens/gentis. Pour quelqu’un qui a fait 3 ans de latin universitaire, c’est pas très glorieux mais j’ai aimé le clin d’œil si c’en est un.

Bref, un sacré coup de cœur pour une autrice dont c’est le premier roman, j’espère continuer à lire des romans de sa part dans cette veine.

Mangas de Tetsuya Tsutsui

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Cette trilogie narre l’histoire de deux policiers qui vont enquêter sur un homme nu tué sur la voie publique. Ceci amène à la découverte d’une guerre de bioterrorisme des moustiques qui fait froid dans le dos. Le suspense est présent et reste constant pendant les trois tomes. Il faut supporter le côté très glauque de cette trilogie qui ne lésine pas sur le sang et n’hésite pas à tomber dans la violence (non gratuite). Malgré tout, si vous êtes prêt à supporter le côté horrible de l’intrigue, il s’agit d’un très bon manga. De plus, pour les gens comme moi qui oublient facilement le nom des personnages, ce manga rappelle fréquemment les noms et les événements de manière subtile ce qui est très agréable.

Deuxième série de mangas écrite par le même auteur. J’ai préféré cette série plus psychologique. Elle permet de s’interroger sur Internet, les méfaits de l’anonymat et la justice expéditive des vengeurs. Les notions sont habilement questionnées, sans véritable réponse ce qui force le lecteur à réfléchir. Malgré quelques scènes un peu durs, le tout est globalement assez supportable. J’ai bien aimé l’alternance entre le point de vue des « méchants » et ceux des « gentils », les policiers. Bref, une bonne découverte sympathique.

J’ai beaucoup aimé la réflexion sur le réalisme du jeu. Si le jeu est trop réaliste, qu’en est-il de la vie elle-même? Et puis, pourquoi vivre dans un monde sinistre lorsqu’on a une possibilité de s’échapper dans un univers meilleur? Même si les perspectives sont extrêmement négatives, la réflexion est intelligente et fait un peu peur. Ceci dit, la fin est un peu trop gentille à mon goût.

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Un manga à la Battle Royale où même si le suspense est à son comble, j’ai trouvé que l’intrigue était globalement assez simpliste. L’auteur reste dans une histoire assez manichéenne ou presque où le criminel qui a purgé sa peine décide de se lancer dans un jeu d’argent dans lequel il faut tuer les autres. La fin est assez prévisible mais sympathique à lire tout de même.

 

 

 

Ne réalisez jamais vos rêves, courez après! de Eric Scilien

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J’avais déjà lu Carnet de route année zéro du même auteur que j’avais adoré et j’étais donc très enthousiaste de lire à nouveau un texte de cet auteur.

Il s’agit d’un recueil de nouvelles agrémenté d’un peu de philosophie. J’ai beaucoup aimé le ton sous-jacent selon lequel réaliser ses rêves est finalement un but qui devrait rester inatteignable puisque cela ne rend jamais plus heureux. Certes, la psychologie a tendance à corroborer ce propos mais le voir illustrer par des exemples concrets est souvent beaucoup plus parlant. Je vais essayer de prendre les nouvelles une par une.

Si j’ai la chance d’être toujours vivant: Cette nouvelle est parfaitement bien structurée, avec le début très poignant où Kylian se rend compte de l’absurdité de sa situation et va rejoindre ses parents, les bribes du passé qui défilent qui nous permettent de comprendre que la vie ne tient pas à grand chose et la chute. Même si j’étais un petit peu déçue par cette fin, je trouve que cela résonne particulièrement sur tout le texte.

On a gagné et j’ai perdu: Une petite nouvelle mais d’une intensité assez remarquable finalement et tout en finesse.

Le goût de la viande: Pour être honnête, même si la nouvelle est très bien écrite, elle m’a dégoûtée pour pas mal de raisons et notamment parce que je suis végétarienne donc le voir être fixé sur la viande durant toute la nouvelle ne m’a pas enthousiasmée. Cependant, la chute est magnifique et fait froid dans le dos.

Le crapaud: Un fragment sympathique mais terne par rapport à l’ensemble du reste des nouvelles.

Fric: La nouvelle la plus classique je dirais, sympathique mais trop prévisible dans l’ensemble.

Ne réalisez jamais vos rêves, courez après! : la nouvelle éponyme du recueil. J’ai beaucoup aimé et je me suis complètement identifiée avec ce pauvre auteur qui veut publier mais qui craint cela à la fois. Et la morale qui garde sa force dans tout le recueil.

Succès: On reste dans le thème de l’auteur et Eric Sicilien prend un malin plaisir à écrire sur des auteurs ratés ou des auteurs à succès qui le regrettent. Une pointe de malice que je trouve très agréable.

Le feu ne s’éteint jamais: Une nouvelle finalement assez terne et prévisible par rapport au reste du recueil.

Y a-t-il quelqu’un d’autre que moi à l’intérieur de ma tête? : Un fragment poreux et cependant frappant, j’aime beaucoup le style des textes très courts de cet auteur.

La chance de ma vie: Même remarque, un ton incisif et une nouvelle très courte qui frappe par sa justesse.

Par où est la sortie? : Magnifique. J’ai adoré.

Minuscule traité de philosophie: Un auteur qui cite Sartre (mon auteur préféré) a déjà gagné mon respect. Alors certes, le texte est court et part un peu dans tous les sens mais sans être de la bonne philosophie, le texte gagne par son style agréable et humoristique.

En bref, si ce recueil est d’un ton très différent du précédent, j’ai beaucoup aimé ces nouvelles qui sont en général très justes et écrites avec beaucoup de sagacité et d’intelligence. Je remercie la plateforme Simplement Pro et les éditions Bookless pour ce recueil.

 

Chroniques expresses 32

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Une lecture certes plaisante mais trop confuse. Je n’avais pas lu les tomes précédents alors j’ai eu vraiment du mal à suivre toutes les péripéties. De plus, le public cible est probablement d’un âge bien inférieur, je trouvais la plupart des aventures pas très drôles. Je suis un peu déçue mais c’est tout de même lisible.

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La princesse Ciri est un personnage absolument magnifique et que j’ai adoré suivre du début jusqu’à la fin. Elle permet de rajouter une touche d’humanité bienvenue au sorceleur. Toutefois, toute la partie politique m’a un peu ennuyée. J’ai apprécié les enseignements de la magicienne Triss et les combats que mène le sorceleur. Malheureusement, j’ai vu que la partie politique va s’amplifier dans les prochains tomes et la fin de celui-ci est assez décevant. Je pense donc je m’arrêterais là pour cette série.

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La première préface sur la lecture est d’une longueur et d’un ennui tels que j’ai assez vite arrêté le livre. Pourtant, j’ai apprécié les romans de Proust mais ces préfaces ne sont finalement pas à la hauteur de ce que je pensais. Un des rares livres que j’abandonne.

Destiny T1 de Françoise Gosselin

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Il s’agit de mon premier service presse avec les éditions Sharon Kena et j’ai donc choisi ce livre pour commencer.

Je trouve la préface assez déconcertante, même si le début in medias res donne le ton dès le début, j’avais beaucoup de mal à comprendre les enjeux. Par la suite, on se retrouve dans une histoire plus classique avec l’héroïne, Elerrina, qui essaie de trouver sa place au lycée à sa manière. J’ai beaucoup aimé la manière dont l’autrice utilise les rêves pour amener l’intrigue de fantasy qui reste très légère finalement dans ce roman. J’étais un peu déçue qu’on n’aie pas plus d’informations sur la partie fantasy du roman et qu’on reste finalement sur un trio de romance assez banal. Ceci dit, le fait que le trio concerne deux frères et l’héroïne rajoute un peu de piment par rapport à d’habitude.

J’aurais qu’un reproche principal à l’histoire: les deux frères ainsi que la meilleure amie cachent beaucoup de choses à l’héroïne pour éviter d’avancer trop vite l’histoire et cela paraît assez peu crédible. On a le sentiment qu’une simple discussion avec tout l’entourage de l’héroïne nous aurait permis de comprendre le monde de fantasy qui apparaît et cet entourage cache des informations avec des justifications assez faibles finalement, dommage. Cependant, l’histoire reste prenante et j’ai attendu chaque bribe d’informations avec impatience puisque l’autrice réussit à mettre du suspense à la fois avec les cauchemars qui se succèdent et avec les blessures d’Elerrina qui apparaissent sur son corps.

Bref, un rythme assez inégal mais un monde qui promet de belles réjouissances. Je remercie les éditions Sharon Kena pour ce premier pas dans leurs livres.

 

Longue est la route pour le Valhalla de Philippe Saimbert

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J’avais déjà lu et j’avais été séduite par Loin des fauves du même auteur (je mets la critique ici). J’étais cependant perplexe du ton humoristique que promettait l’auteur, très loin du style assez sérieux du précédent roman que j’avais lu.

Le protagoniste du livre se retrouve propriétaire d’une maison suite au décès de son oncle et il a un temps limité pour vendre la maison sachant que cette maison possède des animaux absolument savoureux (chat rempli de puces, perroquet bavard, âne obsédé sexuel et un cochon célibataire). J’ai apprécié principalement la manière dont l’auteur décrit la famille avec le frère bipolaire et le père inventeur génial. Même si le protagoniste est épuisé à juste titre par sa famille, on ressent une vraie cohésion et un véritable amour familial qui est agréable à lire. L’auteur ne se contente pas de reprendre le personnage éculé de l’inventeur ridicule, il le surpasse en montrant que même avec des inventions qui fonctionnent, il est possible de rater sa carrière. Cela donne un running gag efficace durant tout le roman. Évidemment, les visites avec les gens qui veulent acheter la maison contribuent à donner le sourire au lecteur car tous sont excentriques ou ont une particularité qui hélas, ne leur permet pas d’acquérir la maison rapidement. Même si je n’ai pas ri aux éclats, j’ai souri pendant tout le roman. Les personnages sont bien caractérisés, bien décrits et ne font jamais rire à leur dépens mais avec une certaine compassion pour eux.

Bref, un humour bienveillant dans un roman que j’ai eu plaisir à découvrir. Je remercie l’auteur pour ce service presse.